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A qui appartient l’équipe nationale du Maroc ?
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A qui appartient l’équipe nationale du Maroc ?

Par: le lundi, septembre 6, 2010

Equipe nationale du Maroc Foot BallElle nous échappe cette équipe nationale, extravertie, dont l’ossature est puisée dans des clubs européens.

Cela ne date pas d’aujourd’hui et on doit remonter à loin, dan l’histoire du football national pour retrouver le même modèle.

En 1998 précisément, où Henri Michel s’était suffi des gardiens Brazi et Benzekri, les seuls locaux du groupe.

Bien sûr, il y a eu la génération des années soixante, avec cette Dream Team, composée des meilleurs, Malaga, Zahar, Hassan Akesbi, Khalfi, Bettache, Tatom et dont seul le keeper fut local, le fassi Labied.

Le recours aux Pros constitua un choix logique, compte tenu de la supériorité des joueurs professionnels, surtout ceux venus du championnat national et qui ont énormément gagné en technique et en expérience dans des équipes européennes.

On retiendra, les cas de Nouredine Naybet et avant lui, Badou Zaki, les deux capitaines qui ont su mettre cette progression au service des Lions de l’Atlas.

Zaki, dont on attend un livre biographique, qui ne viendra peut-être jamais ( !), n’a pas oublié son premier match à Majorque où, dit-il, il ne savait pas constituer son mur et faisait des sorties aériennes ratées, faute d’entraînement approprié. Après la belle prestation mexicaine au Mondial 86 !

Idem pour Naybet, le joueur professionnel qui a eu la carrière la plus faste et qui, à propos de longévité, a battu tous les records, y compris celui de Merry Krimau, parti à 18 ans et qui a valsé dans pas moins de dix clubs professionnels.

Naybet a même fait mieux que la Perle Noire, qui a joué jusqu’à 45 ans mais qui a été desservi, tout comme beaucoup de sa génération, par la deuxième guerre mondiale.

Les limites d’un système

Après le Mondial 98, on a changé de formule, faute de formation locale, pour les Centres de Formation européens et les joueurs d’origine marocaine.

Ce choix a scellé la faillite des clubs marocains, grands ou petits, qui ne disposent pas encore de Centres de Formation.

Et qui sont tous à blâmer et surtout le Wydad, le Raja, l’ASFAR ou le MAS qui se suffisent de transferts dans les championnats des pays du Golfe.

La formule du recours inconditionnel au service des Pros a été saluée en son temps par l’entraîneur Rabah Saâdane, qui en avait fait l’apologie, au moment de la crise chronique du football algérien et qui s’est précipité à la mettre en pratique pour le Mondial 2010.

On le verra à l’œuvre, avec le même modèle, contre le Maroc.

Mais chez nous, la formule s’est essoufflée, car on a oublié de trouver un relais local, à travers une véritable formation, pour assurer le brassage Pros-locaux et compter, à long terme, sélectionner les meilleurs Pros d’Europe, plutôt qu’à recruter à la pelle, à chaque fois qu’on cite le nom d’un Marocain en première ou deuxième division européennes.

D’ailleurs tout le monde devient prospecteur à ce propos et on ne réclame même plus de test pour les joueurs plébiscités.

Surtout qu’il ne suffit pas d’être un bon joueur de club, cas de Drogba, Eto’o ou Chamakh, pour réussir automatiquement et sans faille en équipe nationale.

Le système des Pros a montré ses limites et il faudrait s’attendre à ce que la crise s’aggrave, à mesure que nos stars européennes, acculées à de nombreux sacrifices et à des cumuls (Ligue, Coupe, Champions League…), soient dans l’incapacité d’honorer leur contrat…africain.

Zidane, Benzema, Ben Arfa & Co

On ne devrait blâmer personne et surtout pas nos jeunes compatriotes, ces Marocains du Monde, qui optent pour les couleurs nationales, en les préférant au drapeau des pays d’adoption, avec tous les avantages qui en découlent pour eux

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