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20e Anniversaire de la création de l’UMA:Les termes du Traité de Marrakech doivent être respectés
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20e Anniversaire de la création de l’UMA:Les termes du Traité de Marrakech doivent être respectés

Par: le mardi, février 17, 2009

L’Union du Maghreb Arabe (UMA) célèbre aujourd’hui le 20e anniversaire de sa création. L’on se souvient qu’un engagement solennel a été pris pour la première fois, par les cinq chefs d’Etat du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie, avec la signature, le 17 février 1989 à Marrakech, du traité portant création de cette Union.

L’Union du Maghreb Arabe (UMA) célèbre aujourd’hui le 20e anniversaire de sa création. L’on se souvient qu’un engagement solennel a été pris pour la première fois, par les cinq chefs d’Etat du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie, avec la signature, le 17 février 1989 à Marrakech, du traité portant création de cette Union.
Vingt ans après, l’UMA peine à prendre son envol et l’envergure d’un réel groupement économique régional intégré et capable de répondre aux aspirations des peuples au développement dans la complémentarité. Cette structure interrégionale est encore déchirée par la position algérienne totalement hostile au Maroc sur tous les plans et dans tous les domaines. Pour le Royaume, l’édification du Maghreb arabe, qui constitue toujours un choix stratégique répondant aux aspirations des peuples frères de la région, est réalisable. A condition que les termes du Traité de Marrakech, et à leur tête, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays membres, soient respectés par tous. Si les pays de l’Union du Maghreb Arabe sont déterminés à poursuivre leur action visant à édifier un groupement régional où prévalent paix, sécurité et développement, ils doivent d’abord régler ce conflit qui oppose le Maroc à l’Algérie et qui bloque toute normalisation de leurs relations bilatérales.

Il faut noter que malgré les vicissitudes du temps, l’idéal maghrébin existe réellement. Tous les arguments militent en faveur d’une telle option : l’histoire, la culture, la proximité géographique, les nécessités du commerce et de l’économie. Les mutations que subit la scène internationale font que l’Etat national est incapable seul de faire face aux défis de la mondialisation. Les regroupements régionaux sont devenus incontournables. Conscient de cet enjeu, le Maroc, pays fondateur de l’UMA, n’a cessé d’intensifier les efforts en vue de redynamiser les structures de l’Union et de traduire dans les faits les appels incessants à sa relance pour sortir son action de la morosité.

Conscient de la gravité de cette situation qui perdure depuis plusieurs années, le Maroc ne cesse d’appeler l’Algérie à rouvrir sa frontière terrestre avec le Royaume, fermée depuis 1994, et à une normalisation des relations bilatérales, au moment où les autorités algériennes campent sur leur position en ignorant cette initiative de normalisation dictée par les droits et les liens de voisinage et imprégnée d’un esprit maghrébin sincère en vue de transcender les problèmes bilatéraux en suspens dans leur ensemble. Et ce, de façon à laisser de côté des mentalités obsolètes et des comportements désuets qui portent atteinte, aujourd’hui plus que jamais, au grand rêve d’intégration. Sachant que la fermeture de la frontière a été décidée par l’Algérie de manière unilatérale dans un contexte international, régional et bilatéral aujourd’hui dépassé. « En réitérant son attachement à l’ouverture des frontières entre deux peuples frères, le Maroc est loin d’en banaliser l’objectif et de le réduire à quelque avantage étriqué ou à un intérêt exclusif », a souligné S.M. le Roi Mohammed VI dans un message adressé au sommet arabe sur les questions économiques, sociales et de développement qui s’est tenu, en janvier dernier à Koweït, sur le thème « La solidarité avec le peuple palestinien à Gaza ».

L’attitude du Maroc « procède, au contraire, de sa fidélité à la fraternité et aux règles de bon voisinage. Elle traduit son ferme engagement en faveur de l’Union du Maghreb, d’autant plus qu’elle constitue un maillon important dans le processus d’intégration arabe que nous appelons de nos voeux », avait ajouté le Souverain. Tout en saluant « l’expérience pionnière menée par le Conseil de Coopération du Golfe », le Souverain a regretté « les piétinements que connaît l’Union du Maghreb, du fait d’entraves artificielles, y compris la persistance de la fermeture absurde, par une seule partie, des frontières entre deux pays voisins ».

En effet, les canaux de communication entre ces deux pays voisins ne se sont jamais interrompus. Des ambassades fonctionnent de part et d’autre. Toutefois, le bilan des échanges commerciaux entre les deux pays demeure très faible, puisqu’il ne dépasse pas 2% du volume global du commerce extérieur du Maroc. Un manque à gagner autrement important pénalise certainement l’économie des pays du Maghreb. Car, le niveau du commerce intermaghrébin ne dépasse guère 5 à 6% du volume total du commerce extérieur des cinq pays membres.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à plaider pour un règlement rapide et définitif des différends bilatéraux qui freinent l’édification d’un grand Maghreb. Toutes les déclarations de bonne intention convergent essentiellement vers la nécessité pour les dirigeants maghrébins de transcender les différends et d’oeuvrer ensemble pour faire de la région maghrébine un espace commun de liberté et d’échange, sans frontières, ni tensions. L’UMA, qui demeure une aspiration populaire et un choix stratégique incontournable ainsi qu’un instrument efficace de la coopération et de la solidarité entre ses Etats membres face aux défis imposés par les mutations économiques rapides, est en mesure de constituer une plate-forme dynamique sur la voie de la mise en place d’un partenariat euro-africain visant à concrétiser le développement durable du continent africain et à promouvoir sa stabilité.
Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN

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