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Journée de la femme: le long chemin de l’égalité
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Journée de la femme: le long chemin de l’égalité

Par: le vendredi, mars 8, 2013

Dans quel contexte la femme marocaine célèbre-t-elle le 8 mars 2013 ? Nous avons recueilli les avis de certaines militantes de la cause féminine…

Les associations des droits des femmes au Maroc, notamment l’union de l’Action féminine et la Ligue démocratique des droits des femmes célèbrent le 8 mars cette année avec le sentiment qu’il y a une régression dans l’air. Les femmes se sentent plus que jamais menacées dans leurs acquis et avec un gouvernement à majorité islamiste, le risque est grand.femmes-maroc

Pour Aicha Lekhmass, avocate et l’une des pionnières militantes pour les droits des femmes, la situation requiert davantage de mobilisation « si nous voulons consolider les acquis et non retourner en arrière… » nous dit-elle. Elle laisse entendre qu’avec le gouvernement actuel et plus que par le passé, il faut être vigilant. D’autant plus déclare-t-elle  « la violence contre les femmes au Maroc existe dans l’imaginaire collectif, les mentalités et les rites… Et tant qu’il y a des jeunes femmes qui se suicident parce qu’elles sont forcées de se marier, le chemin reste encore long ».

Pour Rachida Tahri,  députée du Parti du progrès et du socialisme (PPS), et ex-présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), le mariage des mineures, dont le nombre de cas est passé de 30.000 en 2008 à plus de 35.000 en 2010, selon des chiffres officiels, ne cesse d’augmenter. Pourtant, si l’article 19 du code de la famille, adopté en 2004, interdit le mariage pour toute personne de moins de 18 ans, les deux articles suivants offrent la possibilité à un juge de déroger à cette règle.

Effectivement le mot est lâché et ce qu’on reproche à la ministre actuelle de la Famille et de la solidarité, Bassima Hakkaoui, dont la position au sujet du mariage des mineurs et du viol laisse à désirer. Elle n’a pas pris la défense de la petite Amina Filali, mariée malgré à son violeur et qui a fini par se suicider, en mars 2012.

N’empêche que Mme Hakkaoui multiplie les initiatives pour installer la mise en place d’un cadre juridique et organisationnel en installant des commissions ad hoc sur l’égalité et la parité. A ses détracteurs, elle répond que «la lutte contre la violence à l’égard des femmes, sous toutes ses formes, constitue l’un des fondements de la protection des droits des femmes et un devoir auquel nous devons tous participer dans un esprit de coopération et d’ouverture sur les différentes expériences positives en la matière. »

En effet, une Marocaine sur trois est victime de violence. «Près de six millions de femmes marocaines souffrent de violence, sous toutes ses formes », et dans 55% des cas, il s’agit de «violences conjugales », assène Mme Hakkaoui. Coups et blessures, torture, séquestration insultes, humiliations, privations de tous types, la femme marocaine encaisse et se tait. Des voix montent pourtant et enregistrent leurs plaintes au près d’associations qui croulent sous les demandes d’aides et de soutien. L’association Solidarité féminine, l’ONG dirigée par

Aïcha Ech Chenna
, recense, chaque année, un grand nombre de plaintes des femmes victimes de violences  sexuelles. Et le phénomène s’amplifie chaque jour davantage.
Certes, le tableau n’est pas noir, mais il n’est pas non plus rose. Beaucoup a été fait dans le long chemin de l’égalité homme-femme, mais beaucoup reste à faire.

source :Menara

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