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Chose publique:Les éclairages de l’Inspection générale
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Chose publique:Les éclairages de l’Inspection générale

Par: le lundi, février 2, 2009

C’est désormais à une partie de tirs à la corde informationnels entre le PJD et le ministère de l’Intérieur qu’on assiste. Sur fond de révocation de plusieurs élus locaux parmi eux trois présidents de communes dont Aboubakr Belkoura, maire de Meknès, les deux protagonistes se relaient sur la scène médiatique.

C’est désormais à une partie de tirs à la corde informationnels entre le PJD et le ministère de l’Intérieur qu’on assiste. Sur fond de révocation de plusieurs élus locaux parmi eux trois présidents de communes dont Aboubakr Belkoura, maire de Meknès, les deux protagonistes se relaient sur la scène médiatique.
Le département de Chakib Benmoussa n’a pas attendu longtemps pour réagir aux propos tenus par les responsables du parti de la lampe lors d’une conférence de presse organisée samedi dernier. Concomitamment, c’est-à-dire le jour même, l’Inspection générale de l’Administration territoriale, relevant de l’Intérieur, a publié un communiqué qui fait la lumière sur les décisions prises à l’encontre d’une soixantaine de responsables impliqués dans la mauvaise gestion de la chose publique. Et ce n’est pas tout. Le ministère organise aujourd’hui une rencontre avec la presse pour étayer sa position et partant lever toute équivoque sur sa démarche. En guise d’épilogue, le communiqué en question souligne que les dépassements constatés revêtent un caractère individuel. Ce qui en définitive pousse l’Inspection générale à s’interroger sur les motivations de la réaction du PJD « avec tout ce qu’elle comporte comme interprétations contraires à la réalité ».

Les responsables du parti qui n’ont pas pu avaler la pilule s’interrogent aussi sur la réelle gravité des accusations adressées à l’encontre de leur maire et comptent intenter un recours. Une première en somme puisque aucun autre parti politique n’a jamais réagi de la sorte suite à la révocation d’un ou plusieurs de ses responsables locaux. D’autant plus qu’il s’agit de mesures qui visent, avant tout autre considération, la moralisation de la vie publique selon un programme annuel touchant le plus grand nombre de communes. Et ce, loin de toute considération politique, comme le souligne l’Inspection dans son communiqué.

Toutefois entre le politique et le juridique, le PJD entrevoit des lignes fines dans la décision de l’Intérieur. Tant et si bien qu’il voit dans toute mise en contexte ou éclaircissement du gouvernement une cabale contre ses choix et ses ambitions. Une susceptibilité à fleur de peau doublée d’une victimisation prenant la forme de stratégie politique et qui enfle en périodes pré et post électorales. Le dernier exemple en date est celui de l’affaire du compte dédié au soutien des populations de Gaza. A ce propos, les déclarations du secrétaire général Abdelilah Benkirane ont été contradictoires à l’image de l’hésitation qui a rythmé ses dires lors du point de presse de samedi dernier.

Le bon sens pousse par contre, et naturellement, à croire que l’opération de large ratissage menée par l’Intérieur contre les mauvais gestionnaires est à la fois routinière et forte en messages. Selon le communiqué, l’Inspection générale mène des opérations d’enquête et de contrôle, à chaque fois que des indicateurs laissent apparaître l’existence de dysfonctionnements émanant des rapports. Il s’agit, notamment, de ceux des autorités administratives et des Cours régionales des comptes, ainsi que des doléances et plaintes de parlementaires, de conseillers communaux, de citoyens, d’associations ou autres.

Chargée des missions de contrôle et d’audit de la gestion administrative, technique et comptable des services relevant du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales et ses structures, l’Inspection a effectué depuis le début 2008, quelque 190 missions, dont 61 missions de contrôle de la gestion des collectivités locales urbaines et rurales, 70 missions d’audit des projets de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et 59 missions d’enquête sur des questions concernant les collectivités locales et les entités territoriales. Les résultats des enquêtes et le contenu des rapports sont tous communiqués aux présidents des communes concernés, en leur accordant des délais pour faire part de leurs commentaires sur les observations des commissions d’inspection. Après réception des commentaires des services concernés, il est procédé à l’élaboration de rapports finaux qui exigent, parfois, l’envoi d’une seconde mission sur le terrain pour parachever l’enquête et rassembler des preuves.

Dès que le constat d’une grave irrégularité de la part des présidents des conseils communaux ou de leurs adjoints est confirmé, des sanctions disciplinaires sont prises à leur encontre, sous réserve de poursuite judiciaire. L’Inspection rappelle, à cet égard, que 43 mesures ont été prises depuis le début de l’année 2008, dont la révocation de 18 présidents de communes appartenant à différentes formations politiques notamment les présidents des arrondissements de Aïn Sebaa et de Aïn Chock, des communes de Khouribga, de Oulmès, Moulay Abdellah, Meknès, Lahraouiyine et celui de Beni Khaled. Il s’agit également de la révocation de 20 vice-présidents de conseils communaux et de conseillers communaux ainsi que la suspension de cinq présidents de conseils communaux et leurs adjoints. Par Mostafa Bentak | LE MATIN

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