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L’Algérie a-t-elle ‘acheté’ son élection au conseil des droits de l’homme de l’ONU ?
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L’Algérie a-t-elle ‘acheté’ son élection au conseil des droits de l’homme de l’ONU ?

Par: le mercredi, novembre 13, 2013

Inexistante sur la carte mondiale des pays respectueux des droits de l’homme, et réputée régime bourreau de son peuple, l’Algérie a néanmoins été élue hier, 12 novembre, au conseil des droits de l’homme de l’ONU.
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L’élection d’hier, au conseil des droits de l’homme de l’ONU, de certains pays, réputés grands violeurs, sanguinairement parfois, de ses droits, comme l’Algérie et Cuba, pose la question de la légitimité de ce conseil, sensé défendre, promouvoir et faire respecter les droits de l’homme dans le monde, dont les membres se doivent, en premier lieux, d’être des modèles de ce respect.

Si l’élection du Maroc à ce conseil par une large majorité des voix, est parfaitement légitime et compréhensible, vu son riche actif en la matière, depuis sa création de l’IER et son, unique au monde, processus de justice transitionnelle et jusqu’à sa création du CNDH selon les principes de Paris et son adoption de plusieurs protocoles internationaux de respect des droits de l’homme, l’élection de l’Algérie et de Cuba est une véritable dégradation de l’image de ce conseil.

Le CDH de l’ONU
, se retrouve décrédibilisé en ayant parmi ses membres, l’Algérie où la presse est financée et contrôlée éditorialement par l’armée via le CCD, où toute manifestation est systématiquement écrasée dans le sang, comme ils furent les cas, en Kabylie, au Sahara oriental et dans le sud algérien ; où des populations sahraouies civiles sont encerclées par l’armée dans des camps de concentration, après avoir été déportés par les milices du Polisario, du Sahara marocain en 1975.

A ces populations sahraouies, sont interdits les droits d’expression libre et de circulation, elles sont maintenues par l’Algérie membre du CDH de l’ONU, en des conditions humaines désastreuses, famine et esclavagisme, carnage, enlèvements et tortures, en cas de protestations ou d’insurrections.

Le 11 novembre dernier, soit la veille de l’élection de l’Algérie au CDH à Genève, l’ONG HRW, a interpellé le régime algérien sur ses violations graves des droits de l’homme en Algérie, ainsi que les droits d’expression et de manifestation.
Le cas du blogueur Abdelghani Aloui, en prison depuis le 15 septembre, pour avoir critiqué une nouvelle candidature du président aux élections de 2014 et partagé des photos et des caricatures de Bouteflika sur sa page Facebook est le moins sévère, alors que  Eric Goldstein, directeur Afrique du Nord & Moyen- Orient à HRW a dit : «Si l’Algérie veut un siège au Conseil des droits de l’Homme, elle doit montrer sa préoccupation pour les droits de ses propres syndicalistes. Les Algériens doivent pouvoir s’exprimer librement et manifester ou exprimer leurs opinions».

Est légitime alors, la question posée de, si cette Algérie violatrice des droits de l’homme a acheté par ses pétrodollars, son élection à un conseil, où elle ne mérite point d’y siéger ?

Source:Lemag

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