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Formation du gouvernement Benkirane II : Un exercice constitutionnel abouti
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Formation du gouvernement Benkirane II : Un exercice constitutionnel abouti

Par: le vendredi, octobre 11, 2013

Lemag : Le Maroc des institutions, tel que l’enracine, la constitution de juillet 2011, s’est renforcé.

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La cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, déroulée hier, jeudi 10 octobre 2013, au palais royal de Rabat, sous présidence du Roi Mohammed VI, a été l’aboutissement d’un très long processus, qui a confirmé sur la voie de son apprentissage démocratique, le royaume.

En effet, la sortie tonitruante du parti de l’Istiqlal de la majorité gouvernementale, perçue en son temps, comme synonyme d’une crise politico-institutionnelle ébranlante, pour ce Maroc, jeune dans sa démocratie institutionnelle, a consacré, au contraire, la volonté de ce dernier, d’accouder son socle constitutionnel à un fonctionnement démocratique normalisé.

Hormis, les appréciations politiques, parfois politiciennes, légitimes démocratiquement, des uns et des autres, sur le contenu de cette refonte de la quadri-majorité gouvernementale ou sur la rentrée au gouvernement d’un certain nombre de ministres apolitiques ou technocrates, l’exercice, d’un point de vue institutionnel, est une réussite.

Le royaume s’est encore une fois, distingué dans la région l’environnant.

A la différence des pays de l’Afrique du nord, l’Egypte anarchique, la Lybie désétatisée, la Tunisie déstabilisée et l’Algérie anocratique, le Maroc a marqué son exception.

Plusieurs mois durant, et alors que le gouvernement n’avait pas de majorité et que son chef Abdelilah Benkirane, conduisait de longues négociations, dont les résultats sont à considérer dans les deux sens, le Maroc est resté normalement fonctionnel, les institutions et l’administration de l’Etat, ont continué de fonctionner normalement et sans crise.

La continuité de l’Etat, précieuse qualité du Maroc, dans un environnement régional chaotique, été assurée.

La classe politique a été exemplaire, par son sens de l’Etat.

A aucun moment, ils n’ont fait transparaitre leurs différents, leurs verbiages acides ou leurs litiges, sur le fonctionnement de l’Etat.

Le Roi s’est tenu à son rôle d’arbitre et de garant de la continuité de l’Etat et du bon fonctionnement de ses institutions.

Depuis l’appel téléphonique qu’il fit à Hamid Chabat, SG du PI, pour lui demander de garder les ministres démissionnaires, en postes, jusqu’à leurs remplacement par ceux du RNI, passant par son refus, malgré les demandes, d’intervenir dans le litige politique entre le PI et le PJD et jusqu’à la nomination des ministres, désignés par le chef du gouvernement, le souverain a scrupuleusement respecté la frontière de ses missions constitutionnelles.

Un nouveau pas confirmé, sur la voie, tant espérée, d’une monarchie parlementaire moniste, où le Roi règne et ne gouverne pas.

Par la reformation de cette majorité gouvernementale renouvelée, le Maroc a démocratiquement réussi, son exercice constitutionnel a abouti, restera toutefois, sujette d’appréciation, la capacité de ce gouvernement upgradé, à réussir les défis socio-économiques, que se doit de relever le pays en entier, et cela est une autre classe d’exercice démocratique, qu’il faudra pratiquer et réussir.

Source:Lemag

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