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Cancer du sein métastatique : Des résultats probants sur une nouvelle molécule
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Cancer du sein métastatique : Des résultats probants sur une nouvelle molécule

Par: le mercredi, juillet 22, 2009

Cancer du sein métastatiqueCasablanca (Communiqué) – Pour les patientes atteintes de cancer de sein, une lueur d’espoir apparaît avec la publication des résultats prometteurs de l’essai RIBBON-1. Ceux-ci sont en effet venus confirmés le bénéfice clinique du bevacizumab associé à une première ligne de chimiothérapie dans le cancer du sein métastatique.

Son efficacité et sa tolérance ont été à nouveau confirmées par l’étude RIBBON-1 à l’ASCO 2009

Pour le docteur Mounir Bachouchi, spécialiste en oncologie, la meilleure utilisation de cette molécule

« A ce stade (stade métastatique) où la maladie se propage pour se localiser dans d’autres organes, les chances de survie sont minimes lorsque les coûts des traitements restent élevés. Le cancer du sein pose un véritable problème de santé publique que tous les systèmes de couverture sociale ont de plus en plus du mal à gérer. « La mise au point de cette thérapeutique va donner un nouvel élan aux stratégies thérapeutiques poursuivies jusqu’ici.», explique le docteur Mounir Bachouchi, centre d’oncologie Al Azhar.

L’intérêt thérapeutique de cette molécule a été démontré par deux essais randomisés : « le E2100 avec du paclitaxel hebdomadaire », et « l’essai AVADO avec du docetaxel », qui ont confirmé l’apport bénéfique du bevacizumab, anticorps anti-VEGF, associé à une chimiothérapie de première ligne dans le cancer du sein métastatique.

Une troisième étude, RIBBON-1 a été réalisée pour prouver l’innocuité de cette thérapeutique. Présentée en juin 2009 à l’ASCO, congrès mondial d’oncologie, cette étude s’est basée sur l’administration du produit à deux groupes de patients répartis aléatoirement ; le premier groupe ayant reçu un traitement comprenant l’association « capecitabine/bevacizumab » alors que le deuxième la combinaison « anthracyclines/taxanes-bevacizumab ».

Les taux de réponse sont significativement augmentés dans les deux cas en faveur de l’adjonction du bevacizumab : 35 % contre 24 % avec la capecitabine et 51 % contre 38 % pour le groupe anthracyclines/taxanes. La survie sans progression passe de 6,2 à 9,8 mois avec la capecitabine et de 8,3 à 10,7 mois dans le groupe anthracyclines/taxanes

A noter que le profil de tolérance était comparable à celui des essais précédents.
« Dans des pathologies aussi lourdes que le cancer du sein, l’amélioration de la qualité de vie des patients est de plus en plus au centre des préoccupations des chercheurs. Le bevacizumab répond parfaitement à cette attente dans ce cadre.», conclut le docteur Mounir Bachouchi.

A propos de l’étude Ribbon-1 :
C’est la troisième étude réalisée en première ligne métastatique dans les cancers du sein qui ne surexpriment pas HER2. Cette étude vient après celle de Kathy Miller (étude E2100 : paclitaxel ± bevacizumab), qui montrait un avantage significatif à l’ajout du bevacizumab pour le taux de réponse et la survie sans progression, et l’étude AVADO (docétaxel ± bevacizumab) qui montrait un résultat significatif en termes de survie sans progression.

L’étude RIBBON-1 est une étude de confirmation qui évalue l’apport du bevacizumab à différentes chimiothérapies : il y a un groupe recevant des taxanes, un groupe recevant des anthracyclines et un groupe recevant de la capecitabine.

Ce dernier bras était important à regarder, puisque le premier essai de phase III évaluant capecitabine avec ou sans bevacizumab était négatif, mais s’adressait à des patientes qui étaient lourdement prétraitées pour leur maladie métastatique. Malgré cela, on avait déjà observé un signal avec une amélioration de la réponse objective sans que cela se traduise sur la survie sans progression.

À propos du Bevacizumab
Bevacizumab est un anticorps qui se lie spécifiquement et bloque le VEGF (vascular endothelial growth factor). Le VEGF est le facteur clé de l’angiogenèse tumorale – un processus essentiel du développement et de maintenance des vaisseaux sanguins, ce qui est nécessaire pour une tumeur de croître et de s’étendre (metastasise) à d’autres parties du corps. Bevacizumab précise le mode d’action permet de contrôler la croissance de la tumeur et les métastases avec un impact limité sur les effets secondaires de la chimiothérapie.

Bevacizumab a démontré les avantages de survie dans de multiples types de tumeurs. Bevacizumab est homologué en Europe pour le traitement des stades avancés de quatre types de cancer: cancer colorectal, le cancer du sein, de la non-small cell lung cancer et le cancer du rein. Ces types de cancer cause collectivement près de 3 millions de décès chaque année. Aux États-Unis, Bevacizumab a été le premier anti-angiogenèse thérapeutique approuvé par la FDA et est maintenant approuvé pour le traitement de quatre types de tumeurs: sein, colorectal, le glioblastome et le non-small cell lung cancer (NSCLC).

Plus de 500.000 patients ont été traités par Bevacizumab jusqu’à présent. Un vaste programme clinique avec plus de 450 essais cliniques est l’utilisation de l’enquête Bevacizumab dans divers types de tumeurs (notamment du côlon, du sein, du poumon, du cerveau, l’estomac, des ovaires, de la prostate et d’autres) et les différents paramètres (stade avancé ou la maladie).

Communique – Emarrakech

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