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Air Sénégal:Les exigences de RAM
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Air Sénégal:Les exigences de RAM

Par: le samedi, février 28, 2009

La RAM hausse le ton. Elle veut en finir une fois pour toutes et dans les plus brefs délais avec le statu quo pénalisant dans lequel se trouve Air Sénégal International (ASI), dont il est actionnaire majoritaire.

La RAM hausse le ton. Elle veut en finir une fois pour toutes et dans les plus brefs délais avec le statu quo pénalisant dans lequel se trouve Air Sénégal International (ASI), dont il est actionnaire majoritaire.
Elle exige une feuille de route portant sur le transfert de la compagnie à l’Etat sénégalais « dans les meilleures conditions et afin que le retrait de la RAM soit effectif au plus tard le 30 août 2009 ». Sinon, la compagnie marocaine menace de se retirer de la gestion d’ASI avant fin mars 2009, affirme la RAM dans un communiqué.

Cette réaction, exprimée lors d’un Conseil d’administration de l’ASI qui s’est tenu le 26 février à Dakar, suite à la demande expresse des représentants de la RAM, est une conséquence d’une situation confuse qui a trop duré. En fait, depuis que l’Etat sénégalais a annoncé en octobre 2007 son intention de récupérer une bonne partie du capital de la compagnie qui était détenue par la RAM, en raison, avait-on argumenté, des limites de la gestion de l’ASI par la compagnie marocaine, rien n’a été fait pour concrétiser cette décision, et ce, malgré les différentes réunions à ce sujet et les demandes répétées de la RAM pour clarifier la situation de sa « filiale ».

Il est à rappeler que, depuis sa création en 2001, ASI est détenue à 51% par la RAM et à 49% par l’Etat sénégalais. Celui-ci veut désormais en contrôler 75% ou même plus. La compagnie était florissante à ses débuts en assurant la desserte de plusieurs pays ouest-africains et d’Europe au lendemain de la faillite de la compagnie Air Afrique. Elle avait même été sacrée meilleure compagnie africaine en 2003.

Les représentants de Royal Air Maroc ont déploré qu’à ce jour, l’Etat sénégalais n’a toujours pas concrétisé son engagement de reprendre le capital et la gestion de la compagnie, « rendant difficile pour le gestionnaire de continuer sa mission dans un manque total de visibilité aggravé, de surcroît, par plusieurs éléments ». Il s’agit notamment, explique-t-on dans le communiqué, de l’éviction d’ASI du pèlerinage en 2008, « malgré la convention signée en 2006 devant et sous l’autorité des deux Chefs d’Etat, accordant à ASI une exclusivité de dix ans pour transport des pèlerins sénégalais vers la Mecque, et la confirmation par le ministre de tutelle pour le pèlerinage de l’année 2008 ».

La même source a rappelé que ASI avait pris toutes les mesures pour organiser le transport des pèlerins, et affrété un Boeing 747 aux standards européens. Toutefois, ajoute-t-on, les autorités sénégalaises ont pris de court les responsables de la compagnie, en décidant de lui retirer cette opération « sans motif et sans préavis » pour la confier à la société Zam Zam. Ce retrait, soutient-on, qui arrive à moins de deux mois du démarrage de l’opération, s’est traduit par un préjudice financier lourd qui a fragilisé la situation financière d »ASI. S’agit-il donc d’une tentative délibérée pour déstabiliser cette compagnie pour pousser la RAM à la porte ? Autre élément aggravant, la RAM a demandé, à plusieurs reprises, la tenue du CA d’ASI, « en vue d’examiner la situation de la compagnie ». Toutefois, cette demande est restée sans suite, puisque le Conseil ne s’est jamais réuni depuis juillet 2008.

De même, ajoute le communiqué, dans la perspective de la reprise, une diligence a été effectuée par les partenaires sénégalais et malgré le concours apporté par ASI pour la réussite de cette mission, ses résultats n’ont jamais été communiqués à la compagnie. Conclusion : « aujourd’hui, l’accumulation de tous ces éléments pénalise lourdement la gestion d’Air Sénégal International et entraîne un déficit chronique en trésorerie entièrement pris en charge par la RAM ».
Par Lahcen Oudoud | LE MATIN

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