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Environnement : Futur défi de la métropole
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Environnement : Futur défi de la métropole

Par: le mercredi, novembre 19, 2008

Le développement de la ville ne peut être envisagé avant de trouver des solutions techniques pour les problèmes d’assainissement et de traitement des déchets

Des terrains forestiers fragilisés par la pression urbaine, des nappes et des cours d’eau en mauvais état, des espaces verts urbains insuffisants, un assainissement incomplet, une gestion peu satisfaisante des déchets…

Côté environnement, le Grand Casablanca est loin de répondre aux normes requises pour assurer à ses habitants une vie saine. En plus des nuisances industrielles, la cité blanche souffre de mille et un maux qui risquent de faire avorter le rêve d’une ville « hissée au rang des grandes métropoles mondiales ». Comme solution à cette situation « critique », le Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) propose toute une stratégie environnementale. Ce programme se décline en plusieurs volets. En premier lieu, le Grand Casablanca devra réduire la pollution de l’air via des règlements applicables à l’industrie, un contrôle du parc automobile, ainsi que le développement des transports collectifs. Dans ce contexte, le SDAU préconise de remplacer progressivement l’activité industrielle polluante de la métropole par des activités non nuisibles. Ainsi,les industries lourdes auront lieu dans les pôles périphériques, notamment dans les nouveaux parcs du pôle industrialo-portuaire de Mohammedia et l’axe de développement industriel Mohammedia–Nouaceur.

La métropole devra également améliorer l’assainissement par le développement des stations de traitement et la prévention des inondations. Les concepteurs du SDAU recommandent, dans ce cadre, la réalisation d’un schéma d’assainissement intégré pour toute la région. Les responsables de la ville devraient alors développer un système cohérent de collecte, de traitement et d’enfouissement. La réalisation de la station de Sidi Bernoussi, l’achèvement des stations d’épuration de Nouaceur et de Dar Bouazza sont les principales actions à entamer dans ce sens. En outre, la réalisation du « super collecteur ouest » est la meilleure solution pour la problématique des eaux pluviales. Ce dernier est de nature à alléger l’impact d’une crue torrentielle. Les eaux usées domestiques et industrielles, ainsi que les lixiviats devront aussi être traités au préalable afin de diminuer le niveau de la pollution des nappes phréatiques. Et pour améliorer la gestion des déchets, grand mal de la ville, le SDAU appelle à l’achèvement du réaménagement des décharges de Médiouna mais aussi la mise en service de trois sites de décharge contrôlés.

Il est à noter que le développement d’une métropole ne peut être envisagé avant de trouver des solutions techniques, performantes et durables pour les services urbains de base, notamment l’assainissement, la collecte et le traitement des déchets. A toutes ces recommandations s’ajoutent le besoin de multiplier les espaces verts à la disposition des habitants ainsi que de préserver les milieux naturels existants. Sur ce registre, les décideurs casablancais sont appelés à définir, en premier lieu, une  »trame régionale d’espaces ouverts » non urbanisables, constituée du réseau des forêts, des lits d’oued, des espaces côtiers protégés et autres agricoles à haut rendement, des coupures vertes entre industrie et habitat et des liaisons vertes entre ces différents espaces. Ce concept d’une  »Dar El Beida » parée de ceintures vertes commence déjà à s’apercevoir sur les maquettes des futurs projets et villes nouvelles de la région. Cependant, les Casablancais s’impatientent de le voir en réalité.

Comment pallier les risques naturels ?

Outre la protection de l’environnement, le SDAU recommande de pallier les risques naturels et industriels par des mesures relevant de l’urbanisme et par la réglementation des risques industriels. Pour prévenir ce genre de risques, ladite étude recommande de préserver les ressources naturelles agricoles majeures via la mise en place d’une  »trame régionale d’espaces verts ». Par ailleurs, les responsables de la ville doivent préserver de l’espace naturel et des continuités écologiques. In fine, ils doivent veiller à la création  »d’espaces tampons » entre activités et habitats ainsi qu’au report d’urbanisation hors des zones inondables.

Par Nadia Ouiddar | LE MATIN

www.lematin.ma

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