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Le Maroc exhorte la communauté internationale à renforcer son appui aux pays en développement
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Le Maroc exhorte la communauté internationale à renforcer son appui aux pays en développement

Par: le vendredi, juin 26, 2009

MezouarLe ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, a exhorté, jeudi à New York, la communauté internationale à renforcer son appui aux pays en développement, notamment d’Afrique, et à engager d’urgence une réforme de l’architecture financière internationale, tout en appelant à des réponses adaptées et ciblées par rapport aux besoins de chaque pays face à la crise économique et financière mondiale.
Le Maroc « exhorte la communauté internationale à renforcer son appui aux pays en développement pour préserver leurs équilibres fondamentaux et leur permettre de dégager les espaces budgétaires nécessaires au financement de leurs programmes d’investissement dans l’infrastructure, l’éducation, les secteurs sociaux et la structuration de leurs économies », a souligné M. Mezouar lors de son intervention à la Conférence de haut de niveau de l’ONU sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement.
Notant que cette crise compromet les efforts de deux décennies d’ajustement et remet en cause la réalisation des Objectifs du Millénaire de développement (OMD), le ministre a appelé les institutions financières internationales à soutenir les pays en développement dans leurs efforts visant à rétablir et à préserver leurs équilibres macroéconomiques.
« La crise a eu des impacts différenciés sur les pays en développement, et appelle de ce fait des réponses adaptées et ciblées par rapport aux besoins de chaque pays », a-t-il dit, précisant que face à cette conjoncture délicate, la communauté internationale est interpellée pour faire preuve de solidarité avec les pays les plus pauvres.
A cet égard, a-t-il poursuivi, les engagements pris en matière de développement, notamment dans le cadre du Consensus de Monterrey, de la Déclaration de Doha sur le suivi du financement du Développement, du Sommet du G8 ou du Sommet du G20 doivent être concrétisés et continuer à guider l’action en matière d’Aide Publique au Développement.
Il a, toutefois, affirmé qu’ à « côté de l’Aide traditionnelle, qui s’est avérée, jusqu’à présent, insuffisante pour répondre à l’ampleur des besoins de financement de ces pays, il est nécessaire de diversifier tant les sources que les mécanismes de financement innovants, de nature à assurer des ressources additionnelles, stables et prévisibles ».
M. Mezouar a, par ailleurs, estimé que « la crise financière et économique ne doit pas servir de prétexte pour recourir aux mesures protectionnistes », considérant que « la conclusion des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) constituera le meilleur rempart contre les pratiques protectionnistes ».
« Les mesures de sauvetage financier et les plans de relance économique adoptés par certains pays ne doivent pas non plus conduire à un protectionnisme financier dommageable aux flux financiers vers les pays du Sud et aux échanges commerciaux », a-t-il encore affirmé.
Il a, par ailleurs, indiqué que les efforts de la communauté internationale visant à restaurer la confiance et relancer l’économie mondiale ne peuvent réussir durablement sans s’attaquer aux causes systémiques, et aux problèmes structurels qui ont conduit à la crise.
Cette crise « nous a montré combien il est urgent de réformer l’architecture financière internationale en vue de renforcer la résilience de l’économie mondiale et la rendre moins vulnérable », a souligné le ministre.
M. Mezouar s’est ainsi félicité des recommandations de la Commission d’experts de l’Assemblée générale sur la réforme du système monétaire et financier international, estimant qu’elles « méritent d’être sérieusement examinées dans le cadre du processus de réforme de la gouvernance financière internationale ».

« Nous nous félicitons également des efforts déployés dans le cadre du G20 pour atteindre cet objectif », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agit d’un processus qui demandera « pragmatisme et volonté politique en vue de procéder à une réforme audacieuse du système en place, pour qu’il soit adapté aux réalités du monde d’aujourd’hui et de demain, refléter la place qu’occupent les pays en développement dans l’économie mondiale, et répondre aux intérêts et aux besoins de ces derniers en matière de développement ».
Le ministre a, en outre, souligné que la « solidarité dans ces moments difficiles constitue la meilleure preuve de notre confiance en l’avenir et en la solidité de nos engagements en faveur des objectifs du millénaire ».
« A cet égard, a-t-il dit, le Maroc réitère son appel au respect des engagements internationaux en termes de flux d’aide, de réduction de la dette et d’ouverture des marchés, pour les produits provenant des pays les moins avancés ».
Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, « une attention particulière doit être accordée par la communauté internationale à l’Afrique qui se trouve exposée aux conséquences néfastes de cette crise après les lueurs d’espoir de ces dernières années ».
« Un dispositif d’urgence massif et immédiat doit être décrété », a-t-il martelé ajoutant qu’au-delà de toutes ces actions, « il est impératif que nous donnions toute l’importance requise à la dynamisation et au renforcement des espaces régionaux, qui constituent le lieu, par excellence, de l’expression des complémentarités et des synergies ».
Pour ce qui est du Maroc, le ministre a rappelé que le Royaume a réussi à mettre en place un cadre macroéconomique stable, grâce aux réformes structurelles, à la suppression des entraves à la croissance et à une meilleure allocation des ressources, procédé à la libéralisation de ses échanges dans les cadres bilatéral et multilatéral, engagé de grands chantiers structurants et décliné des politiques sectorielles pour donner la visibilité nécessaire aux investisseurs et renforcer son positionnement régional.
Ces actions ont été « payantes en termes de croissance, d’amélioration de nos indicateurs sociaux, de dynamisation de l’investissement national, et d’attrait des investissements étrangers », a affirmé M. Mezouar.
« Elles ont permis de renforcer la résilience de notre économie face aux chocs exogènes, en particulier, celui des matières premières », a-t-il fait savoir précisant que la stabilité du cadre macroéconomique et la solidité du secteur financier marocains ont, notamment, permis de résister à la première vague des impacts de la crise financière mondiale.
Il a, cependant, indiqué que « la contamination de la sphère réelle » a eu, comme partout ailleurs, des impacts, particulièrement sur l’export, le tourisme et les transferts des Marocains résidents à l’étranger, soulignant que dès octobre 2008, le Maroc a mis en place un dispositif de soutien à la croissance, à travers, notamment, la stimulation de la demande intérieure, l’accélération des stratégies sectorielles et des réformes structurelles, le soutien aux petites et moyennes entreprises, et la mise en place d’un dispositif de veille stratégique public-privé.
Cette conjonction d’éléments a eu pour effet de maintenir la confiance dans l’économie, de soutenir la dynamique d’investissement et du crédit, de préserver l’emploi et de travailler d’ores et déjà dans la perspective de sortie de crise, a-t-il dit, relevant que « le Maroc prévoit pour 2009 une croissance autour de 5 pc, un déficit inférieur à 2 pc et une inflation autour de 2.5 pc », alors qu’aucun investissement stratégique n’a été abandonné ni retardé.
Et de conclure que « cette crise se révèle comme une opportunité de renforcer le positionnement régional du Maroc ».

Source : MAP

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