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Lancement du projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas
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Lancement du projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas

Par: le mercredi, juillet 22, 2009

Lancement du projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas Le projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (GIFMA) a été lancé, mardi à la Commune rurale de Skoura (province de Boulemane), par le Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification.

Doté d’une enveloppe budgétaire de quelque 3,11 millions de dollars (23,5 MDH), ce projet sera réalisé grâce à un partenariat entre le haut commissariat aux eaux et forêts (500.000 dollars), l’agence de développement social (1 million dollars), le fonds mondial pour l’environnement (997.945 dollars), le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc (360.000 dollars), le fonds mondial pour la nature (52.800 dollars) et le corps de la paix des Etats unis au Maroc (200.000 dollars).
La Commune rurale de Skoura a été choisie avec celle de Tanourdi (province de Khénifra) pour servir de communes pilotes pour la mise en place et la validation des modèles de gestion prévus par le projet GIFMA.
Une stratégie de reproduction et d’adaptation de ces modèles sera par la suite préconisée dans les autres communes rurales de la zone du projet GIFMA, qui se situe au sein du corridor allant du Tazzeka dans la province de Taza jusqu’à Kerrouchen dans la province de Khénifra, sur une superficie de 1.078.000 ha, couvrant en partie les régions de Fès-Boulmane, Meknès-Tafilalet et Taza-Al-Hoceima-Taounate.
S’étalant sur une période de cinq ans, le GIFMA vise en premier lieu à mettre en place une gestion intégrée des écosystèmes forestiers du Moyen Atlas susceptible de restaurer leurs fonctions écologiques et de contribuer au développement socioéconomique durable des populations rurales.
Il s’agit, selon les initiateurs du projet, de développer des modèles de gestion participative, multi-fonctionnels et autofinancés des forêts et des parcours. Des modèles qui préservent l’intégrité et la biodiversité de l’écosystème forestier, améliorent la productivité sylvo-pastorale et contrôlent l’érosion.
Le GIFMA mise aussi sur le renforcement des capacités de l’ensemble des acteurs et intervenants afin d’assimiler, développer, reproduire et adapter ces modèles dans le corridor et les bassins versants les plus vulnérables.
S’exprimant à cette occasion, le coordonnateur national du projet GIFMA, M. Noureddine Tahsa, a souligné que ce projet revêt un caractère singulier, dans la mesure où il veille au développement d’un modèle participatif de gestion des espaces forestiers au Moyen Atlas, en organisant la population en groupements, en mettant en place des mécanismes de gestion des espaces forestiers qui favorisent la participation des acteurs locaux et en entreprenant des expertises bien définies.
Le projet vient contribuer de ce fait, a-t-il dit, au renforcement des capacités locales de la population des zones forestières, notamment à travers l’organisation de sessions de formation au profit des associations, des services de la commune et des eaux et forets et des partenaires institutionnels.
Le responsable a également relevé que la force du GIFMA réside dans son approche innovante axée sur la continuité, la bonne gouvernance, le suivi des démarches et la certification dans la gestion des espaces forestiers.
« Le développement d’un système pilote participatif, intégré, multi-fonctionnel et financièrement autonome de gestion des pâturages et espaces forestiers, la revalorisation des zones forestières et la promotion du produit forestier selon les normes internationales sont quelques uns des résultats attendus de ce projet », a-t-il ajouté.
De leur coté, les représentants de la coordination locale du projet ont relevé que « la participation de l’ensemble des acteurs à la conception et la mise en oeuvre du projet constitue la pierre angulaire de la démarche menée dans ce sens, notant qu’un plan d’action détaillé des activités de ce projet a déjà été mis sur pied ».
Il s’agit, selon eux, de la définition des besoins en développement des capacités locales, la formation des acteurs du projet, la prospection du terrain et la réalisation d’études sur les potentialités économiques des zones forestières situées dans le périmètre du projet, les techniques de la gestion forestière et sur les systèmes des données géographiques et d’évaluation.
Et d’ajouter qu' »il sera également procédé à la conclusion de partenariats entre les différents acteurs du projet, le renouvellement du couvert végétal des zones ciblées, la certification de la gestion de l’espace forestier par des instances accréditées et la revalorisation des produits de la forêt, en commençant par les plantes médicinales et aromatiques ».

Source : MAP

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