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Cheikh El-Hiba, symbole du soulèvement contre la présence coloniale
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Cheikh El-Hiba, symbole du soulèvement contre la présence coloniale

Par: le vendredi, août 7, 2009

province de TiznitLe mouvement de la résistance mené par Cheikh El-Hiba Ben Maa El-Ainaine dans le Sud de 1912 à sa mort en 1919 constitue un exemple du soulèvement populaire contre le protectorat et les convoitises coloniales au Maroc du début du 20e siècle, a déclaré le Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, M. Mustapha El-Ktiri.

Dans une intervention à l’ouverture mercredi dernier du Moussem religieux annuel de Cheikh El-Hiba dans la région de Kerdous, dans la province de Tiznit, M. El-Ktiri a ajouté que ce soulèvement était l’une des manifestations de la détermination des Marocains à résister aux visées coloniales dans un esprit de patriotisme et d’attachement au trône Alaouite.
M. El-Ktiri a rappelé les qualités humaines de Cheikh El-Hiba, notamment sa noblesse d’âme, son patriotisme, son courage et ses capacités à résister à la politique de la carotte et du bâton pratiquée par les autorités coloniales.
Le général Lyautey, a-t-il ajouté, voyait dans le mouvement de Cheikh El-Hiba une menace politique et un courant fédérateur des opposants au protectorat, ce qui l’avait amené à créer le camps de Mechraâ Ben Abou et un avant-poste militaire à Larbâat des Skhour pour lutter contre les maquisards d’El-Hiba. Après la défaite de ses partisans, El-Hiba s’était réfugié dans l’Atlas, avant de rejoindre la région de Kerdous où il mourut en 1919. Son frère Mrabbih Rabbou avait alors repris le flambeau de la résistance.
M. El-Ktiri a ajouté que ce Moussem offre l’occasion de revivre en mémoire les épopées de ce pionnier de la lutte anti-coloniale et de réfléchir sur la signification de la résistance menée partout au Maroc contre la présence étrangère, soulignant que le mouvement d’El-Hiba était en parfaite harmonie avec les batailles de Chrif Améziane dans le Rif, de Lahri (1914), d’Anoual, de Boughafer et de Jbel Baddou dans les années trente.
Les positions des habitants du Sahara face à la présence espagnole ont toujours été marquées par la bravoure et la détermination, ainsi que par l’attachement à l’identité marocaine et aux valeurs sacrées de la nation, comme en témoigne la promptitude avec laquelle cette population s’est empressée de renouveler son allégeance au trône Alaouite dès le retour d’exil de feu SM le Roi Mohammed V et de faire part de sa mobilisation pour le parachèvement de
l’intégrité territoriale, a-t-il rappelé.
Au cours de cette cérémonie, à laquelle ont assisté le gouverneur de la province, M. Driss Benaddou et les descendants de Cheikh El-Hiba, l’un de ses petits fils, Cheikh Maa Al-Ainine Mohamed Fadel Cheikhani Ben Cheikh M’hamedi, a retracé la vie de Cheikh El-Hiba, érudit qui avait hérité de son père le statut de doyen des soufis Maa Al-Ainine.
El-Hiba avait la notoriété méritée de grand homme de religion, de culture et de connaissance et ses préoccupations politiques ne l’avait d’ailleurs pas empêché de publier des ouvrages embrassant divers domaines, a-t-il ajouté.
A l’issue de la cérémonie, le Haut commissaire a effectué, en compagnie du gouverneur et de la famille Maa Al-Ainine, une visite au mausolée de Cheikh El-Hiba, durant laquelle l’assistance a récité la fatiha à la mémoire du défunt.
Le programme du Moussem compte un colloque sur la vie de Cheikh El-Hiba, organisé par l’association Cheikh El-Hiba pour le développement et la communication.
Les universitaires et chercheurs en histoire qui se sont relayés à la tribune ont été unanimes à rappeler la grande contribution de Cheikh El-Hiba aussi bien à la lutte contre le colonialisme qu’à l’enrichissement du patrimoine national en ouvrages de lettres et d’études religieuse.

Source : MAP

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