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4ème Salon du cheval d’El Jadida : à la découverte des patrimoines équins du monde
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4ème Salon du cheval d’El Jadida : à la découverte des patrimoines équins du monde

Par: le vendredi, octobre 21, 2011

Durant les cinq jours que dure la 4ème édition du Salon du cheval d’El Jadida, la capitale des Doukkala s’érige en capitale mondiale du cheval.

Salon cheval 2011Selon l’Association du Salon du cheval qui organise cet événement, pas moins de 200 exposants du Maroc et de pays étrangers y sont attendus. Ambassadeurs du patrimoine équin de leurs pays respectifs, ils restent mobilisés devant leurs stands pour assouvir la curiosité des visiteurs et éclairer leurs lanternes sur les spécificités des races chevalines caractéristiques de chaque pays à part.

Les pays arabes de l’Afrique du Nord et du Golfe ont été les stars incontournables de cette 4ème édition. Les exposants algériens qui participent avec assiduité au Salon depuis sa création, ne tarissent pas en détails sur la filière équine algérienne, son histoire, son organisation et sa composition qui présente plusieurs similitudes avec celle marocaine.

Comme c’est le cas dans la plupart des pays du Maghreb Arabe, le pur-sang arabe, l’arabe et l’arabe-barbe constituent les races chevalines les plus communes en Algérie, comme l’explique Zhor Bouziane, de la direction des services vétérinaires relevant du ministère algérien de l’Agriculture.

La jumenterie de Tiaret (région du centre algérien), ancienne de plus de 130 ans, en recèle, à elle seule, quelque 3OO têtes. Le reste est réparti sur des jumenteries privées couvrant tout le territoire algérien, fait savoir Mme. Bouziane, dans une déclaration à la MAP.

Alors que l’Office national de développement de l’élevage s’occupe de tout ce qui se rapporte au développement, l’enregistrement et le suivi de l’élevage des chevaux, la Fédération équestre algérienne, quant à elle, se charge de la promotion des sports équestres, qu’ils soient modernes (courses) ou traditionnels (fantasia), précise la spécialiste algérienne.

De son côté, Mohamed Amine Damerdji, ex professeur à l’Ecole nationale d’agriculture en Algérie, affirme que la filière équine algérienne s’est beaucoup développée durant les dernières années. Symbole de l’attachement à ce patrimoine de haute valeur, le haras de Tiaret jouit d’une réputation à l’international et constitue la fierté de tous les Algériens, a-t-il dit.

Le stand représentant le Haras royal du Bahreïn propose, pour sa part, une vidéothèque et des espaces thématiques réservés aux différents organismes chargés de la promotion des sports hippiques.

L’objectif étant de mettre en exergue l’intérêt que la famille royale du Bahreïn porte au cheval et de ses efforts pour la préservation du patrimoine équin, en premier lieu le pur-sang arabe, race-phare du Royaume du Bahreïn, utilisé dans les courses d’endurance qui sont en vogue dans le pays.

La notoriété des chevaux de pur-sang arabe a même dépassé les frontières du monde arabo-islamique pour gagner l’Europe où cette noble race est plébiscitée comme maître incontestable des courses d’endurance.

C’est le cas notamment en France. M. Florent, de l’Association du cheval arabe et d’endurance de la région de Bretagne, souligne que son pays s’est imposée mondialement comme l’une des nations les plus performants en matière d’élevage des chevaux d’endurance, dont la majorité sont pourvus par la Bretagne.

« Sur les 17 chevaux primés lors du championnat d’Europe de 2011, six sont issus de la Bretagne. Pour une petite région comme celle-ci, cet exploit est très significatif et prouve la qualité des éleveurs et des étalons bretons », fait-il remarquer fièrement.

Forte de cet atout, la France s’est lancée dans l’exportation de ses chevaux vers des pays voisins et même lointains. « Nous sommes actuellement à la recherche de nouvelles opportunités d’exportation vers le Maghreb, notamment le Maroc et la Tunisie qui ont encore du chemin à parcourir pour développer cette discipline qui s’est mondialisée rapidement, avec l’entrée en ligne de pays comme l’Afrique du Sud, l’Argentine, les Etats-Unis et la Russie », souligne l’exposant français.

« Nous restons disposés à partager notre savoir-faire avec les professionnels marocains en proposant des formations dans le domaine d’élevage des chevaux, et en apportant toute l’aide nécessaire au développement de cette discipline au Maroc. Le Salon constitue, justement, l’occasion d’échanger les expériences et les bonnes pratiques », conclut-il.

Les exposants interviewés ont été unanimes à saluer les efforts consentis par les organisateurs pour assurer la réussite de cette quatrième édition. Il s’agit, selon M. Tebbal, représentant de la fédération équestre algérienne et animateur du stand de l’Algérie, d’une manifestation prestigieuse « qui répond à tous les standards internationaux et qui n’a absolument rien à envier aux plus grands salons européens ».

Source: MAP

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