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Le financement, problème majeur de l’économie solidaire
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Le financement, problème majeur de l’économie solidaire

Par: le lundi, octobre 25, 2010

Le financement, problème majeur de l’économie solidaireLe problème de financement est l’une des difficultés majeures qui handicapent la promotion des entreprises de l’économie sociale et solidaire en Afrique, estiment les participants à la rencontre africaine des réseaux de l’économie sociale et solidaire qui se tient actuellement à Mahdya, ville mitoyenne de Kénitra.

Le fait que ces coopératives ou leurs adhérents ne disposent pas de ressources suffisantes de garantie rend difficilement leur accès au financement par le système bancaire traditionnel, intéressé exclusivement par des rendements financiers élevés et peu risqués.

En outre, la faiblesse de la production des coopératives, la particularité de leur structure et le souci des producteurs directs de préserver l’originalité de leur entreprise en refusant de céder l’exercice du pouvoir au financeur, complique davantage cette difficulté.

Quelle serait donc la forme de financement la plus adaptée aux entreprises de l’économie sociale et solidaire ? C’est la question à laquelle tente notamment de répondre les participants à cette rencontre, organisée par le Réseau Marocain d’Economie Sociale et Solidaire (REMESS).

Le recours aux Associations de Micro-Crédit ne semble pas la solution idoine selon certains.

Ces associations ont, elles-mêmes, recours aux banques traditionnelles et par conséquent leurs prêts reviennent encore plus chers, selon M. Lahcen Daoudi, professeur universitaire et député.

Car ces associations doivent prendre en compte, dans les prêts consentis, les intérêts à payer à ces banques et leurs propres intérêts. M. Rida Lamrini, président d’Inmaa, une association marocaine de micro-crédit, rejette totalement de parler de taux d’intérêt en matière de micro-crédit.

Les associations de micro-crédit, explique-t-il, ne sont pas un organisme commercial mais des associations à but non lucratif qui permettent à des personnes démunie de financer des activités génératrices de revenu.

Dans les années soixante-dix-quatre-vingt, les fonds des ces associations étaient des subventions de l’Etat et aujourd’hui ce sont des prêts bancaires qu’elles doivent rembourser et réaliser un surplus pour couvrir les charges de fonctionnement.

L’alternative de financement par des banques islamiques a été soulevée. Celles-ci ne peuvent vraiment se distinguer des banques traditionnelles que si elles participent, en tant que partenaires, aux projets d’économie solidaire dans une logique où pertes et profits sont partagés.

Toutefois l’exemple d’entreprises d’économie sociale et solidaire qui ont réussies ne manque pas. C’est le cas notamment de la coopérative agricole marocaine COPAG qui a été présenté aux participants à ces assises de l’économie solidaire.

Spécialisée dans la production, le conditionnement et la commercialisation des agrumes, primeurs et lait, et fabrication des jus, yaourts, fromages et lait pasteurisé, cette coopérative a atteint actuellement un chiffre d’affaires de 2 milliards 300 millions de dh. Partie de 4 personnes de même famille, elle compte maintenant 189 adhérents et 70 coopératives. Elle doit son succès à la réussite de l’intégration entre les processus de production, de commercialisation et de transformation, a expliqué M. Zaid Annasser, directeur de la production animale à la COPAG.

Derrière son succès se trouve aussi l’adaptation de sa gestion et son organisation à l’environnement économique, le respect des principes et valeurs coopératifs de solidarité et l’adoption d’un entreprenariat coopératif clair et d’une stratégie de filière maitrisant l’amont avec renforçant les capacités professionnelles. Elle a été présentée comme un exemple concret et possible du passage de la micro à la macro entreprise dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

Dans leur globalité, les communications présentées conviennent que les entreprises de l’économie sociale et solidaire n’échappent pas aux lois de la gestion des entreprises et soulignent que la promotion de ce genre d’entreprise en Afrique a besoin d’une réelle volonté politique. La rencontre des réseaux africains de l’économie sociale et solidaire devront selon le REMESS, identifier les pistes de coopération et de partenariat inter-réseaux susceptibles d’apporter une contribution à l’effort global déployé par chaque pays du continent.

Source : MAP

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