Liens commerciaux
      Archives
    Commentaires récents
Élections 2009 au maroc : cherchez la femme  !
Actualités du Maroc » Actualités du Maroc » Élections 2009 au maroc : cherchez la femme  !

Élections 2009 au maroc : cherchez la femme  !

Par: le samedi, juin 6, 2009

Au Parlement où elles se contentent encore des 35 places de la liste nationale et dans les conseils communaux où leur présence reste très symbolique pour ne pas dire insignifiante.

Au Parlement où elles se contentent encore des 35 places de la liste nationale et dans les conseils communaux où leur présence reste très symbolique pour ne pas dire insignifiante.

Pourtant, cela fait plusieurs décennies que les femmes participent à l’action politique directe. La preuve est illustrée par leur participation active au mouvement de résistance nationale tout au long des années quarante et cinquante et qu’il y a eu même une femme parmi les militants nationalistes signataires du Manifeste de l’Indépendance du 10 janvier 1944. Une présence et une constante qui n’a hélas, pas été récompensée comme elle se le doit et qui reste très relative à l’heure des grandes mutations politiques et sociétales que vit le pays. Si les premières femmes élues au sein du Parlement marocain étaient issues des rangs de la Koutla : Badiâa Skalli de l’USFP et Smires Bennani de l’Istiqlal, cette entrée n’à été rendue possible que grâce aux dispositions du code électoral, élaboré pour instaurer cette forme de « discrimination positive » à travers l’établissement de la liste nationale qui réserve 35 sièges du Parlement aux femmes sur les 225 existants. Pourquoi les femmes restent encore marginalisées dans les conseils élus au Maroc ? Hier au Parlement et sans doute demain au sein des Conseils communaux ?
Tout simplement parce que les partis politiques, toutes sensibilités confondues, tâtonnent et hésitent encore à ouvrir grandes les portes devant les femmes. La classe politique, essentiellement masculine, ne prend jamais la peine de désigner des femmes comme têtes de liste. Chaque formation se contente de renvoyer automatiquement une femme candidate vers la liste nationale. Rares sont ceux qui pensent à elles comme tête de liste. Pourtant jusqu’ici, aucune femme, au Parlement comme au sein des Conseils locaux, n’a été poursuivie pour un quelconque délit de détournement de fonds où un autre scandale par ceux qui ont envoyé en prison plusieurs élus Hommes. Preuve qu’elles gèrent bien la chose publique, qu’elles sont en général intègres. Pour peu qu’on leur fasse confiance et qu’on fasse d’elles des femmes politiques éligibles à part entière.

La Gazette du Maroc

Be Sociable, Share!

Mots clés de l'article

Notes : , , ,