Henri Terrasse réédite son livre sur les kasbas berbères
Par: admin le Mardi, septembre 14, 2010La réédition du livre « Kasbas berbères de l’Atlas et des Oasis. Les grandes architectures du Sud marocain» d’Henri Terrasse (1895-1971) viennent de paraître aux éditions Actes Sud, à l’initiative du Centre Jacques Berque de Rabat.
Une longue préface a été ajoutée à la nouvelle édition, sous la plume de l’architecte et anthropologue Salima Naji, qui défend acharnement la protection et la sauvegarde des kasbas et greniers berbères du sud.
« Cet exercice m’a permis de me replonger dans la mise en patrimoine de cette période intense et m’a fait mesurer plus encore, derrière les préjugés et les impensés, le travail de fond accompli par ses hommes de passion» , a indiqué Mme Naji dans un communiqué parvenu à la
MAP.
L’architecte et anthropologue continue de plaider pour l’usage des matériaux traditionnels, terre et pisé, pour la restauration des kasbas et greniers et les très belles mosquées du Sud.
« Non, décidément non, on ne reproduit pas avec du ciment – comme certains semblent le croire – des édifices en pierre ou en pisé» , a-t-elle estimé, expliquant: « Il faudrait initier une approche paysagère sur les sites historiques que sont les greniers et les kasbas, mais aussi les villages, et développer des zones de protection des monuments, si nous voulons conserver ces
témoins d’une civilisation des oasis, si fragilisés» .
« Kasbas berbères de l’Atlas et des Oasis» , publié pour la première fois en 1938, est le deuxième d’une série commencée chez Actes Sud avec la réédition du livre « Le Jardin et la Maison arabes au Maroc» de Jean Gallotti (1926).
L’ouvrage d’Henri Terrasse, historien et spécialiste de l’art musulman, est d’une grande valeur autant par son aspect patrimonial que par la qualité des images qui l’illustrent. C’est le récit d’un auteur fasciné par l’architecture de cette région du Maroc et son riche patrimoine architectural et historique qui nécessite protection et sauvegarde.
Source : MAP



ilham labsir









26 octobre 2010
malheureusement ce patrimoine architectural étant sous estimé par les siens et ignoré par les responsables; est entrain de disparaitre sous nos yeux preuve en est la disparition à jamais de cette magnifique kasbah qui illustre la page de garde du magnifique ouvrage d’Henri terrasse!!
17 juin 2011
Amoureux de la Culture Amazigh, je souffre de voir
héritier ne savent pas la richesse de leur Culture
Il faut photographier les vestiges et les personnes
qui peuvent encore parler du passé et transmettre
les origines de cette civilisation
Faternellement Guy
28 février 2012
A méditer;faute à nous qui ont abandonné nos casbahs pour 100m de béton;à l’état qui ne sait pas quoi faire de ses édifices.Pourquoi exproprier les ayants droits pour laisser démolir(Taourirt de Ouarzazate ex). Aucune de la vallée oued lhajjaj à Skoura n’a survécu et pourtant elles figurent dans l’ouvrage.