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Autisme:L’autonomie à travers la prise en charge précoce
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Autisme:L’autonomie à travers la prise en charge précoce

Par: le mercredi, avril 9, 2008

On ne le répétera jamais assez, les premiers signes de l’autisme se déclarent lentement et de manière subtile. Seule l’éducation spécialisée, qui repose sur le diagnostic précoce des symptômes, constitue la base de la bonne prise en charge.

On ne le répétera jamais assez, les premiers signes de l’autisme se déclarent lentement et de manière subtile. Seule l’éducation spécialisée, qui repose sur le diagnostic précoce des symptômes, constitue la base de la bonne prise en charge. Car malheureusement, à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament miracle qui apporterait la guérison. D’où l’intérêt de la sensibilisation des familles. En effet, cet indispensable élément a fait l’objet de plusieurs discussions au niveau des nations unies, afin d’instaurer une première journée mondiale pour informer l’opinion sur la nécessité d’améliorer la vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble neurocomportemental. C’est aussi une occasion pour « Le Matin » de refaire le tour d’horizon des causes et des symptômes de cette maladie.

Loin d’être une simple absence de communication, l’autisme se présente comme un réel trouble mental, traduit par un retard de développement. Seule une prise en charge précoce et intensive permet aux enfants touchés d’évoluer vers plus d’autonomie.

Apparaissant avant l’âge de 3 ans, les premiers signes de l’autisme peuvent alerter les parents : il s’agit de l’absence du babillage ou des gestes pour communiquer avant un an, de la non prononciation du moindre mot avant 18 mois, d’une phrase de deux mots de manière spontanée avant 2 ans et d’une perte soudaine de la capacité du langage ou d’une désocialisation brutale.
D’autres indices plus discrets peuvent également être évocateurs : peu de sourires et pratiquement pas de réponse au prénom.
Le pédopsychiatre Abdallah Ouardini, en cite d’autres : « l’absence d’interaction du bébé de façon précoce, l’absence du langage, le manque d’intérêt pour l’environnement, les rituels, les troubles du comportement… »
Toutefois, il faut signaler qu’aucun de ces signes pris individuellement n’est suffisant pour dire qu’un enfant est autiste. C’est leur regroupement qui est significatif.

Néanmoins, les parents doivent consulter un professionnel de santé s’ils doutent des capacités de leur chérubin. Car l’idéal étant de détecter ces troubles avant 18 mois. La visite pourra dépister un trouble éventuel qui se traduit par des symptômes similaires (trouble du langage ou problèmes psychologiques).
Ceci dit, aujourd’hui encore, les causes de l’autisme restent mystérieuses. Facteurs psychologiques, génétiques ou environnementaux ? Les origines exactes de cette maladie restent à découvrir. Certains chercheurs parlent du facteur génétique ou hormonal. Un axiome est d’ailleurs avancé, il s’agit d’une « masculinisation » du cerveau, liée à une action de la testostérone et du chromosome Y. Aussi, une seconde hypothèse sur les origines de l’autisme concerne un métal, « le mercure », qui est connu pour provoquer des troubles neurologiques à haute dose.

En effet, le Thiomersa, un conservateur utilisé dans de nombreux vaccins et qui contient du mercure est accusé. Ce composé a été depuis retiré de la composition de la plupart des vaccins. La dernière hypothèse cerne le côté physiologique : des chercheurs californiens se sont penchés sur le périmètre crânien à la naissance et dans les premiers mois de la vie d’enfants diagnostiqués autistes. Ils ont ainsi observé que ces petits avaient une tête un peu plus petite que la moyenne à la naissance, et qu’ensuite leur cerveau connaissait une phase de développement accéléré par rapport à la normale, pour dépasser en taille celui des autres enfants dès la première année. Cette corrélation reste pour l’instant un outil éventuel de dépistage qui, en dépit de l’absence d’un médicament permettant la guérison totale, facilite la prise en charge des autistes. En fait, plusieurs traitements visent la diminution des symptômes et l’amélioration des capacités. Il s’agit notamment de la thérapie d’échange et du développement (T.E.D) et du Traitement et Education d’enfants Autistes et Handicapés de la Communication ou la méthode (TEACCH).

Adressés aux personnes autistes, adultes, adolescents ou enfants qui éprouvent des difficultés à acquérir l’usage de la parole et qui répètent en boucle des mots ou des phrases entendues, reproduisent des comportements répétitifs avec leur corps comme l’agitation des mains et les mouvements de balancier. Ces deux techniques permettent tout simplement aux autistes, de retrouver le sourire, s’entretenir avec leurs semblables et gérer leurs crises émotionnelles.


Célébrer la « forteresse vide »
Le 2 avril de chaque année est une date à retenir ! Car désormais, elle deviendra
la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme.
L’objectif de la création de cette journée est la prise de conscience de la gravité de ce trouble du développement.

En effet, une Commission onusienne a adopté jeudi 1er novembre 2007, un projet de résolution intitulé : “Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme”.
Le texte, qui devrait être entériné par l’Assemblée générale en plénière début décembre, a décidé de proclamer le 2 avril, Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme.

Cette date sera observée tous les ans à compter de 2008.
Il encourage les États Membres à prendre des mesures pour sensibiliser la société
tout entière, y compris les familles, à la situation des enfants souffrant d’autisme.
Parallèlement, l’ONU a renouvelé son engagement en faveur des droits et du
bien-être des personnes handicapées, un engagement qui découle de ses fondamentaux principes.

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