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« Je suis né entre les livres » (Tayeb Seddiki)
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« Je suis né entre les livres » (Tayeb Seddiki)

Par: le samedi, octobre 17, 2009

Tayeb SeddikiArtiste hors pair et aux multiples casquettes, Tayeb Seddiki, l’un des pionniers du paysage culturel marocain, n’hésite pas à afficher son « grand amour » pour la calligraphie et la littérature arabes qui, dit-il, inspirent beaucoup ses toiles.
Entre théâtre, peinture, cinéma et télévision, Tayeb Seddiki a toujours réservé une place particulière à la calligraphie arabe qu’il « exerce avec beaucoup d’amour et de passion », a-t-il confié à la MAP en marge d’une exposition organisée par « la Minaudière des arts », pour célébrer son riche et exceptionnel parcours.
« Je suis né entre les livres, et c’est le secret de mon grand amour pour la calligraphie », affirme Seddiki faisant savoir que cette « passion » est héritée de son père Mohamed Ben Said Seddiki, « un érudit et un grand historien qui avait une collection de manuscrits absolument fabuleuse que nous gardons toujours ».
Mais derrière cette passion pour l’alphabet arabe, se cache une grande estime pour la langue arabe « absolument fascinante », et que l’artiste avoue « avoir découvert tardivement ».
« L’arabe est non seulement une langue de mots, mais aussi et surtout une langue de racines », tient-il à assurer.
« D’ailleurs rares sont ceux qui savent que je vis de la calligraphie arabe plus que du théâtre, du cinéma ou de la télévision », fait-il savoir précisant qu’avec l’argent des toiles vendues, il a pu monter plusieurs pièces de théâtre.
Evoquant sa relation intime avec le livre face à « l’invasion » des écrits numérisés, Sedikki reste catégorique: « Rien ne remplace le livre », soulignant « l’intimité » de son rapport avec le papier.
« Comme c’est beau d’entendre le crissement d’une plume sur un papier lorsqu’on écrit! », soupire-t-il.
Pour ce qui est du théâtre, son premier et éternel amour, il insiste que rien ne pourrait s’y substituer, formulant le souhait d’édifier son propre théâtre.
En marge de cet événement se tenait également une exposition de photos qui immortalise des moments phares dans la vie de l’artiste.
On y voit Seddiki, côte à cô te, avec de grandes personnalités du calibre de Yasser Arafat, Mohamed Arkoun, Louis Aragon, ou encore la diva arabe Oum Keltoum.
Cette manifestation a également été l’occasion de passer en revue l’expérience théâtrale de Tayeb Seddiki à travers notamment « le prix de la liberté », « la Beyâa » (allégeance) ou encore son film « Zaft ».

Source : MAP

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