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Le Maroc pour le renforcement du Traité de non-prolifération des armes nucléaires
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Le Maroc pour le renforcement du Traité de non-prolifération des armes nucléaires

Par: le mercredi, mai 6, 2009

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, M. Mohamed Loulichki, a plaidé, mardi, pour le renforcement du rôle du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN).
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, M. Mohamed Loulichki, a plaidé, mardi, pour le renforcement du rôle du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN).
« Le rôle du Traité de non-prolifération des armes nucléaires, en tant qu’instrument central pour la paix et la sécurité internationale, doit être renforcé », a affirmé M. Loulichki devant le Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargées d’examiner le TNP, relevant qu’après 41 années d’existence « cet instrument international a montré sa pertinence et son importance ».
Il a ajouté que « les incertitudes liées à la nouvelle configuration internationale du début du XXIème siècle, et les défis liés au risque de terrorisme nucléaire nécessitent un effort d’adaptation afin de répondre collectivement aux problématiques qui n’existaient pas nécessairement, à la fin des années 60 » lorsque le TNP a été conclu.
M. Loulichki a, cependant, souligné que « bien entendu l’équilibre sur lequel est fondé le Traité », le TNP « ne saurait, en aucune façon, être remis en cause ».
« Le désarmement nucléaire, la non-prolifération nucléaire et l’usage pacifique de l’énergie nucléaire constituent toujours les trois piliers de notre action », a tenu à rappeler, à ce propos, le diplomate, notant que « l’obligation d’oeuvrer en faveur du désarmement nucléaire constitue un objectif prioritaire pour la Communauté internationale ».
A cet égard, le représentant du Maroc a jugé « important de poursuivre l’action entamée, en vue d’aboutir à une élimination progressive et complète des arsenaux nucléaires ».
« Pour cela, il s’agit également, pour les puissances nucléaires de s’attacher à réduire le rô-le du nucléaire dans les stratégies militaires et de fixer des échéanciers précis sur la réduction des arsenaux existants », a affirmé M. Loulichki.
Dans le même esprit, les pays non dotés de l’arme nucléaire ne sauraient, en aucune manière et sous aucun prétexte, s’affranchir de leurs obligations en vertu du TNP, a-t-il poursuivi affirmant que « ces obligations sont incontournables et imprescriptibles ».
« La recherche de la possession de l’arme nucléaire pour les Etats non-nucléaires, Parties au TNP, constitue une violation des termes du Traité. Cet aspect essentiel pour la sécurité internationale ne saurait être, ni ignoré, ni contourné », a encore précisé le diplomate, relevant, toutefois, que « le droit de bénéficier de la coopération internationale pour l’énergie nucléaire à des fins civils ne peut être mis en cause ».
Le nucléaire civil constitue un instrument de progrès scientifique et technologique, dont ne seraient être privés les pays qui aspirent légitimement à oeuvrer en faveur de leur développement économique et social, a-t-il poursuivi.
M. Loulichki, qui a rappelé que le Maroc souscrit à la proposition du Mouvement des Non-alignés, consistant à établir un organe subsidiaire sur le désarmement nucléaire, a réitéré l’importance qu’accorde le Royaume à l’ouverture de négociations sur un Traité d’interdiction de la production des matières fissiles.
« Malheureusement, treize années précieuses ont été perdues, depuis 1996, date à laquelle ont été conclues les négociations du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) », a-t-il regretté indiquant que « le Maroc plaide, à nouveau, pour une entrée en vigueur rapide » de ce traité.
Après avoir rappelé l’attachement du Maroc à l’universalité du TNP, l’ambassadeur a, par ailleurs, souligné qu' »il est essentiel que la résolution sur le Moyen-Orient, adoptée par la Conférence d’examen du TNP, en 1995, soit respectée et que les progrès réalisés dans sa mise en oeuvre soient évalués ».
« Israël, seul Etat de la région à ne pas l’avoir fait doit adhérer au TNP et mettre ses installations nucléaires sous les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a-t-il affirmé.
Abordant les menaces de terrorisme nucléaire, qui « constituent un défi majeur pour la sécurité internationale », le diplomate marocain a indiqué que « les risques de trafic de matériaux ou composants nucléaires plaident pour une coopération accrue et pour une prise en compte adéquate de ces dangers et de leurs implications pour la sécurité et l’environnement ».
C’est dans cet esprit que le Maroc, a-t-il ajouté, a souscrit aux objectifs et principes de l’Initiative Globale pour combattre le Terrorisme Nucléaire, dont il a accueilli la réunion inaugurale, le 30 octobre 2006 à Rabat.
« Cette initiative soutenue par 76 pays vise à renforcer l’effort international en matière de lutte contre les risques de terrorisme nucléaire », a-t-il rappelé.

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