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Balance des paiements:Accentuation du déficit en ressources
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Balance des paiements:Accentuation du déficit en ressources

Par: le jeudi, février 12, 2009

L’évolution de l’environnement économique international en 2009 présente des facteurs qui pourraient impacter négativement les activités économiques nationales fortement liées aux échanges extérieurs. Ces derniers seraient affectés par la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc.

L’évolution de l’environnement économique international en 2009 présente des facteurs qui pourraient impacter négativement les activités économiques nationales fortement liées aux échanges extérieurs. Ces derniers seraient affectés par la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc.
Ainsi, le volume des exportations de biens et services serait en baisse en 2009. Alors que les importations en volume, notamment de marchandises, continueraient de s’inscrire dans leur tendance haussière, sous l’effet du démantèlement tarifaire et des effets multiplicateurs de l’amélioration de la demande domestique. On s’attend à ce que le déficit en ressources (solde des échanges extérieurs de biens et services) s’accentue en 2009, suite à une augmentation quasi nulle des importations de biens et services. Les exportations des biens et services (y compris les recettes des voyages), impactées directement par la stagnation de la demande mondiale adressée au Maroc, continueraient de s’inscrire dans leur sentier de faibles performances. Quelques explications sont ainsi avancées par le HCP.

Les importations des pays avancés afficheraient, pour la première fois, un rythme de progression négatif, alors que celles des pays émergents seraient en net ralentissement. En conséquence, la demande mondiale adressée au Maroc serait en recul de 1,2% en 2009 au lieu d’une hausse de 2% en 2008 et 5,6% en 2007.
Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont enregistré une légère baisse de 2,4% en 2008, en raison du ralentissement de l’activité économique dans les principaux pays regroupant une grande partie de la communauté marocaine. Il est prévu néanmoins une nouvelle baisse de ces transferts en 2009 de l’ordre de 5%, en relation avec la récession prévue dans la zone euro.
Les recettes voyages, générées par la demande du tourisme international, ont connu une légère baisse de 3,5% en 2008. Il est supposé leur stagnation en 2009, en relation avec l’hypothèse de préservation des flux touristiques pour la région de la l’Afrique retenue par l’Organisation mondiale du tourisme.

Cette hypothèse prend également en considération la réaction des opérateurs économiques visant à maintenir l’offre marocaine plus compétitive et à atténuer l’effet de la crise sur le secteur touristique. L’évolution des transferts des MRE et des recettes touristiques ne dépend pas uniquement de la croissance mondiale, mais elle est également tributaire du dynamisme de l’économie nationale et de ses capacités à offrir des opportunités d’investissement aux MRE, et également de soutenir l’activité touristique par de nouvelles actions de promotion et de recherche de nouveaux marchés émetteurs.

Les Investissements directs étrangers (IDE) reçus par le Maroc sont passés de 4,2 MMDH en moyenne annuelle durant la période 1990-1998 à 17,8 MMDH durant la période 1999-2002 et à 26,7 MMDH au cours de la période 2003-2007. Le montant des IDE ont atteint 26,3 MMDH en 2008 au lieu de 36,4 milliards de dirhams enregistré en 2007, soit une baisse de 37% par rapport à 2007, tout en restant supérieur à la moyenne de la période 2003-2007. La CNUCED table, dans son dernier rapport économique publié au mois de janvier, sur un net ralentissement des flux d’IDE destinés à l’Afrique, soit un taux d’accroissement de 2,8% au lieu de 4,6% en 2008 et 50,3% en 2007. Tenant compte de tous ses éléments ainsi que des engagements de certains investisseurs étrangers vis-à-vis du Maroc, les IDE afficheraient en 2009, selon une hypothèse plus prudente, une baisse de 20%.

Le cours moyen du pétrole brut et les prix internationaux des produits alimentaires et autres produits miniers seraient en baisse. Cette évolution se traduirait par une diminution des prix à l’importation de l’économie marocaine, et par conséquent des coûts de production. La demande intérieure pourrait être ainsi soutenue dans ses deux composantes, de consommation et d’investissement.
Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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