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Amir Al Mouminine préside la cinquième causerie religieuse du mois de Ramadan
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Amir Al Mouminine préside la cinquième causerie religieuse du mois de Ramadan

Par: le mercredi, juillet 24, 2013

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu l’assiste, accompagné de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de S.A. le Prince Moulay Ismaïl, a présidé mardi, au Palais royal de Casablanca, la cinquième causerie religieuse de la série des causeries hassaniennes du mois sacré du Ramadan. La causerie a été animée par Cheikh Mohamed Ahmed Hossein, grand Mufti d’Al Qods et de la Palestine sous le thème «Voyage à la Mosquée Al Aqsa», partant du verset coranique «Gloire à Celui qui fit voyager de nuit Son Serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée la plus éloignée dont Nous avons béni les alentours, afin de lui faire découvrir certains de Nos signes ! Dieu est, en vérité, l’Audient et le Clairvoyant».SM-le-Roi,-Amir-Al-Mouminin

Cheikh Mohamed Ahmed Hussein a commencé par souligner l’insistance de la tradition, sur la foi de plusieurs hadiths, sur la vénération due prioritairement aux trois Lieux saints que sont la Mosquée Al Haram à La Mecque Sainte, la mosquée du Prophète à Médine et la Mosquée Al Aqsa. Si la sacralité de la Mosquée Al Haram tient au fait qu’elle a été la première édifiée sur terre par les Anges et si la mosquée de Médine est par excellence celle du Prophète, la mosquée Al Aqsa est le berceau des religions célestes et la terre des Prophètes, depuis le patriarche Sidna Ibrahim jusqu’au Prophète Jésus, dont la chaîne prophétique a été clôturée par le Messager de Dieu Sidna Mohammed, prière et paix sur Lui.

Le conférencier a indiqué que le rappel de la haute prescription du Prophète à s’astreindre au voyage à Al Qods, aux côtés des deux premiers Lieux saints de l’Islam, prend toute sa raison d’être dans le contexte actuel, marqué par les dures épreuves qu’endurent les populations palestiniennes autochtones, du fait de l’occupation israélienne qui, inexorablement, usurpe et spolie les sites, les édifices et les institutions, même celles relevant du Wakf islamique, vouées depuis des siècles à des fins de bienfaisance et au service des intérêts collectifs de la communauté.

Cette recommandation du voyage à la Mosquée Al Aqsa à des fins cultuelles s’inscrit donc en droite ligne du souci qui doit être celui de chaque musulman d’apporter soutien et renfort à ses coreligionnaires en butte à des épreuves et à l’adversité. Elle est d’autant plus impérieuse en ce qui concerne Al Qods et la mosquée Al Aqsa, a poursuivi le cheikh Mohamed Ahmed Hussein, compte tenu de la situation difficile qu’elles endurent. Il a loué à cet égard l’intérêt éminent qu’accorde S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, président du Comité Al Qods, à la Mosquée Al Aqsa bénie et dans la conduite des actions du peuple marocain pour la défense et la protection des sites sacrés de la Ville sainte. Cheikh Mohamed Ahmed Hussein a, dans le même sillage, rappelé la place vénérable que la Oumma islamique a toujours accordée à la Mosquée Al Aqsa, partant de la nature de l’islam en tant que confirmation et accomplissement des messages révélés, citant comme témoignage des marques de vénération vouée par les musulmans au troisième lieu de l’islam, la multitude de biens wakfs légués durant l’histoire par des mécènes pour prendre soins des sites sacrés et réaliser des œuvres communautaires.

Il a, dans le même temps, dit toute son amertume de constater que l’occupation par Israël des territoires palestiniens et de la Ville sainte est synonyme de spoliation et de dénaturation à grande échelle des lieux sacrés en Palestine, avec la destruction de centaines de villages et de localités, y compris des centaines de mosquées et de lieux de culte ou leur transformation en des lieux profanes par l’occupant.
La mosquée Al Aqsa a ainsi été la cible d’actes de profanation et de dénaturation avec notamment le creusement de tunnels sous ses fondations à des fins soi-disant de recherches archéologiques, a déploré le conférencier, relevant que de tels travaux ne visent en fait qu’à déstabiliser ses structures pour faire valoir des prétentions hypothétiques, voire carrément s’approprier les lieux dans un déni flagrant du droit international. Le déni de droit des autorités d’occupation, a ajouté le conférencier, se manifeste également à travers les restrictions draconiennes imposées aux citoyens voulant aller prier dans la Mosquée Al Aqsa, particulièrement en ce mois sacré du ramadan, mois de piété et de recueillement, qui connait une affluence importante des fidèles.

