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Alliances:La carte politique avant les Communales
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Alliances:La carte politique avant les Communales

Par: le vendredi, mars 6, 2009

Septembre 2003. Les partis de la majorité de l’époque venaient juste de sortir d’un invraisemblable brouillard, mais qui a été géré, bon an mal an, par le premier ministre d’alors. Des confrontations dont les protagonistes n’étaient autres que le parti de l’Istiqlal et l’Union socialiste des forces populaires. Deux formations qui se sont livrées à des batailles rongées, même sous la houlette de Abderrahman Youssoufi.

Septembre 2003. Les partis de la majorité de l’époque venaient juste de sortir d’un invraisemblable brouillard, mais qui a été géré, bon an mal an, par le premier ministre d’alors. Des confrontations dont les protagonistes n’étaient autres que le parti de l’Istiqlal et l’Union socialiste des forces populaires. Deux formations qui se sont livrées à des batailles rongées, même sous la houlette de Abderrahman Youssoufi.
Et si les observateurs croyaient à une possible accalmie entre les deux grands frères de la koutla, ou ce qu’il en restait, c’était sans prendre en ligne de compte que les temps de paix n’étaient tout juste bons qu’à préparer la prochaine guerre.
C’est que les armes n’étaient pas réellement rangées dans les placards. En effet, à peine l’échéance des élections locales passée et les décomptes faits que la hache de guerre a été déterrée. Malgré l’écran d’entente, la course vers les grandes mairies allait faire exploser ce qui restait de cette convergence. Le tableau devint plus clair quand les responsables des deux formations ne sont pas parvenus à composer avec les ambitions des leurs. La bataille pour la présidence du conseil de la ville de Casablanca, entre Khalid Alioua et Karim Ghellab, en a livré la parfaite illustration. Sur fond de ce choc des ambitions, la mairie de la métropole tomba, tel un fruit mûr, entre les mains de l’Union constitutionnelle.

Six ans après, on se retrouve presque dans la même configuration, à la seule exception que la primature est dans le giron des héritiers de Allal El Fassi. Et c’est Abbas El Fassi qui se trouve dans l’obligation de jouer l’équilibriste, sachant que l’enjeu, outre les élections en perspective, implique également la cohérence de la majorité actuelle. Mais, il semble que les enfants de Abderrahim Bouabid ne seraient pas prêts à lui faciliter la tâche.

D’ailleurs, ce qui ne fait que confirmer l’entame de l’actuel mandat, sur fond notamment des critiques acerbes que le parti de la Rose, et en particulier son groupe parlementaire et ses journaux, décoche à l’endroit de la formation de la Balance. Or, sur une telle toile de fond, la sortie du secrétaire général des Istiqlaliens, lorsqu’il remettait en cause les positions de l’USFP, n’était pas pour apaiser les esprits. Bien au contraire. Résultat des courses, c’est le bureau politique de l’Union socialiste qui sort la grosse artillerie.

Et ce ne serait, selon d’aucuns, que le début d’un nouvel épisode de tirs à la corde. Dès lors, il paraît clair que les élections de juin prochain ne devront pas sortir de cette logique de confrontations quasi-permanentes entre les frères ennemis. Autrement, ce n’est certainement pas de ce côté-ci qu’une quelconque coordination sortira, et ce, nonobstant les déclarations officielles des responsables des deux partis. Et alors ? Il va falloir regarder ailleurs. Et dans cet ailleurs, c’est le noyau PAM qui semble jouer le rôle de point de gravitation pour plusieurs formations de l’échiquier politique national. D’ores et déjà, le rapprochement entre la grosse machine électorale estampillée RNI et le parti de Biadillah constitue un précurseur d’une coordination entre le Tracteur et la Colombe. Mais, tout porte à croire que d’autres acteurs de la place se verraient bien dans l’entourage. Il s’agit, bien entendu, du MP et de l’UC.

Deux formations certes dans l’opposition, mais qui ne trouveraient pas d’inconvénient à s’allier, localement, à des partis de la majorité. L’argument avancé étant que le local et le national n’obéissent pas à la même logique. A voir ! N’empêche, les appels du pied sont là et il faudra juste attendre ce que décidera le tandem PAM-RNI. Sur le front gauche, qu’il soit représenté ou pas dans le gouvernement, et à l’exception de quelques déclarations éparses, notamment à Casablanca, les observateurs sont plutôt tentés de n’y voir que des rapprochements de vue, et non de vision, sur le procès des expériences locales qui arrivent à terme. Car, au-delà, aucun indicateur ne militerait en faveur de penser à l’avènement, à l’horizon, d’une réelle convergence qui se dessinerait sur la toile de fond de ce « grand pôle de gauche » dont rêvent, à voix haute, certains responsables de cette gauche.

Reste alors le parti de la Lampe qui pourrait, comme cela a été le cas au lendemain des élections de 2003, jouer l’arbitre. Sachant que les ambitions qu’il affiche seraient à la mesure des 40% des zones où il compte présenter ses candidats. L’équation demeure, ainsi, ouverte à toutes les possibilités. Par Abdelhadi Gadi | LE MATIN

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