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Colloque:L’exportation aux yeux des polytechniciens
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Colloque:L’exportation aux yeux des polytechniciens

Par: le lundi, mars 2, 2009

Quelle stratégie innovante de développement des exportations au Maroc ? Telle est la question à laquelle a essayé de répondre le colloque international organisé par l’Association marocaine des anciens élèves de l’Ecole polytechnique française, en collaboration avec la Banque mondiale et la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM).

Quelle stratégie innovante de développement des exportations au Maroc ? Telle est la question à laquelle a essayé de répondre le colloque international organisé par l’Association marocaine des anciens élèves de l’Ecole polytechnique française, en collaboration avec la Banque mondiale et la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM).
Des personnalités de haut calibre y ont pris part, ayant discuté de divers sujets liés de loin ou de près au thème générique. Mais en gros, le ciblage et la diversification, deux termes apparemment contradictoires mais en réalité complémentaires, ont été les deux mots d’ordre pour bien se positionner sur les marchés internationaux.

Ainsi, afin de permettre au Maroc de relever les défis de la mondialisation et surmonter les difficultés conjoncturelles, Hassan Abouyoub, ambassadeur itinérant et ancien ministre du Commerce extérieur, a fait savoir que le Maroc dispose de niches de technologies pilotées par des compétences scientifiques marocaines reconnues parmi les top 10 de la qualité mondiale. « Ce modèle peut être dupliqué dans la biochimie, l’électronique et la nanotechnologie », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de l’économie du savoir et de l’innovation pour la relance des exportations. Et ce n’est pas Tawfik Mouline, directeur général de l’Institut Royal des études stratégiques, qui dit le contraire.

En effet, « la stratégie adoptée actuellement par le Maroc en matière d’exportation doit être révisée sur la base d’une approche novatrice tablant plus sur le secteur des services à forte valeur ajoutée », a-t-il précisé. Chose que confirme, en quelque sorte, le président de l’Association des professionnels des technologies de l’information (APEBI), Mohamed Horani, qui tout en donnant un aperçu des perspectives de développement des services de l’offshoring, n’a pas omis de rappeler que l’offshoring est un secteur prometteur pouvant servir de tremplin aux exportations marocaines lors des prochaines années. A l’horizon 2013, « il devrait représenter un chiffre d’affaires de 6 milliards de dirhams et créer 15.000 postes d’emplois contre 3.000 actuellement », a-t-il lancé, mettant l’accent sur l’importance stratégique du secteur des Technologies de l’Information (TIC) en tant que l’un des leviers de la relance économique et industrielle.

Outre le ciblage sectoriel, les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité d’explorer de nouveaux marchés. Et ce sont les marchés africains qui ont, assurément, capté l’attention des conférenciers. « Les investisseurs marocains sont appelés à saisir les opportunités d’affaires offertes en Afrique, en capitalisant sur la présence des banques marocaines et de la compagnie nationale Royal Air Maroc dans certains pays africains », a déclaré en substance H. Abouyoub. Les marchés asiatiques ne sont pas en reste.

Mais avant d’exporter, il faut travailler en amont en développant une offre de produits et services à la fois diversifiée et compétitive, laisse entendre Nazhra Lahrichi, présidente de la Société marocaine d’Assurance à l’exportation (SMAEX), qui a estimé que le développement des exportations est tributaire de la compétitivité sur le marché international, lequel est plombé par les incertitudes qui pèsent lourdement sur la confiance des investisseurs et des assureurs des risques à l’export. Pour cette économiste, « le monde ne sera plus jamais comme avant l’éclatement de la crise financière ». De ce fait, « les décideurs et les opérateurs marocains doivent s’attacher à la persévérance et la combativité non seulement pour faire face aux retombées de la crise mondiale, mais pour en tirer profit en innovant à l’export et en encourageant l’investissement », souligne Abdelaziz Meziane Belfkih, Conseiller de SM le Roi, en s’exprimant à l’ouverture de ce colloque.

De son côté, Abdellatif Maazouz, ministre du Commerce extérieur, qui a pris part à ce débat, a apporté des éclairages sur l’action du gouvernement, la stratégie de son ministère et la mobilisation de tous les départements concernés pour mettre en œuvre les mesures prises en faveur des entreprises en vue de préserver les secteurs des exportations et de l’emploi et d’explorer de nouveaux marchés.
Par Redouane Chakir | LE MATIN

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