Le grand Mufti d’Al Qods a précisé que l’injonction pour les musulmans d’aller à la Mosquée Al Aqsa prend aujourd’hui d’autant plus d’importance que les populations palestiniennes ont besoin de soutien et de solidarité de la part de leurs coreligionnaires, partout où ils se trouvent, pour peu que la visite de ce site sacré obéisse à des impératifs bien déterminés, à savoir le refus de cautionner la situation présente d’occupation des territoires palestiniens et d’Al Qods, l’évitement de toute démarche ou de tout geste pouvant servir les desseins de normalisation voulue par les occupants, la coordination avec les parties palestiniennes en charge de l’organisation des visites et enfin le souci de faire en sorte que la visite soit perçue comme une réaffirmation de l’identité arabo-islamique de la Ville, un refus de l’occupation et un soutien aux actions de résistance contre le fait accompli et les actes de spoliation.

Ainsi, la multiplication de pareilles visites ne peut que renforcer les efforts tendant à protéger la ville sainte et à mettre en échec la politique systématique d’empiètement, de profanation et spoliation menée par les occupants israéliens, a insisté le conférencier, rappelant en ce sens des fatwas émises par différentes instances religieuses qui recommandent de telles visites ainsi que la fréquentation massive des sites sacrés à Al Qods pour enlever à Israël tout prétexte qui puisse invoquer le désintérêt des musulmans pour faire valoir ses prétentions. Il a, dans la même optique, infirmé certains avis inconsidérés qui ont déconseillé des visites à Al Qods tant qu’elle est soumise au régime d’occupation, arguant qu’une telle conduite ferait le jeu des autorités d’occupation qui ne lésinent sur aucun moyen pour entraver la liberté de culte et l’accès à la Mosquée Al Aqsa, de sorte à baliser la voie à l’emprise totale sur la Ville.

À la fin de cette causerie, S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a été salué par Cheikh Mohamed Ahmed Hussein, Cheikh Abdellah Ben Biya, Alem mauritanien, professeur à l’Université du Roi Abdelaziz à Djeddah, le Pr Chaikhouna Ben Abdellah Ben Beyah (Arabie saoudite), directeur du Centre mondial du renouveau islamique de Grande-Bretagne, le Pr Mohamed Mokhtar Dherar Al Moufti, membre du corps enseignant à la Faculté des études du fiqh à l’Université Ahl Al Bayt, le Pr Abdelmajid Daoud, un alem du Nigeria et le Pr Madani Tall, un alem du Sénégal.

Le Souverain a également été salué par le Pr Ahmed Nafie, vice-président du Conseil islamique du Niger, le Pr Abderrahmane Ahmadou Toujani, secrétaire perpétuel du Conseil islamique du Niger, le Pr Aboubakr Fofana, président du Conseil supérieur des Imams de Côte d’Ivoire et le Pr Mamadou Traoré, Imam et prédicateur de la Mosquée Rivéra Golfe de Côte d’Ivoire.

À l’issue de cette causerie, le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a présenté à S.M. le Roi un premier lot de publications, à savoir l’opuscule sur «la Calligraphie marocaine simplifiée», dont l’auteur est le calligraphe Mohamed Lamaâlmine, l’ouvrage «Nadhm Laalie Assamt fi Housne Takwim Badie Al Khatt», de Ahmed Ben Mohamed Ben Kacem Rifaï El Hassani Ribati (ouvrage annoté par le Pr Mohamed Sabri), «le Lexique fondamentaliste chez Abou Al Walid El baji», du Dr Larbi Bouhali, «le Patrimoine de Cheikh Al Ahssane Al Baakili dans le fiqh, ses fondements et le soufisme» du Pr Mostapha Samadi (en deux tomes), «l’Index des manuscrits de la bibliothèque de Moulay Dri.

source:Le Matin

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