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Knowledge@Wharton : Casablanca sur les pas de Dubaï
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Knowledge@Wharton : Casablanca sur les pas de Dubaï

Par: le mercredi, février 5, 2014

Knowledge@Wharton est un réseau d’analyse relevant de la Wharton School de l’université de Pennsylvanie aux USA, il a livré une analyse sur le devenir d’un des atouts économiques prometteurs du Maroc, la Casablanca Finance City (CFC)

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sur les pas de Dubaï, le Maroc irait, observent les analystes Jed Halfon et Mohammad Rustom, membres du ’The Lauder Class of 2015’.

Dans une analyse publiée dans le site Your Middle East, sous le titre ‘Can Casablanca Become the next Dubaï ? ’, les deux analystes ont mis en comparaison, les deux métropoles, et leurs centres financiers, la CFC de Casablanca et le Dubai International Financial Centre (DIFC).

Selon cette analyse, à l’image de la DIFC de Dubaï, devenu centre de gravité financière du moyen orient et concurrençant mondialement, des places prestigieuses comme celles de Pékin ou de Moscou, la CFC de Casablanca est, à sa mesure, sur la même voie, pour s’imposer comme la place de la finance africaine, même si, souligne les deux chercheurs, le management de la CFC, le Morocco Finance Board (MFB), insiste modestement sur son ambition géographiquement réduite à l’Afrique francophone, la zone appelée par le MFB : GNWA pour (Greater North West Africa).

Mais les différences entre Dubaï et Casablanca sont monumentales, relèvent les deux auteurs, observant que Casablanca et plus en général, le Maroc, ont encore un long chemin à parcourir, sur un marché fortement concurrentiel.

Dubaï, a nombreux avantages, à commencer par sa très forte visibilité de centre touristique international, qui rivalise, souligne Knowledge@Wharton, avec des destinations mondiales phares, comme Barcelone, Rome, Vienne et Los Angeles; cette visibilité fait défaut au Maroc, dont le standing touristique à l’international reste très moyen.

Autre élément de taille à l’avantage de la DIFC, est son management ainsi que son environnement réglementaire.

Ainsi, au moment où le gouvernement marocain insiste pour que la CFC soit assujettie aux stricts contrôles de Bank Al Maghrib, du ministère des finances, du régulateur des marchés de capitaux CDVM et du régulateur du marchés des assurances DAPS, le DIFC de Dubaï a été doté d’une législation spécifique y compris au niveau judiciaires et de tribunaux.

Il s’agit, pratiquement, d’une zone autonome à l’intérieur de Dubaï, qui a ses propres lois et ses propres tribunaux, choses qui favorisent l‘attraction vers elle, des firmes financières internationales, alors que la CFC casablancaise peine, indique Knowledge@Wharton, à décoller, trop alourdie par une législation n’évoluant qu’à petits pas et des contrôles se multipliant, tout comme les acteurs les pratiquants.

Knowledge@Wharton conclut qu’autant le Maroc et les Emirats ont un avantage précieux dans la région, à savoir la stabilité politique et sécuritaire, mais à vitesses différentes, les deux pays avancent ; la CFC est sur le bon chemin pour se déployer mais pas à grand échelle, à condition que le bon exemple de Dubaï, n’inspirent les responsables marocains.

Source:Lemag

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