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Le parcours soufi de Mohamed Bassir dément la propagande du « polisario »
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Le parcours soufi de Mohamed Bassir dément la propagande du « polisario »

Par: le vendredi, juin 19, 2009

Le parcours soufi de Mohamed Bassir dément la propagande du "polisario" Abderrahim El Haddad – L’appartenance de Mohamed Bassir, héros du soulèvement historique de Zemla (Laâyoune-17 juin 1970), à la zaouia darkaouiya de Sidi Brahim Bassir (province d’Azilal), dont le dévouement patriotique ne s’est jamais démenti, suffit, à elle seule, à démystifier la propagande mensongère du « polisario », qui pousse l’outrecuidance jusqu’à utiliser l’image de ce héros pour en faire un chantre du séparatisme, ont souligné, jeudi à Azilal, les participants à une rencontre sur la vie de ce martyr.

L’ordre du jour de la deuxième journée de cette rencontre, organisée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, en collaboration entre la zaouia et l’université sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, a permis d’aborder plusieurs facettes du parcours militant de ce nationaliste, élevé selon les enseignements de la tarika soufie à la zaouia dont il est natif (en 1942).

Après une formation dans la zaouia, complétée par un enseignement moderne et un cursus universitaire à Marrakech (Université ben Youssef), puis à Al Azhar (Egypte) et en Syrie, Mohamed Bassir s’est investi dans l’action nationale en gagnant les provinces sahariennes en 1969, porté par l’idéal de libérer les siens du joug colonial espagnol et de hâter le parachèvement de l’intégrité territoriale de son pays.

Sa fidélité à sa patrie et sa formation soufie ne sauraient le laisser dériver vers la discorde et la sédition, comme le prétendent les adversaires de l’unité territoriale du Royaume, ont insisté plusieurs intervenants.

A ce titre, le représentant de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), M. Abdelmajid Belghazal, a fait valoir que l’origine des fondateurs de la zaouia, dont la souche remonte aux tribus du Sahara marocain, administre un cinglant démenti à ceux qui dénient au Maroc sa dimension saharienne, pourtant incontestable au regard de l’histoire du Royaume et de l’interaction incessante entre ses régions nord et sud.

Il s’est, d’autre part, félicité que des pans entiers de l’histoire récente du Royaume puissent être revisités, grâce, a-t-il souligné, au climat de liberté et à la dynamique sociétale enclenchée sous l’ère de SM le Roi Mohammed VI.

Les preuves sur la densité des liens et l’interaction incessante entre le nord et le sud du Maroc ne souffrent d’aucune contestation, a-t-il relevé, comme en témoigne la longue pérégrination des précurseurs de la tarika darkaouiya, depuis les fins fonds du Sahara marocain jusqu’aux contreforts du Moyen Atlas, dans la commune d’Oulad Ayyat, ou a pris souche leur zaouia.
D’autres intervenants, tel M. Lahcen Mahraoui, universitaire et membre du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (Corcas), ont souligné les orientations unionistes de Mohamed Bassir, déclinées dans ses correspondances depuis Le Caire (au milieu des années 60) avec son frère Mustapha, resté auprès de la zaouia.

Autre témoignage, celui d’Ahmed Rahhal, qui faisait partie de la structure créée par Mohamed Bassir après son entrée dans les provinces sahariennes, pour lutter contre la présence espagnole, pour lequel le patriotisme de ce militant des premières heures ne saurait être mis en cause.

L’enseignement soufi reçu à la zaouia darkaouiya, que dirigeait son propre père, Sidi Brahim Bassir, ôte d’ailleurs tout doute sur les véritables engagements patriotiques du martyr du soulèvement de Zamla, souligne pour sa part, le Dr Abdelmoughit Bassir, frère du doyen de la tarika darkaouiya, Sidi Smaïl Bassir.

Il a de même fait savoir que la zaouia se réserve le droit d’ester en justice contre quiconque instrumentalise à mauvais escient la mémoire du martyr Mohamed Bassir pour servir des desseins de séparatisme et de sédition, étrangers à la culture et aux enseignements dispensés par la zaouia.

Tenant à apporter sa version des faits, Miguel Ortez, ancien chef des renseignements des autorités d’occupation espagnoles au Sahara, a dit avoir rencontré personnellement Mohamed Bassir après son arrestation, suite aux manifestations populaires à Lâayoune (17 juin 1970). Il en a relevé le discours fortement imprégné des enseignements de l’islam.

Mohamed Bassir, a-t-il dit, a su gagner les coeurs des populations sahraouies en touchant leur fibre religieuse, afin de les galvaniser contre l’occupation.

Ce que d’autres intervenants n’ont pas manqué de relever aussi, battant ainsi en brèche le faux portrait que dressent de lui les séparatistes, adeptes de la sédition et de la discorde, bannies par l’islam. Ils étayent leurs assertions sur les référents doctrinaux de la zaouia et des tarika soufies en général, tels que développés par le mokkadem de la zaouia bassiria d’Australie, Abdelhafid ben Lahcen, qui a cité les principes du rite malékite frappant d’opprobre les instigateurs de la désunion de la oumma et recommandant instamment la concorde et la cohésion, comme des qualités intrinsèques du vrai croyant.

Il a lancé dans ce cadre un émouvant appel aux frères algériens pour faire prévaloir la raison et les intérêts bien compris des peuples de la région afin de cesser d’alimenter la sédition et la discorde, joint en cela par le cheikh de la zaouia bassiriya d’Italie, Abdelaziz Frigo Adrien, dont le parcours initiatique au sein de la zaouia darkaouiya de Sidi Brahim Bassir, narré par l’intéressé, a été une leçon d’humilité et de persévérance, indispensables à tout mouride en quête d’accomplissement dans la voix de Dieu.

A la fin de cette rencontre, à laquelle ont pris part d’éminents académiciens et chercheurs, des maîtres et chioukhs des tarikas soufies ainsi que des notables, chioukhs et représentants des tribus sahraouies, lecture a été donnée d’un message de fidélité, de loyalisme et de gratitude à SM le Roi Mohammed VI.

MAP

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