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Le Maroc a besoin du HCR pour dépasser le statut quo à Tindouf
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Le Maroc a besoin du HCR pour dépasser le statut quo à Tindouf

Par: le dimanche, septembre 13, 2009

Le Maroc a besoin du HCR pour dépasser le statut quo à Tindouf Le Maroc a besoin de l’appui du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour dépasser le statut quo qui prévaut dans les camps de Tindouf, a affirmé, vendredi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri.

« Nous avons besoin du HCR, non seulement pour réaliser le mandat humanitaire du HCR, mais aussi pour nous aider à trouver le traitement définitif » à la situation dans les camps de Tindouf, a déclaré M. Fassi Fihri lors d’une conférence de presse conjointe avec le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, M. Antonio Guterres.

Il a ajouté que la situation réelle dans les camps n’est pas connue de tous, dénonçant les violations des droits de l’homme dans ces camps et l’impossibilité pour les personnes qui y sont séquestrées de les quitter et de regagner leur pays, le Maroc.
Le ministre a mis en relief, dans ce sens, la responsabilité politique et juridique de l’Algérie dans la persistance de cette situation, qu’il a qualifiée d’ « intolérable » du point de vue humanitaire.
Il a tenu à souligner l’importance qu’accorde le Royaume à un recensement dans les camps en vue d’identifier les personnes d’origine sahraouie et permettre au HCR d’entreprendre son rôle institutionnel consistant à ouvrir un dialogue avec les populations de Tindouf pour qu’elles s’expriment sur leur désir d’y rester, de regagner le Maroc ou de s’installer dans un autre endroit à l’étranger.
De son côté, M. Guterres a souligné que « la pratique habituelle du recensement réalisé dans le cadre des opérations humanitaires n’a rien à voir avec les considérations politiques », mais qu’il s’agit plutôt d’un « instrument pour l’aide humanitaire ».
Il a fait remarquer que l’Algérie a demandé l’augmentation de l’aide accordée aux camps de Tindouf, mais le HCR a répondu que cette augmentation reste liée à un recensement des populations de ces camps.
Toutefois, a-t-il déploré, « l’Algérie n’a pas accepté la réalisation de ce recensement », précisant que le HCR n’a pas aussi changé ses estimations sur le nombre de personnes vivant dans les camps de Tindouf.
Le responsable onusien a indiqué que sa proposition d’effectuer des échanges de visites par voie terrestre a été acceptée par toutes les parties, soulignant que 8.000 personnes ont bénéficié du programme d’échange de visites et 42.000 sont inscrites pour bénéficier du processus.
« Avec le rythme actuel, a-t-il dit, il serait impossible de garantir cette massification de visites par voie aérienne ».
M. Guterres a, d’autre part, exprimé sa satisfaction du « saut qualificatif » qu’a connu les relations entre le HCR et le Maroc, formant le vœu que le Maroc « pourra, dans le cadre de cette coopération, mettre en place un cadre juridique d’asile » et « créer un organe lui permettant d’octroyer le statut de réfugié sur son territoire ».
Il a également salué la « maturité  » de la société civile marocaine dans le cadre de cette coopération.
Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, qui effectue actuellement une visite au Maroc dans le cadre d’une tournée dans la région, s’était entretenu auparavant avec le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, le ministre de l’Intérieur, M. Chakib Benmoussa, le ministre de la Justice, M. Abdelouahed Radi, le président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), M. Ahmed Herzenni, et le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid

Source : MAP

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