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Dounia Taârji remplacée:Nouveau rebondissement ou fin de partie ?
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Dounia Taârji remplacée:Nouveau rebondissement ou fin de partie ?

Par: le mardi, mars 3, 2009

Un nouveau directeur général pour le CDVM. C’est Hassan Boulaknadal, professionnel reconnu du marché financier, qui vient d’être choisi pour succéder à Dounia Taârji ayant occupé ce poste depuis 2001.

Un nouveau directeur général pour le CDVM. C’est Hassan Boulaknadal, professionnel reconnu du marché financier, qui vient d’être choisi pour succéder à Dounia Taârji ayant occupé ce poste depuis 2001.
Un nouveau rebondissement ou une fin de partie ? Ce qui est sûr, c’est qu’on s’achemine vers la clôture silencieuse d’une enquête qui a levé le voile sur un scandale qui a ébranlé le microcosme financier il y a près de cinq mois.
C’est celui lié à une fuite des informations non publiques relatives au carnet d’ordre de la Bourse, à cause d’une erreur de paramètres au moment de la migration vers le nouveau système de cotation en mars 2008. L’accès du public à ces informations était possible à travers le site de Boursomaroc, qui n’est entré en service qu’à compter du 24 juin. Seulement, l’analyse des transactions des clients de ce rediffuseur a conclu au fait que ces transactions n’ont eu aucun impact direct sur le marché notamment lors de la baisse des séances du 15 et du 16 septembre 2008. En outre, le CDVM, après avoir contrôlé une centaine de transactions, a constaté que les cas de vente à découvert étaient marginaux et ne pouvaient avoir eu un impact sur le marché. Ce sont des révélations de l’enquête diligentée par le régulateur pour déceler les véritables raisons de la dégringolade du marché, durant les séances du 15 au 17 septembre 2008.

Une chute qui a fait beaucoup de bruit, ce qui a incité, les autorités de tutelle, à la reconstitution du puzzle pour pouvoir faire toute la lumière et démonter les responsabilités. Effectivement, la banque d’affaires CFG et son site de Bourse en ligne, accusés de manipulation de cours et de vente à découvert, ont été blanchis par cette enquête qui a pris tout son temps pour trancher.
Le rapport établi par le conseil d’administration du CDVM, réuni le 12 novembre 2008, sous la présidence du ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, a explicité que « le système informatique de Dar Tawfir a fait l’objet d’une vérification au cours de laquelle il a été procédé à des simulations et au contrôle d’un échantillon d’opérations, ce qui a permis de s’assurer que ledit système bloque automatiquement toute opération de vente à découvert ». Et à la surprise de tout le monde, c’est la responsabilité de la société gestionnaire qui a été engagée. « Le contenu des informations diffusées, qui aurait dû être paramétré et contrôlé au moment de la migration vers le nouveau système de cotation, n’a pas été contrôlé ultérieurement non plus, et ce pendant une période de plus de 6 mois. Ceci engage pleinement la responsabilité de la société gestionnaire de la Bourse », stipule le rapport.

Le conseil d’administration ne s’est pas contenté de la pointer du doigt, mais il est allé jusqu’à rendre son verdict en demandant sa révocation. Une décision qui ne s’est faite pas attendre. Rapidement, le président du directoire, le directeur général et le directeur du système d’information se sont trouvés écartés. Un noyau, qui jusqu’à maintenant, n’a pas été remplacé.
Il est d’ailleurs bon de préciser que depuis que cette affaire s’est déclenchée, de nombreux développements ont intervenu au grand bonheur des épargnants et de la place financière casablancaise, ne serait-ce que les circulaires et les textes de loi qui fusent pour une meilleure transparence du marché et pour une meilleure protection des investisseurs. Sont concernées la société gestionnaire, les émetteurs et les sociétés de Bourse.

Le CDVM, n’est pas en reste. En effet, le gendarme du marché, le plus habilité à fermer le dossier, se verra, à son tour, doté de prérogatives plus renforcées. Son statut est appelé à être modifié pour se transformer en une personne morale publique indépendante. Son pouvoir de contrôle et de sanction sera plus élargi. Le nouveau directeur général aura donc du pain sur la planche.
Donc l’enquête, qui a conclu que la baisse du 15 au 17 septembre 2008 ne résulte pas d’une tentative de manipulation de marché, ni d’une pratique généralisée de vente à découvert, paraît répondre aux espoirs qu’elle avait suscités à ses débuts.
Car seules la crédibilité du régulateur, l’objectivité et la rigueur de tous les intervenants du marché peuvent garantir un bon fonctionnement de la place financière et donc un regain de la confiance des investisseurs, pierre angulaire de tout système financier. Par nadia benyouref | LE MATIN

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