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Le monoxyde de carbone pourrait protéger les cellules nerveuses
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Le monoxyde de carbone pourrait protéger les cellules nerveuses

Par: le jeudi, décembre 18, 2008

Inhaler une faible quantité de monoxyde de carbone réduirait les lésions cérébrales de 62,2% suite à une congestion cérébrale. C’est ce que rapporte une étude qui a porté sur les souris, réalisée par une équipe de chercheurs à l’Ecole de la Médecine de l’Université de Johns Hopkins, aux Etats-Unis.

Inhaler une faible quantité de monoxyde de carbone réduirait les lésions cérébrales de 62,2% suite à une congestion cérébrale. C’est ce que rapporte une étude qui a porté sur les souris, réalisée par une équipe de chercheurs à l’Ecole de la Médecine de l’Université de Johns Hopkins, aux Etats-Unis.
Malgré la réputation du monoxyde de carbone comme la cause inodore et incolore de dommages aux organes et même de la mort, surtout en cette période hivernale, l’étude a mis en évidence la capacité de ce gaz à protéger les cellules nerveuses contre les dommages cérébraux. Les résultats sont publiés en ligne dans le journal Neurotoxicity Research.

L’auteur principal de l’étude et un professeur associé à Johns Hopkins, Sylvain Doré, explique que « le monoxyde de carbone est fait par le corps naturellement, et peut servir de protecteur sous certaines circonstances. L’idée de l’étude, c’était de voir si le monoxyde de carbone à l’extérieur pourrait produire un effet similaire ».

Après avoir provoqué une congestion cérébrale chez chaque souris, Sylvain Doré et son équipe les ont divisés en trois groupes : le premier était exposé à 125 ppm de monoxyde de carbone, le deuxième à 250 ppm, et le troisième était le groupe témoin, exposé à l’air normal.

L’observation des façons de courir et des réponses à stimuli a permis aux chercheurs d’évaluer les lésions cérébrales et le fonctionnement du cerveau des souris. 49,9% du cerveau (la partie touchée par la congestion) était endommagé chez les souris exposés à l’air normal, par rapport à 33,9% chez ceux exposés à 125 ppm de monoxyde de carbone. Chez les souris exposés à 250 ppm, les dommages se sont limitées à 18,8%.

Les lésions cérébrales entraînées par les congestions cérébrales sont, en partie, dues à la coupure de la circulation du sang vers les cellules nerveuses. Pourtant, dans une plus large mesure, les dommages sont provoquées par les réactions chimiques et par la libération de radicaux libres qui endommagent le tissu, quand la circulation du sang est restaurée.

Les chercheurs supposent que les effets protecteurs résulte de la capacité du monoxyde de carbone à dilater ou ouvrir les vaisseaux sanguins, qui augmente la circulation ; ses propriétés anti-inflammatoires, qui évitent la mort de cellules en raison d’inflammation ; et sa capacité à réduire la quantité de l’eau dans le cerveau. Une quantité excessive de l’eau dans le cerveau tend à augmenter la pression inter crânienne, ce qui tue les cellules du cerveau.

A l’avenir, selon Sylvain Doré, la recherche « essayera de trouver la quantité de dose thérapeutique la plus petite, mais qui est encore efficace dans la protection contre les lésions cérébrales occasionnées par les congestions cérébrales, afin de limiter la toxicité du monoxyde de carbone causée par les grandes dosages du gaz ».

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