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Climat : une responsabilité des riches
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Climat : une responsabilité des riches

Par: le mercredi, février 27, 2008

Les Journées européennes du développement se sont déroulées du 7 au 9 novembre, à Lisbonne au Portugal.
Cette deuxième édition était axée sur l’impact du changement climatique pour les pays en développement.

Ces derniers sont « les plus durement touchés par les effets du changement climatique ».
Le Commissaire Européen en charge du Développement et de l’Aide Humanitaire, Louis Michel, a estimé que le changement climatique n’est pas équitable soulignant que les pays les plus vulnérables sont ceux qui en sont le moins  »responsables ».
Selon les principaux intervenants à la rencontre de Lisbonne l’aide au développement requiert donc un effort supplémentaire des pays riches pour permettre aux pays les plus pauvres de s’adapter au changement climatique.

De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que face à ce « tragique paradoxe », les pays riches ont un devoir de solidarité.
L’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, Kemal Dervis, a rappelé que « 70% des gaz à effets de serre déjà émis sont dus à l’activité des pays riches, 28% ont été émis par les pays émergents et seulement 2% par les pays les moins développés ».
La Commission européenne a donc proposé la création d’une « alliance mondiale » pour la lutte contre le changement climatique, pour laquelle elle a affecté 50 millions d’euros pour la période 2008-2010.

Les Journées européennes du développement 2007, selon la Commission européenne, ont lieu dans la perspective du sommet UE-Afrique des 8 et 9 décembre à Lisbonne, et de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra à Bali à partir du 14 décembre.
Selon les experts, la lutte contre le changement climatique se livre à deux niveaux.
D’une part, il y a des mesures d’atténuation qui ont pour but d’éviter un réchauffement trop accentué de la planète, et, d’autre part, les mesures d’adaptation à ce changement, lorsque ses effets se font déjà sentir.

Certains pays, dans les régions en proie aux sécheresses ou aux inondations ou encore les petits Etats insulaires menacés par la hausse du niveau de la mer, ne disposent pas des ressources nécessaires pour s’adapter alors qu’ils sont déjà confrontés aux impacts du changement climatique.
Pour le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique (UNFCC), Yvo de Boer, les pays en développement doivent s’assurer, à l’approche de la conférence sur le climat de Bali en décembre, qu’adaptation et atténuation sont « liées », afin d’obtenir « le financement de stratégies de croissance propre et de mesures d’adaptation ».

Pour sa part, Saleem Huq, directeur de l’Institut international pour l’environnement et le développement, basé à Londres, estime que « le financement de l’adaptation n’est pas de la charité, elle ne combat pas la pauvreté mais la pollution. Or ce sont les pays riches qui polluent, et ils doivent aider les pays en développement ».

www.bbc.co.uk

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