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Échanges extérieurs:Baisse du coût des importations
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Échanges extérieurs:Baisse du coût des importations

Par: le vendredi, mars 27, 2009

La dégradation des perspectives de croissance économique des principaux pays partenaires commerciaux, augurant d’un tassement accru de la demande étrangère adressée au Maroc et de nouvelles baisses des cours mondiaux du phosphate, devrait vraisemblablement accélérer le rythme de diminution des exportations.

La dégradation des perspectives de croissance économique des principaux pays partenaires commerciaux, augurant d’un tassement accru de la demande étrangère adressée au Maroc et de nouvelles baisses des cours mondiaux du phosphate, devrait vraisemblablement accélérer le rythme de diminution des exportations.

Parallèlement, le coût des importations devrait diminuer de façon appréciable si la baisse des cours des matières premières énergétiques, alimentaires et minières à l’échelle internationale venait à s’accélérer. Le fort repli des cours des matières premières s’est traduit par une nette diminution des importations énergétiques et alimentaires de 47% et 25% respectivement en janvier 2009 par rapport à janvier 2008. Ainsi, la facture pétrolière a baissé de 72% par rapport à janvier 2008, pour s’établir à 721 MDH, en ligne avec le repli de moitié du cours moyen de la tonne importée. En termes de perspectives, l’AIE s’attend à une nette baisse de la demande mondiale de pétrole en 2009 pour la deuxième année consécutive (-1,2 mbj après -0,4 mbj en 2008), suite à la révision à la baisse des prévisions de la croissance mondiale par le FMI.

Ce dernier prévoit, par ailleurs, un cours moyen du pétrole brut de 50 dollars en 2009, alors que le département américain d’énergie (EIA) table sur une moyenne de 43 dollars. Déjà, le fort repli de la demande mondiale de pétrole s’est traduit par une remontée des stocks, notamment aux Etats-Unis. Ainsi, les stocks commerciaux de brut américains ont atteint 353,3 millions de baril le 13 mars, en hausse de 41% sur un an, pour se situer en dessus de la limite haute de la fourchette moyenne pour cette période de l’année. Malgré cette remontée des stocks, l’Opep a décidé le 15 mars de maintenir son niveau de production de brut inchangé jusqu’à sa prochaine réunion, prévue en mai, préférant d’abord appliquer complètement les baisses programmées l’an dernier.

Les prix du pétrole se sont inscrits à la hausse au cours du premier trimestre 2009, suite notamment à la réduction de la production de l’OPEP, estimée par l’AIE à plus de 80% des 4,2 mbj annoncés. Ainsi, le baril du Brent s’est établi à 51 dollars le 23 mars, en hausse de 54% par rapport à son bas niveau de fin 2008. Globalement, les cours du baril ont évolué aux alentours de 43 dollars dans une fourchette comprise entre 40 et 50 dollars. De même, la facture alimentaire a été allégée grâce à la baisse des importations céréalières de 56%. En particuliers, les achats de blé et de maïs ont reculé de 63% et 27% respectivement, suite à la baisse du prix moyen et du volume importé. En revanche, les importations des huiles végétales brutes se sont appréciées de 66%, malgré la baisse des cours des graines oléagineuses sur le marché mondial.

Quant aux achats de sucre, ils ont plus que triplé en raison de la hausse simultanée du volume (+150%) et du prix moyen de la tonne importée (+35%). On s’attend à ce que les cours des produits agricoles n’augmentent brutalement durant les prochains mois, en raison de la crise économique sévère et de prix pétroliers faibles. Selon le rapport Cyclope 2009, le marché des matières premières serait basé cette année davantage sur les fondamentaux et moins sur les déterminants spéculatifs qui avaient fortement impacté les prix en 2008. En termes de perspectives, selon la FAO, la production céréalière mondiale en 2009 sera inférieure au niveau record atteint en 2008, suite à la diminution des superficies ensemencées et aux conditions climatiques défavorables. Les superficies emblavées seraient réduites de 1%, du fait à la fois d’une faible rentabilité et du renchérissement des intrants.

Aux Etats-Unis, la superficie du maïs reculerait au profit de celle du soja, alors que les semis argentins devraient se redresser après la sécheresse de cette année. Du coté des exportations, les ventes des phosphates et dérivés ont diminué de 61% pour s’établir à 811 MDH contre plus de 2 MMDH en janvier 2008. Leur part dans les exportations totales de marchandises est ainsi passée à 9,6% contre 18,5% il y a un an. Cette contreperformance a concerné aussi bien les livraisons du phosphate brut (-54%), celles de l’acide phosphorique (-29%) et les ventes des engrais naturels et chimiques (-98%).


Les autres achats
La comparaison sur un seul mois de l’année (janvier) pourrait s’avérer illusoire, en raison notamment des effets éventuels des délais de livraison et de règlement.
Dans le sillage du repli généralisé des marchés des matières premières, les cours des phosphates et dérivés ont enregistré une forte tendance baissière ces derniers mois. Ainsi, en février, les prix du phosphate brut ont chuté de 63% comparativement à leur sommet de septembre dernier pour s’établir à 157,5 dollars la tonne, un plus bas depuis décembre 2007. Les autres importations ont enregistré une diminution de 14,7%, imputable essentiellement à la baisse des achats de demi-produits, consécutivement à la modération de la demande intérieure des industries de transformations et du secteur des BTP.

De même, les approvisionnements en denrées alimentaires ont marqué un reflux dû surtout à la baisse de 63% de la valeur des importations de blé, en lien avec la détente des prix sur les marchés mondiaux.
De même, les acquisitions de produits bruts et de biens de consommation ont accusé des baisses reflétant la diminution des achats de soufre brut et de bois d’une part, et celle des acquisitions de voitures de tourisme et de tissus de coton, d’autre part. Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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