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Le cancer, deuxième cause de mortalité au Maroc (ALSC)
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Le cancer, deuxième cause de mortalité au Maroc (ALSC)

Par: le mercredi, novembre 23, 2011
Le cancer représente la deuxième cause de mortalité au Maroc et touche, chaque année, 30.000 nouveaux cas, a indiqué l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC), qui célèbre mardi la journée nationale de lutte contre cette maladie.

logo alscDans un rapport-bilan pour la période 2006-2010, présenté à Rabat, l’ALSC a fait un état des lieux détaillé des différents cancers enregistrés au Maroc, insistant longuement sur l’importance de la prévention et de la détection précoce pour réduire l’incidence de la maladie.

Dr. Abdellatif Benider, directeur du centre d’oncologie au CHU Ibn Rochd de Casablanca, a souligné que les principaux facteurs de risque du cancer sont le tabagisme, la pollution atmosphérique, la surcharge pondérale et l’obésité, la consommation insuffisante des fruits et légumes et le manque d’activité physique, relevant que 40 pc des cas de cancer sont prévisibles grâce à un dépistage précoce et une prise en charge adéquate.

Au Maroc, a-t-il dit, les cancers les plus fréquents chez les femmes sont les cancers du sein et du col utérin, avec une prévalence pour la tranche d’âge 50-69 ans, et chez les hommes sont les cancers du poumon et de la prostate, avec une forte incidence pour la tranche d’âge 40-59 ans, ce qui en fait un  »problème de santé publique ».

Il a mis en avant le rôle de l’ALSC dans le domaine de la prévention et le traitement, puisqu’avant la création de cette association en 2005, les difficultés inhérentes à l’accès aux soins anticancéreux provoquaient le plus souvent un diagnostic tardif et un taux de mortalité élevé.

Dr Rachid Bekkali, directeur exécutif de l’ALSC, a expliqué que cette association est devenue depuis sa création, sous la houlette de SAR Lalla Salma, une sorte de catalyseur pour mobiliser les partenaires institutionnels et les ONG nationales et internationales, afin d’ériger en priorité absolue le combat contre le fléau du cancer.

Il s’est notamment attardé sur le programme de lutte contre le tabagisme impulsé par l’ALSC, à travers des actions de prévention ciblant les élèves, les lycéens et les employés d’établissements publics et entreprises privées, ainsi que le dépistage systématique des cancers du sein et du col utérin dans tous les centres de santé de base et le déploiement d’unités mobiles de mammographie.

De même, l’ALSC a mis en place une stratégie de prise en charge thérapeutique et diagnostique des patients atteints de cancer, dont le financement évalué à 440 millions est puisé dans ses ressources propres, auprès de ses donateurs et des partenaires nationaux et internationaux de l’association.

Cette stratégie de l’ALSC, explique-t-on, est basée sur trois axes principaux : humanisation des centres et unités d’oncologie existants, équipements des structures de cancérologie et la construction d’infrastructures dédiées au traitement du cancer.

A ce propos, Dr Bekkali a mis l’accent sur la facilitation par l’ALSC de l’accès aux médicaments anticancéreux pour les personnes nécessiteuses, la création de 8  »Maisons de vie » pour accueillir les patients et le lancement d’une campagne de sensibilisation afin de démystifier la maladie cancéreuse et casser les tabous et les préjugés qui l’entourent.

Dr Omar El Menzhi, directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la santé, a évoqué le Plan de prévention et de contrôle des cancers (PNPCC) pour la période 2010-2019, qui se décline en 78 mesures, dont l’immense majorité (69) est déjà engagée totalement ou partiellement.

Au chapitre de la prévention, a souligné Dr El Mezhi, le PNPCC inscrit au centre de sa stratégie la lutte contre le tabagisme, la promotion d’un mode de vie sain et la lutte contre les infections et les risques environnementaux, entre autres.

Le PNPCC encourage aussi la détection précoce pour réduire l’incidence de certains cancers, à travers la sensibilisation de la population aux signes précoces du cancer et l’organisation de campagnes de dépistage pour les personnes à risque.

Le plan, doté d’un budget global de 8,19 milliards de DH, comporte également des mesures de prise en charge des patients dans des conditions optimales et l’administration de soins palliatifs pour réduire la souffrance des malades, a expliqué Dr El Menzhi.

Ses principaux objectifs consistent à réduire de 30% la prévalence des risques comportementaux et environnementaux, à dépister au moins 50% de la population féminine cible des cancers du sein et du col de l’utérus, à prendre en charge 100% des patients selon les normes internationales, à assurer la guérison de 50% des patients et enfin accompagner tous les patients nécessitant des soins palliatifs.

Source: MAP

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