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Investissement:La voie royale de la relance
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Investissement:La voie royale de la relance

Par: le mercredi, février 18, 2009

Le signal est fort et les engagements à la mesure des défis de l’époque. Malgré la crise financière mondiale, le Maroc fait bonne figure. Dans les faits et contrairement à l’air de frilosité qui semblait embuer la visibilité des investisseurs privés, le Royaume s’engage dans des projets structurants.

Le signal est fort et les engagements à la mesure des défis de l’époque. Malgré la crise financière mondiale, le Maroc fait bonne figure. Dans les faits et contrairement à l’air de frilosité qui semblait embuer la visibilité des investisseurs privés, le Royaume s’engage dans des projets structurants.
Même les dubitatifs s’y sont finalement joints, encouragés par un élan national stimulé par les orientations royales. En deux temps et en l’espace d’une semaine, la ville de Fès, avec toute la connotation historique qu’elle dégage, a servi de point de départ d’une dynamique, tous azimuts.

Le Souverain y a donné le coup d’envoi à deux grands projets qui se complètent et convergent dans une complémentarité combinant développement économique et social. Encore une preuve tangible de la nouvelle vision qui conçoit la marche du pays dans un tout harmonieux. Un exercice du pouvoir qui privilégie la participation mettant en contribution toutes les strates de la société marocaine. Le contrat-programme public-privé 2009-2015 relatif au Pacte national pour l’Emergence industrielle et cinq conventions liées à son exécution en est la première illustration. Objectif : développer le secteur industriel et l’investissement au Maroc grâce à un partenariat tripartite impliquant gouvernement, patronat et banques. Fort d’un budget de 12,4 milliards DH, ce contrat-programme fait la part belle à la formation et aux RH en leur allouant 34 % de cette manne financière. Quant à l’incitation à l’investissement, presque un quart de cette enveloppe y a été consacré. L’Etat et les opérateurs économiques jouent ainsi la même partition pour booster la croissance, créer des emplois industriels pérennes, réduire le déficit commercial, augmenter le PIB industriel et contribuer à la politique d’aménagement du territoire. Les prévisions à terme sont prometteuses.

A l’horizon 2015, le Pacte permettra d’aboutir à une augmentation du PIB industriel de 50 milliards DH additionnels. Côté emploi, ce plan prévoit la création de 220.000 postes. Il ambitionne, également, de générer un volume supplémentaire d’exportations de 95 milliards DH ainsi que 50 milliards DH d’investissements privés dans l’activité industrielle. L’effet multiplicateur de ce partenariat est donc assuré apportant ainsi la preuve qu’une politique d’action commune finit toujours par donner ses fruits. Conscient de sa pole position dans le domaine des métiers mondiaux, tels l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique, le Maroc tentera d’attirer encore plus d’investisseurs étrangers.

Pour chaque secteur, les incitations adéquates ont été définies notamment les besoins en formation, les plates-formes industrielles intégrées à réaliser et la liste d’entreprises étrangères cibles à démarcher dans l’immédiat. Moins d’une semaine après la signature du Pacte, un autre projet d’envergure nationale a été scellé portant sur deux conventions dans l’habitat social d’un montant de 52 milliards DH. Il faut dire qu’il n’y a pas longtemps, certains promoteurs ont exprimé des doutes sur la visibilité dans ce genre de projets. La réponse de l’Etat ne s’est pas fait attendre pour remettre le train sur les rails. Et voilà que la dynamique, enclenchée en période de faste reprend sa cadence en pleine crise défiant les bourrasques de la récession mondiale principalement dans l’immobilier.

Ainsi, les deux conventions portent sur la mobilisation de 3.853 ha du foncier public pour la réalisation de 200.000 unités à travers la création de 14 pôles et zones urbains et la mise en œuvre de 28 programmes d’habitat dans 32 villes et centres répartis sur 11 régions du Royaume. La classe moyenne, vecteur annoncé de la croissance, n’est pas en reste. La deuxième convention la concerne directement à travers l’élargissement du fonds de garantie Daman Assakan. Pour rappel, le secteur de l’habitat a enregistré, durant les 5 dernières années, un accroissement annuel de 9 % contre 5 % pour l’ensemble de l’économie nationale. Il a profité de 110 milliards de DH d’investissements en 2008 contre 69 milliards de DH en 2004. Le secteur a aussi permis la création de plus 208.000 postes d’emploi additionnels durant la même période, dont 65.000 l’année dernière, soit 50 % des nouveaux emplois. Quant aux crédits bancaires alloués à l’immobilier, ils ont, quant à eux, quadruplé pour atteindre 153 milliards de DH en 2008, avec une amélioration des conditions de financement, notamment la baisse des taux d’intérêt. Par Mostafa Bentak | LE MATIN

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