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Baisse drastique de la croissance mondiale:Un impact certain sur l’économie marocaine
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Baisse drastique de la croissance mondiale:Un impact certain sur l’économie marocaine

Par: le vendredi, janvier 30, 2009

D’après les dernières projections du FMI (Fonds monétaire internationale), la croissance de l’économie mondiale devrait tomber à 0,5 % en 2009. Malgré les actions de grande ampleur engagées par les pouvoirs publics, les tensions demeurent aiguës sur les marchés financiers et brident l’économie réelle.

D’après les dernières projections du FMI (Fonds monétaire internationale), la croissance de l’économie mondiale devrait tomber à 0,5 % en 2009. Malgré les actions de grande ampleur engagées par les pouvoirs publics, les tensions demeurent aiguës sur les marchés financiers et brident l’économie réelle.
Un redressement durable de l’économie ne sera pas possible tant que la fonctionnalité du secteur financier n’aura pas été rétablie et que les marchés de crédit ne seront pas débloqués. En 2009, la croissance de l’économie mondiale devrait même devenir négative, avant qu’une hypothétique inflexion puisse s’opérer progressivement en 2010 pour atteindre une croissance de 3%.

Cependant, ces perspectives sont entourées d’une grande incertitude ; le moment auquel la reprise s’amorcera ainsi que son rythme dépendent avant tout de la vigueur des actions qui seront entreprises par les pouvoirs publics. Certes, dans cette configuration, l’économie marocaine pourrait continuer à faire preuve d’une certaine résilience face à la crise financière mondiale. Le Royaume est toujours bien placé pour éviter les retombées d’une conjoncture internationale plus difficile. Cependant, ces perspectives comportent quelques risques, et il n’est pas impossible que l’inflation devienne une préoccupation plus pressante.

En somme, tout cela pour dire que l’environnement extérieur du Maroc serait désormais plus difficile qu’il ne l’était en 2008. Bien que les répercussions des turbulences externes n’aient pas eu d’impact visible, des effets boomerang ne sont plus à occulter. Il est tout à fait loisible de s’attendre à ce que le marasme en Europe, principal partenaire commercial du Maroc, affecte avec acuité la croissance des exportations et, potentiellement des recettes touristiques. Et puis, même s’ils n’ont pas été jusque là sensibles à la conjoncture, les flux des envois de fonds des MRE pourraient, eux aussi, marquer le pas.

A moyen terme, la croissance du PIB réel qui a atteint près de 6,5%en 2008, reculerait légèrement en 2009 lorsque le secteur de l’agriculture reviendra à sa tendance et que les effets limités du ralentissement en Europe commenceront à se faire sentir. Pour cette année, l’économie marocaine devrait être affectée par les effets liés au ralentissement de l’activité mondiale. La croissance économique devrait connaître une légère décélération, à la faveur d’une hausse de 7% à 8% de la valeur ajoutée agricole, sous l’hypothèse d’une production céréalière entre 60 et 70 millions de quintaux.

Quant à l’inflation, certaines projections la situent aux environs de 3 % en 2008 et 2009 et entre 2,5 % et 3 % à moyen terme. L’inflation pourrait bien dépasser les projections, essentiellement à cause de l’inflation importée, bien que tout est mis en branle pour résister aux pressions sur les prix , avec tout ce que cela sous tend comme réformes structurelles susceptibles de faire baisser les coûts intérieurs. Le solde des transactions courantes devrait demeurer légèrement négatif à moyen terme, mais le maintien des flux d’IDE devrait permettre de continuer le renforcement des réserves extérieures.

La résorption du chômage, surtout chez les jeunes, constitue un défi important. Dans le même temps, les taux actuellement élevés des investissements et de l’activité du bâtiment et des services pourraient ne pas se maintenir, tandis que le ralentissement en Europe pourrait avoir un impact plus marqué que prévu. Même si elle n’a pas d’effet sur la croissance moyenne, la volatilité du secteur agricole continuera d’avoir un impact sur l’activité globale. Le risque que l’augmentation des prix à l’importation pose à la balance des paiements est partiellement mitigé par les possibilités d’augmentation des prix des phosphates.

Cependant, les prix des produits de base pourraient présenter des risques budgétaires non négligeables à moyen terme. La poursuite des réformes structurelles sera cruciale pour les perspectives de croissance à moyen terme et pour réduire le chômage. Les investissements du secteur agricole joueront un rôle important pour protéger le Maroc des effets des prix internationaux et assurer que ce secteur est une source de croissance économique.
De même, les réformes sont nécessaires dans le secteur de l’éducation pour accroître la productivité et le niveau de vie, tandis que les investissements dans l’infrastructure aideront à réduire les coûts.

Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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