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Bernard Lugan : L’Africanité du Maroc, d’historique à agissante
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Bernard Lugan : L’Africanité du Maroc, d’historique à agissante

Par: le lundi, mars 3, 2014

Bernard Lugan, a donné interview au site francophone atlasinfo, à l’occasion de la tournée africaine du Roi Mohammed VI, qui fait événement sur le continent et a impact positif ou négatif, dans les cercles d’intérêts internationaux liés à l’Afrique.

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Bernard Lugan, est un spécialiste français de l’Afrique, professeur à l’Ecole de Guerre de Paris et aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Pour lui, les liens du Maroc avec l’Afrique sont constitutifs de la nation marocaine.

L’expert français a expliqué à son interviewer que le positionnement du Maroc, en tant que combattant antiterroriste incontournable dans la région sahélo-saharienne, ‘‘ne plait pas forcement à Alger dont la lisibilité dans le dossier anti-terroriste est loin d’être claire’’. Lugan s’est même interrogé sur ‘‘les liens exacts de certaines composantes de l’appareil sécuritaire algérien avec certains groupes islamistes’’.

Évoquant l’africanité agissante du Maroc, Lugan se remémore le Roi Hassan II : ‘‘J’ai toujours à l’esprit cette phrase du Roi Hassan II : Le Maroc ressemble à un arbre dont les racines nourricières plongent profondément dans la terre d’Afrique, et qui respire grâce à son feuillage bruissant aux vents de l’Europe.. l’influence marocaine se manifestait par la circulation d’une monnaie unique de Tanger à la vallée du fleuve Sénégal et par un même système de poids et de mesures ».

Economiquement, poursuit Bernard Lugan, « la région était alors totalement tournée vers le Maroc avec lequel elle constituait un même monde économique jalonné par les marchés de Sijilmassa, puis de Goulimine et de Tindouf au Nord et ceux de la vallée du fleuve Sénégal et de la région de Tombouctou au Sud’’.

Pour l’historien français, en agissant multi-sectoriellement en Afrique, le Maroc est en phase avec ses réalités historiques.

Pour lui, le royaume corrige des situations perverties sur le continent africain, tant sur les niveaux éco-sociaux par ses multiples investissements et ses encadrements religieux que par ses actions sécuritaires anti-terroristes : ‘‘L’Algérie a longtemps voulu faire de la région sa chasse gardée, la politique d’Alger étant d’apparaître comme l’Etat dominant’’ explique le spécialiste français, indiquant que l’action d’Alger ne pouvait qu’être destructive en Afrique.

Les corrections géostratégiques qu’opèrent le royaume, se sont matérialisés selon Lugan, par le fait que ‘‘les cartes ont été symboliquement redistribuées le 31 janvier 2014 avec la photo de Bilal Ag Acherif, le chef du MNLA priant à la droite du roi Mohammed VI dans la Koutoubia à Marrakech, preuve que les Touareg raisonnables, ne veulent plus être les instruments de la diplomatie algérienne qui les a maintes fois abusés’’. Alger hors jeu, tente de se repositionner, assure-t-il, en prenant appui sur ‘‘Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Eddine, qui est pourtant considéré comme un chef terroriste’’.

Pour lutter contre le terrorisme, issue des extrémismes religieux souvent importés d’ailleurs, le Maroc a opté pour l’arme la plus fiable, relève Bernard Lugan, celle de la formation des imams et des prédicateurs : ‘‘Le Maroc dispose de cartes importantes. Elles sont historiques et religieuses et cela à multiple titres : – L’islamisation ouest sahélienne, du Sénégal au Niger, s’est faite depuis le Maroc.. ce qui a donné à l’islam régional son rite malékite. Cette islamisation très originale s’est faite d’une part à travers les marabouts, porteurs de la baraka et d’autre part à travers les soufis’’.

‘‘Cette politique va avoir pour résultat de ne plus laisser le champ libre à des idéologies extrémistes, qui, depuis deux décennies, déstabilisent la région grâce à leurs considérables moyens financiers’’ conclut Bernard Lugan.

Source:Lemag

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