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Le gouvernement marocain mis en difficulté sur sa gestion des comptes publics
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Le gouvernement marocain mis en difficulté sur sa gestion des comptes publics

Par: le jeudi, avril 11, 2013

Rabat – Le gouvernement marocain, emmené par le parti islamiste Justice et développement (PJD), traverse une passe difficile liée à sa gestion des comptes publics, vilipendée par l’opposition et critiquée au sein même de sa coalition.

En 2012, sur fond de ralentissement économique et d’explosion du coût de sa caisse de compensation qui subventionne des produits de grande consommation, le Maroc a connu un inquiétant creusement de son déficit public, à 7,1% du PIB (contre 6,2% un an plus tôt). gouvernement-marocain

Pour remettre ces comptes sur de bons rails -qui doivent ramener le déficit à 3% en 2016, le gouvernement vient de décider d’une coupe budgétaire de 15 milliards de dirhams (1,2 mds d’euros) sur les investissements publics.

L’opposition socialiste a aussitôt fustigé une décision dangereuse et une tromperie à l’égard du peuple.

Cela menace la stabilité sociale et ralentit la croissance économique, a affirmé à l’AFP le Premier secrétaire du parti socialiste USFP, Driss Lachgar.

Depuis l’officialisation de la mesure, la presse marocaine s’en donne elle aussi à coeur joie.

La plus grande coupe de l’histoire, a titré lundi le quotidien francophone L’Economiste, avant de noter mercredi que le montant représentait plus du quart du budget total.

Face au creusement du déficit, le gouvernement, coalition hétéroclite emmenée par les islamistes du PJD, se devait de répondre à une urgence, signale toutefois à l’AFP l’économiste Najib Akesbi.

Il fallait absolument lancer un message clair au Fonds monétaire international, et l’investissement a toujours été la variable d’ajustement budgétaire, relève-t-il.

Sous la surveillance du FMI, qui lui a accordé l’été dernier une ligne de précaution de 6,3 mds de dollars, mais aussi des agences de notation, Rabat a déjà admis qu’il ne pourrait réduire son déficit à 4,8% du PIB fin 2013, comme il s’y était initialement engagé.

Désormais, la barre est placée à 5,5%, un objectif assumé par le ministre de l’Economie, Nizar Baraka.

source:Lemag

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