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La volonté du Maroc de la suppression du statut de fonctionnaire public
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La volonté du Maroc de la suppression du statut de fonctionnaire public

Par: le mardi, juin 25, 2013

Lemag : Fonctionnaire public, petit travail tranquille, le statut pour lequel manifestent, s’immolent par le feu et se suicident, nombreux diplômés chômeurs, depuis des années, est aujourd’hui remis en débat, au sein du gouvernement. benkirane_maroc

Sécurisant, garanti sans licenciement, ni obligation de rendement, le statut de fonctionnaire public au Maroc, hérité du très en faillite modèle français, est le précieux sésame pour lequel, se meurent pour l’obtenir, chaque jour à la capitale, les diplômés chômeurs par centaines.

Salaire garanti, promotion à l’ancienneté, non obligation de rendement, aucune notation, ni d’évaluation de performance, la fonction publique qui ponctionne le budget de l’Etat de 10 milliards d’euros de salaires chaque année, devient le fardeau que trainent les contribuables et qui prive le pays des moyens d’investissements nécessaires à des secteurs plus rentables pour la société et l’économie.

Lors du colloque national sur ‘La refonte du statut de la Fonction publique’, tenu récemment à Skhirat (banlieue de Rabat), s’étaient accordées nombreuses voix, à revendiquer une vrai révision de ce statut, qui n’a point profité au développement du pays, mais qui au contraire, le défavorise sur le plan de la compétitivité, à cause de la lourde bureaucratie, son manque de transparence et ses corruptions qui dégénèrent.

Ainsi, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait plaidé pour une relecture profonde du statut de la fonction publique qui selon lui, provoque des situations déséquilibrées à plusieurs niveaux de l’Etat et de la société: «Tout le monde veut intégrer la Fonction publique. C’est même devenu une sorte de culture enracinée chez beaucoup de nos jeunes concitoyens.  Je crois qu’il n’y aura pas de refonte du statut de la Fonction publique si on ne coupe pas court à cet état psychologique et philosophique… Cet état d’esprit a conduit à des actions criminelles comme ce fut le cas pour ces jeunes qui s’immolent par le feu pour revendiquer leur intégration dans la fonction publique» a expliqué le chef du gouvernement.

Or Benkirane n’a pas été plus loin, pour étayer sa vision et celle de son gouvernement pour reformer ce secteur massif de l’Etat, qui donne des peurs aux politiques comme ferait peur un éléphant dans une galerie de glaces.

Le plus direct à ce sujet et certainement le plus courageux parmi ses camarades au gouvernement, aura été le secrétaire général du gouvernement, le très silencieux Driss Dahak, qui lorsqu’il prit parole au colloque, a parlé incisivement avec des mots radicalement vrais : «la question n’est pas si facile à aborder, elle suscite des interrogations sérieuses voire dérangeantes. Revoir le statut général de la Fonction publique s’impose aujourd’hui avec acuité notamment dans un contexte mondial globalisé basé sur une économie de marché et sur le rétrécissement du rôle de l’Etat» a-t-il introduit sa thèse.

Pour Dahak, les performances du secteur privé plaident en faveur de son modèle de fonctionnement, «offrant un service de qualité et attirant de plus en plus de cadres compétents par ses salaires alléchants et ses énormes possibilités d’avancement» analyse-t-il.

Driss Dahak finit par prononcer la formule magique, celle qui tue, «la possibilité de supprimer le statut de la Fonction publique … Plusieurs pays ont opté pour cette alternative tels que l’Italie, la Suisse, les USA, le Canada. C’est le cas également pour le Vietnam qui a licencié 400.000 fonctionnaires, la Suède qui supprime chaque année entre 2.000 et 3.000 postes dans la Fonction publique» a-t-il plaidé.

La thèse du secrétaire général du gouvernement, a été fortement critiquée par son homologue français, invité du colloque.

Serge Lasvigne, secrétaire général du gouvernement français, a pris ainsi, la défense du modèle de son pays, qui fallait-il le rappeler, est en faillite généralisée et en chute libre depuis des années.

Lasvigne est allé invoquer des questions d’éthiques là où seules, l’efficacité de la tache et l’efficience économique, ont droits de citer.

source: Lemag

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