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Le Roi Mohammed VI, incontournable sur les questions stratégiques
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Le Roi Mohammed VI, incontournable sur les questions stratégiques

Par: le jeudi, mai 16, 2013

Lemag : Le parlementarisme ambitionné au Maroc en 2011, et partiellement exhaussé par l’adoption de la constitution de juillet, n’a pas occulté une réalité bien marocaine, sur les questions stratégiques, le Roi reste au centre et incontournable.

Mi-avril dernier, l’administration Obama présentait au groupe des pays amis du Sahara, composé en plus des USA, de la Russie, la Grande Bretagne, la France et de l’Espagne, un avant projet de résolution pour la prorogation du mandat de la MINURSO, avec y contenue, une ‘très dangereuse’ mention, portant rajout à la mission onusienne au Sahara, de prérogatives de surveillance des droits de l’homme.

Un pas qui mettait entre parenthèses, la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud et donnait feu vert à l’Algérie, pour déstabiliser à volonté le Sahara on y introduisant impunément ses ‘terroristes’ et ce, sous protection internationale.roi-mohammed6

Le geste unilatéral américain, a mis le Maroc en branle-bas de combat : Le 15 avril, au cabinet royal à Rabat, sont prestement convoqués, les dirigeants des partis politiques, de la majorité et de l’opposition.

Des conseillers royaux les briefent sur la marche à suivre, les pas que l’Etat comptait engager pour faire face au diktat américain.

Cette dangereuse situation crée, finances algériennes aidant, pour le Maroc, par l’aile obligée de l’Algérie du parti US démocrate, a en plus d’avoir eu le mérite de faire redécouvrir l’intransigeance du peuple marocain dans sa grande majorité, sur la question du Sahara, elle a mis en lumière une autre réalité bien marocaine : L’irréductible poids de l’institution monarchique sur les questions stratégiques.

En effet, le chef du gouvernement, pourtant élu du peuple et dont le parti le PJD se prévaut d’une légitimité démocratique certaine, n’a point été mobilisateur durant cette crise.

Ce point de degré de l’évolution politique du pays, après la transformation au parlementarisme graduel de 2011, a été souligné par nombres d’observateurs internationaux.

Ainsi, Mercredi 15 mai, publiait le magazine français Le Point, un article faisant rétrospective du fil des événements et livrant une coupe transversale analytique de la réaction marocaine et de ce que l’on y pensait nouvelle distribution des pouvoirs, face à ce danger inattendu, venu de la part de l’allié américain, cru jusque là, ami indéfectible.

Titré ‘Sahara occidental : le Maroc garde la main », la tribune de Le Point, a souligné le caractère intransigeant du Roi Mohammed VI durant cette crise.

Pour le magazine français, cette crise a révélé une face cachée de la personnalité du Roi, qui sous sa mine impénétrable d’homme calme, la plupart du temps affable, s’est révélé caché, un trait ferme et tranchant des jours difficiles.

Le Roi en effet, fit fi de la sur-force de l’hyper-puissance américaine et ordonnait à son armée de se retirer de l’exercice bilatéral Maroco-américain, African Lion 2013, qui se déroulait  dans le sud du royaume, pour signifier aux américains, qu’ils venaient de franchir une ligne rouge.

En parallèle, le monarque déploya dans le monde, une machine diplomatique qui réussit à mettre sur le dos d’Obama, coups sur coups, les mécontentements des russes, des chinois, des saoudiens, des Emiratis en plus des organisations juives marocaines de part le monde avec leurs forts appuis au sein du puissant lobby juif en Amérique.

Néanmoins, le Roi a allié à la politique du fort poing sur la table, un démarche didactique, à Washington et dans toutes les capitales visitées dans le monde, ses ministres et conseillers ont expliqué, cartes à l’appui, à leur vis-à-vis, combien était stratégique pour la paix mondiale, de préserver, sécurisé, le Maroc, faisant figure d’îlot de stabilité, dans une région marquée par les chaos sanglant reignants en Algérie, les turbulances en Tunisie, l’absence d’Etat en Lybie et le grand Sahel mu un ‘Out-Law Land’, à cause des terroristes algériens et sahéliens y tuant et y brigandant.

Le Roi réussit, les USA reculent et le 25 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une prorogation d’un an, d’un mandat inchangé de la MINURSO.

La question du Sahara reste encore en suspens, Le Point, conclut sa tribune par relever que la balle est désormais dans le camp du Polisario et de son maître algérien.

«Pourront-ils tous les deux longtemps continuer de faire la sourde oreille aux diplomates qui prônent le réalisme, refusent d’exercer la moindre pression sur Rabat et rappellent les propos tenus par Peter van Walsum, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU dans la région, qui avait affirmé qu’un « Sahara occidental indépendant n’était pas une proposition réaliste » ?» se demande en fin le magazine français.

source: Lemag

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