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Affaire Ali Anouzla : Le gouvernement marocain s’explique
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Affaire Ali Anouzla : Le gouvernement marocain s’explique

Par: le mardi, septembre 24, 2013

Ali Anouzla responsable du site d’information Lakome et activiste dissident, a été interpelé sur ordre de la justice, après avoir accepté de publier, une vidéo algérienne d’AQMI, juste parce qu’elle contient des insultes au Roi Mohammed VI, en plus d’appels aux meurtres et au terrorisme au Maroc.

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Un comité de soutien à Anouzla appelle à sa libération et fait valoir son droit de publier des vidéos des terroristes algériens, au nom du droit de liberté d’expression.

Le ministère de la Communication a exprimé son désaccord sur les ‘verdicts’ prononcées contre le Maroc par des ONGs.

Via un communiqué, le ministère a noté que ces ONG, souvent politisées, ne prennent pas en considération, dixit, «le progrès que connaît ce domaine notamment avec la nouvelle Constitution qui garantit la liberté de la presse et le droit d’accès à l’information».

Le ministère de la communication a réagi «suite aux communiqués émanant de certaines ONGs et associations œuvrant dans le domaine de la presse au sujet de l’enquête judiciaire en cours concernant le responsable du site électronique Lakome, en raison de la publication du lien de la vidéo attribuée à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui contient des menaces terroristes directes à l’encontre du Maroc, ses citoyens et ses institutions» lit-on dans le communiqué.

Le département de Mustapha El Khalfi note que «tout en appréciant l’intérêt accordé par ces organisations et associations au Maroc de façon générale, et au sujet des médias de façon particulière», et exprime «son désaccord profond avec l’évaluation, faite par ces organisations, de la situation actuelle de la liberté de la presse au Maroc, évaluation qui ne prend pas en considération le progrès que connaît ce domaine, notamment avec la nouvelle Constitution adoptée en 2011 qui garantit la liberté de la presse et le droit d’accès à l’information, ainsi que le projet du Code de la presse élaboré selon une approche participative avec les professionnels, et ayant comme objectif de mettre en place un nouveau Code de la presse moderne, ne contenant aucune peine privative de la liberté et renforçant le rôle de la justice».

«Cette avancée juridique est accompagnée d’un progrès substantiel au niveau de la pratique. En effet, l’année 2012 n’a connu aucun emprisonnement de journaliste, aucune confiscation d’une publication nationale, et aucun site électronique n’a été rendu inaccessible. L’année 2012 a connu également une régression du nombre d’affaires en justice impliquant des journalistes, un renforcement de la diversité et du respect du pluralisme dans les médias publics, et un élargissement au niveau de la présence de la presse et des agences étrangères» plaide le ministère.

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Ce dernier rappelle «que l’affaire du responsable du site Lakome, se trouve actuellement entre les mains de la justice, ce qui impose à l’autorité exécutive l’obligation de réserve et lui interdit toute ingérence dans ce dossier afin de préserver l’indépendance de la justice», ajoute le communiqué.

«L’essence de cette affaire se rapporte à une vidéo d’environ 41 minutes attribuée  à l’AQMI, qui fait l’apologie du terrorisme et constitue une menace directe à la stabilité du pays et à la sécurité de ses citoyens et de leurs biens. Et il suffit de la regarder pour se rendre compte de sa gravité. C’est ce qui a d’ailleurs amené plusieurs établissements médiatiques à retirer la vidéo une fois avoir pris connaissance de son contenu incitant au terrorisme», rappelle le ministère.

«La défense de la liberté d’expression ne doit en aucun cas pas occulter le caractère terroriste du contenu de la vidéo, et qui n’a malheureusement pas été condamné d’une manière claire par ces organisations. La non prise en compte de ce caractère terroriste et dangereux du contenu de la vidéo, est à même d’impacter négativement la lutte contre le terrorisme et ses instigateurs», précise encore le ministère.

Le ministère insiste sur «la nécessité de faire la distinction claire et nette entre la liberté d’expression et le droit de la société à l’information d’une part, et l’incitation au terrorisme et la diffusion de cette incitation. Et c’est cette distinction qui fait défaut dans la position exprimée par ces instances avec la force et la clarté nécessaires» ce qui constituerait une grave atteinte à la Déclaration de Vienne sur  le terrorisme, les médias et le droit, adoptée en octobre 2009 et dont ces ONG sont signataires.

«Cette Déclaration affirme que la liberté fondamentale des médias en matière de couverture médiatique du terrorisme est garantie, à condition de ne pas inciter intentionnellement au terrorisme. La même déclaration a souligné le rôle fondamental de la justice dans l’application de la législation anti-terroriste. A noter que plusieurs ONG internationales avaient adopté cette déclaration lors de la conférence organisée par l’Institut international de la presse, le Centre international des études juridiques, avec l’appui de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), notamment Article 19, Reporters sans frontières et Human Rights Watch (HRW)», note le communiqué.

«Ainsi, le Ministère s’étonne du non-respect par ces organisations de cette Déclaration», conclut le communiqué.

Source:Lemag

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