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La diversité à Mawazine
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La diversité à Mawazine

Par: le mardi, mai 28, 2013

Hip-hop, raï, amazigh, katakh et salsa :la diversité au coeur de Mawazine

Le Festival Mawazine a encore marqué les esprits à l’occasion de sa quatrième journée ! Moment très attendu, la venue du collectif Sexion d’Assaut a déclenché les cris et les applaudissements nourris de 100 000 spectateurs présents en masse devant la scène de l’OLM-Souissi.

tinariwen-mawazine-2013Formation incontournable en France, Sexion d’Assaut a largement contribué à populariser le rap et le hip-hop. Pendant une heure et demie, le groupe a livré une prestation d’anthologie, brillant par la qualité de son freestyle, la profondeur de ses textes et la fraîcheur de ses mélodies. Résultat : scandant les paroles de chaque chanson, les festivaliers sont restés scotchés devant un flow aussi énergique. Quant aux punchlines implacables de Sexion d’Assaut, elles ont su donner au concert une fraîcheur et un dynamisme appréciés de tous !
Figure incontournable de la musique contemporaine et populaire, Cheb Mami était lui présent un peu plus tôt sur la scène orientale Nahda. Enfant prodige de la musique, celui que l’on surnomme « le prince du raï » a une nouvelle fois donné la preuve de son immense talent. Devant 120 000 festivaliers, Cheb Mami a assuré un show impeccable, mélangeant tous les genres, du folklore au rap, en passant par le reggae, la dance ou encore le flamenco. Acclamé par son auditoire, le chanteur a livré les plus belles couleurs d’un raï cosmopolite et universel dont lui seul a le secret.
Auparavant, le public a longuement applaudi Rabab, fille de l’artiste Bouchaib El Jdidi. Originaire d’El Jadida, la jeune femme a participé à Studio 2M en 2010 et au programme Najm Al Khalij l’année suivante. Passionnée de musique arabe classique, Rabab a livré un répertoire de titres aux sonorités marocaines et khaliji pour le plus grand plaisir de ses fans.
Sur la scène du Théâtre National Mohammed V, c’est un autre pays, loin du Maroc mais partie intégrante du continent africain, qui était à l’honneur : le Cap-Vert. Vivant aujourd’hui au Portugal, la chanteuse Sara Tavares a charmé l’audience autant par sa voix que par son jeu de guitare. En portugais, créole et anglais, la jeune femme a su habilement tissé des liens entre ses influences capverdiennes et lusophones. Portant le drapeau marocain à la fin de son concert, Sara Tavares a livré des chansons subtiles et poétiques qui ont su capter les festivaliers grâce à leurs rythmes aussi riches que variés.
Avec une programmation consacrée pour moitié aux artistes du Maroc, le Festival Mawazine n’a pas dérogé à la règle cette année encore : la scène de Salé a permis aux spectateurs de découvrir quelques-unes des plus belles voix du Royaume à travers une programmation entièrement dédiée à la musique amazighe ! Considérés comme les Nass El Ghiwane de la chanson berbère, le groupe Izenzaren, 40 ans de carrière au
compteur, a offert à une foule d’admirateurs des paroles engagées et militantes, chantant à merveille la vie et la révolution. A sa suite, le chanteur et poète Mallal ainsi que la formation Numedia ont perpétué avec succès l’identité et la culture amazighe.
Plus que jamais à l’honneur, le Maroc et sa diversité ont été au centre de toutes les attentions sur la scène de la salle Renaissance. Pianiste, compositeur et chanteur, lauréat du conservatoire de Casablanca et du conservatoire de Rabat, Fattah Ngadi a magnifiquement joué un florilège de ses plus belles compositions, certaines spécialement écrites pour le cinéma et des feuilletons à succès comme Oujaâ Trab, Saif Belaâmne ou encore El Majdoub.
Dédiée aux musiques du monde, la scène du Chellah n’a pas failli à sa vocation. Le public y a découvert la formation Sharmila Sharma Ensemble. Danseuse née, Sharmila Sharma est une des plus grandes interprètes de Kathak, la danse folklorique du nord de l’Inde. Accompagnée d’un groupe de virtuoses – Kakoli Sengupta au chant, Prabhu Edouard aux tabla et Henri Tournier à la flûte bansuri –, la jeune femme a offert un spectacle magique, mêlant la beauté du geste à un univers poétique ancestrale.
Du côté de la scène du Bouregreg, les dix musiciens d’Ondatrópica ont offert au public ébahi un mariage réussi entre la tradition musicale colombienne et l’exploration sonore la plus contemporaine. Ces vétérans du répertoire ont jonglé entre la cumbia, le porro, la salsa, l’électro et le hip-hop, livrant des rythmes enfiévrés et des beats tropicaux surprenants.
Sur scène comme dans la rue, la ville de Rabat a vibré tout au long de la journée ! Venues du Maroc, du Brésil et d’Europe, des troupes d’acrobates et des formations musicales spectaculaires ont sillonné la capitale de long en large. Les festivaliers ont ainsi découvert les incroyables figures du collectif marocain de breakdance La Halla KingZoo, quintuple champion du Maroc et double champion d’Afrique de la discipline. Aux côtés du carnaval brésilien haut en couleurs de Dudu Tucci & Brasil Power Drums, Fanfaraï a joué une musique énergique fusionnant les musiques afro-cubaines et maghrébines. Le public a également vibré à l’écoute des talentueux percussionnistes de la formation Overboys, demi-finaliste de Génération Mawazine 2012 et finaliste de l’émission Arabs Got Talent.

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