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Le ministre Mustapha El Khalfi répond aux ‘artistes’ ligués contre lui
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Le ministre Mustapha El Khalfi répond aux ‘artistes’ ligués contre lui

Par: le mercredi, mai 28, 2014

Rabat – Le ministre marocain de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Mustapha El Khalfi, a répondu au groupe de pétitionnaires qui se sont ligués contre lui, concernant les orientations du gouvernement Benkirane dans le domaine audiovisuels.

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Cette pétition signée par un groupe d’une certaine catégorie d’artistes, journalistes et ‘intellectuels’ et rendue publique, mardi, renferme un « discours idéologique, discriminant et anti-démocratique » a accusé le ministre El Khalfi, cité par l’agence MAP.

El Khalfi a précisé que cette pétition « enlève aux institutions élues leur crédibilité, les vide de leur contenu, confisque leur droit à l’expression et s’emploie à idéologiser une question nationale, en l’occurrence le rôle des médias dans la lutte contre la criminalité ».

Les signataires de cette pétition, a ajouté le ministre, ont « altéré » le contenu de la réponse, qu’il l’avait faite à la Chambre des Conseillers à ce propos, « l’on sorti de son contexte » et « tenté de lui donner une interprétation négative » et ce, « dans l’objectif d’entraver la mise en œuvre de la deuxième génération des réformes du secteur audiovisuel fondés sur l’indépendance, la pluralité, l’égalité des chances, la concurrence, la transparence et la bonne gouvernance ».

Le ministre a relevé que « la pétition n’a pas tenu compte du fait que le ministère avait eu recours à la HACA conformément à la réglementation en vigueur pour l’examen des programmes traitant de la criminalité dans les médias publics« .

Les signataires, a-t-il ajouté, « veulent priver le gouvernement de son droit de saisir la HACA et faire échapper ainsi les médias publics financés par les fonds publics au contrôle prévu par la Constitution dans l’article 165 et la loi 03-77 qui stipule que la HACA est habilitée à contrôler le degré de respect des cahiers de charges et que cette instance veille au respect du pluralisme et de la transparence dans le cadre du respect des valeurs civilisationnelles du Royaume« .

Pour le ministre, les signataires de ladite pétition visent à « stéréotyper les médias et à confisquer l’opinion » et à « retarder l’action des mécanismes constitutionnels et démocratiques qui ont hissé la HACA au rang d’une instance institutionnelle et conféré au gouvernement le droit d’y recourir ».

Il a estimé que le fait de refuser de débattre de la morale et des valeurs « reflète une position contraire à la Constitution et à la responsabilité des médias dans la préservation de l’identité marocaine et constitue une tendance récusant la différence, le pluralisme et l’opinion de l’autre ».

Les médias publics sont « un service public dont les responsables doivent se conformer aux règlementations régissant les services publics, et aux principes de neutralité, de transparence, de probité et d’intérêt général énoncés dans l’article 155 de la Constitution », a insisté El Khalfi, ajoutant que « les fonctionnaires non élus sont soumis, à leur tour, à cette obligation de respect de la Constitution et de la loi n 03-77 qui définit le système des valeurs régissant le service public« .

Le ministre a conclu que le fait que les auteurs de la pétition « épousent et adoptent » les rapports internationaux injustes à l’endroit du Maroc en matière de la liberté de la presse, confirme le « caractère réactif » de la pétition, d’autant que ces rapports n’ont pas fait état d’un recul de la liberté de la presse. Mieux encore, ils ont amélioré de 7 points le classement du Maroc (Freedom House) et de deux points (Reporters sans frontières).

Source:LEmag

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