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Camps de Tindouf : Les séquestrés vivent sous la plus grande dictature au monde
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Camps de Tindouf : Les séquestrés vivent sous la plus grande dictature au monde

Par: le jeudi, janvier 29, 2009

Le polisario et son mentor, responsables de drames humanitaires

Naba El Moussaoui est l’une de ces femmes et hommes qui ont tenté la grande évasion. Au risque de leur vie, ils ont fui un décor lunatique qui s’apparente plus à un camp de concentration militaire qu’à autre chose.

Cette rescapée a vécu 33 ans durant dans les affres de Tindouf qu’elle tente de décrire avec des mots entrecoupés d’émotions toujours vivaces. Son témoignage en marge de la conférence sur « la situation des séquestrés dans les camps de Tindouf, à la lumière du droit humanitaire international », tenue mardi à Rabat, a reproduit des scènes surréalistes où les droits élémentaires de l’Homme sont bafoués. Et ce, au vu et au su du pays qui accueille sur son territoire et soutient mordicus l’entité responsable de tels drames alors qu’il lui incombe, au regard du droit international des réfugiés, la responsabilité de leur protection.
Ralliant la mère-patrie avec le groupe de Gjijimat, rapporte la MAP, Mme El Moussaoui a dénoncé la déportation de centaines d’enfants vers les camps d’entraînement à Cuba.

Une pratique qui fait date et continue de sévir. Car, en procédant de la sorte, les séparatistes provoquent de profondes plaies psychiques et humanitaires pour toutes les familles sahraouies. Témoin oculaire, Mme El Moussaoui a décrit la manière dont les mercenaires du polisario détournent les aides humanitaires destinées aux populations séquestrées pour les écouler sur le marché noir, gonfler leurs comptes bancaires et acheter des armes. Ayant, également, occupé des postes de responsabilité dans les domaines d’enseignement et de gestion locale dans les camps, elle est la mieux placée pour dévoiler une situation sanitaire désastreuse, notamment des femmes, précisant qu’elle a vécu de près le décès à l’accouchement de plusieurs d’entre elles, à cause du manque total des équipements et des médicaments. Sans parler des autres formes de sévices dont le mariage forcé et les travaux dégradants, en violation flagrante de toutes les conventions et chartes internationales.

A ce propos, Mme Tanya Warburg, de l’Association britannique « Freedom for all » (Liberté pour tous), a souligné la persistance de plusieurs aspects d’esclavage dans les geôles de Tindouf. Elle a fustigé les pratiques des dirigeants du polisario, qui au lieu de placer les enfants sahraouis dans les écoles, ils les isolent de leurs familles pour les déporter vers les camps d’entraînement à Cuba. Ces séquestrés ne jouissent d’aucun droit humanitaire et ne bénéficient d’aucune protection juridique, a souligné, pour sa part, le président du Centre des études hispano-marocaines et ancien président de la fondation « 4X4 sans frontières », Miguel Angel Puyol. Il a appelé à la libération de ces populations qui vivent, pesant bien ses mots, sous « la plus grande dictature au monde ». Le polisario est responsable de la non-application du droit humanitaire international dans les camps, a tonné Puyol qui a qualifié de « pure illusion », la pseudo « RASD ». De son côté, Mme Naima Kourchi, conseillère auprès de plusieurs organisations nationales et internationales en France, est revenue sur un sujet qui a longtemps fait l’objet de manipulation de la part de l’entité polisarienne et son tuteur.

Elle a indiqué que ces derniers ont toujours refusé au HCR d’effectuer un recensement direct des populations des camps, au moment où ils s’entêtent à fournir des statistiques sur cette population qualifiées de « trop exagérées » par plusieurs organisations internationales spécialisées. Pour sortir de l’impasse et en l’absence de toute coopération des autorités algériennes et du polisario, le HCR a adopté, en dernier lieu, le nombre de 90.000 personnes, après avoir utilisé des photos prises par satellite, a-t-elle noté et la responsable de préciser qu’une grande partie de cette population n’est pas d’origine sahraouie, mais vient plutôt des régions voisines (Algérie et Mauritanie).

Farida Khamlichi, présidente de la commission nationale du droit international humanitaire, a pour sa part souligné que la poursuite de la séquestration de Marocains dans les camps de Tindouf et leur utilisation comme moyen de pression constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et des droits de l’Homme. Par contre, a-t-elle ajouté, le Maroc a fait de ces principes un choix stratégique et irréversible. Dans le même ordre d’idées, Ahmed Herzenni, président du CCDH, a souligné l’intérêt porté à la situation des Marocains séquestrés à Tindouf, rappelant à cet égard le message Royal adressé à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme et qui a dénoncé « les souffrances et les humiliations dont pâtissent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, et ce, en violation flagrante des règles les plus élémentaires du droit international humanitaire ». Par Mostafa Bentak | LE MATIN

www.lematin.ma

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