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Commerce extérieur:Des pistes pour préserver les exportations
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Commerce extérieur:Des pistes pour préserver les exportations

Par: le samedi, février 14, 2009

Toutes les pistes sont à explorer pour immuniser et développer les exportations marocaines. Des mesures de soutien à certains secteurs rattrapés par la crise économique qui sévit depuis quelques mois dans le monde, un projet de médiateur entre les entreprises et les banques, une nouvelle stratégie du commerce extérieur, un projet de loi relatif à la sauvegarde des exportations marocaines contre les pratiques déloyales de certains partenaires commerciaux du Royaume… La 13e session ordinaire de l’AG du Conseil national du commerce extérieur (CNCE) qui s’est tenue avant-hier à Casablanca a été une occasion pour déballer tout ou presque.

Toutes les pistes sont à explorer pour immuniser et développer les exportations marocaines. Des mesures de soutien à certains secteurs rattrapés par la crise économique qui sévit depuis quelques mois dans le monde, un projet de médiateur entre les entreprises et les banques, une nouvelle stratégie du commerce extérieur, un projet de loi relatif à la sauvegarde des exportations marocaines contre les pratiques déloyales de certains partenaires commerciaux du Royaume… La 13e session ordinaire de l’AG du Conseil national du commerce extérieur (CNCE) qui s’est tenue avant-hier à Casablanca a été une occasion pour déballer tout ou presque.
D’emblée, le ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maazouz, a tenu à recadrer le débat pour y ramener plus d’équilibre, face à l’insistance de certains opérateurs sur les effets négatifs sur le Maroc de l’actuelle tourmente financière et économique qui secoue l’économie mondiale.
Selon le ministre, il est anormal que l’on ne se préoccupe que de la crise. Le plus important, insiste-t-il, est de poursuivre les chantiers déjà lancés et de mener un travail de longue haleine pour apporter des solutions durables et pérennes aux problématiques du commerce extérieur.

Le ministre a reconnu toutefois que certains secteurs de l’économie marocaine commencent à faire les frais de cette crise, dont notamment le textile, le
cuir et l’automobile, dont les professionnels ont présenté « une longue liste de revendications ». Celle-ci devra donner lieu à des mesures de soutien, qui devraient toutefois être « justifiées », pour ces secteurs.
Donc, au-delà de ces mesures relatives à cette difficile conjoncture que d’aucuns estiment passagère, le ministère a tenu à maintenir le cap quant au processus du développement des exportations marocaines.

Il en est ainsi d’une nouvelle stratégie de développement du commerce extérieur. Celle-ci devra permettre, entre autres, de clarifier les attributions des intervenants dans ce secteur. De même, un projet de loi relatif à la sauvegarde des exportations marocaines est actuellement déposé au secrétariat général du gouvernement.

Ce dernier projet de loi est très attendu par les opérateurs qui affirment que le produit marocain est très mal protégé face aux pratiques déloyales de certains partenaires commerciaux du Royaume. A cette occasion, un exemple très révélateur a été cité par la présidente de la Fédération des entreprises d’artisanat (FEA), Ghalia Sebti. En fait, fait-elle savoir, alors que le prix d’une paire de babouches fabriquées au Maroc ne descend pas de 50 DH, des babouches importées de la Chine, qui sont une parfaire imitation du produit marocain, sont déclarées à la douane à seulement…
70 centimes.
Ce qui leur donne un avantage de prix sur le marché impossible à égaler, même avec un niveau de taxation exorbitant. Pour expliquer ce phénomène, le ministre parle de la pratique de détournement de la nomenclature douanière.
Pour y faire face, Mme Sebti a appelé à protéger le produit marocain par des barrières non tarifaires qui sont d’ailleurs appliquées par certains pays.
Autre recours possible, des mesures de sauvegarde. Toutefois, il faut que la demande émane des professionnels et qu’elle soit justifiée, selon le ministre. De même, ajoute l’ex-président du CNCE, Mourad Cherif, il s’agit d’une arme à double tranchant, puisqu’elle peut donner lieu à des mesures de représailles de la part du pays concerné. Les mesures de sauvegarde ne doivent être utilisées qu’en dernier ressort, estime-t-il.

Par ailleurs, le ministre a évoqué à cette occasion le manque de transparence des pays de la Ligue Arabe concernant la réglementation du secteur du commerce extérieur, contrairement au Maroc qui a publié toute sa réglementation à ce sujet, y compris sur le Net.

Le seul pays qui a fait un petit effort dans la région à ce sujet est la Tunisie qui, selon le ministre, a mis à la disposition de ce département… un CD contenant la réglementation de son secteur du commerce extérieur que le ministère peut mettre à la disposition des opérateurs concernés. Ce qui en limite la diffusion ! Par Lahcen Oudoud | LE MATIN

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