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Les mosquées Al Quaraouiyine et Al Andalous, un témoignage vivant de l’architecture islamique
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Les mosquées Al Quaraouiyine et Al Andalous, un témoignage vivant de l’architecture islamique

Par: le lundi, août 31, 2009

Les mosquées Al Quaraouiyine et Al Andalous, un témoignage vivant de l'architecture islamiqueLes célèbres mosquées Al Quaraouiyine et Al Andalous, situées à l’ancienne médina de la capitale spirituelle du Royaume, constituent un témoignage vivant et un merveilleux modèle de l’architecture islamique.

Ces hauts lieux de l’Islam, avaient donné l’occasion à la cité idrisside d’être la capitale intellectuelle de l’occident musulman depuis l’éclipse des villes de Kairaouan et de Cordoue.

Les deux mosquées petites à leurs débuts, se sont agrandies au fil des siècles pour devenir des édifices exceptionnels et un carrefour incontournable des hommes et savants du monde arabo-musulman.

La Mosquée Al Quaraouiyine a vu le jour dans l’ancienne médina sur la rive gauche de l’Oued-Fès. Elle a été construite en 249 de l’hégire (859) par une femme pieuse Fatima Fihria.

Mosquée d’abord, université par la suite, la bâtisse à son édification autorisée par Yahia 1er, petit-fils d’Idriss II Al Azhar, ne dépassait pas 1.248 m2. Son agrandissement, ses transformations et ses réfections ont été concrétisés par les dynasties qui se sont succédé à Fès.

Aujourd’hui, après sa restauration sur Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, la Mosquée Al Quaraouiyine qui s’étend sur 5.846 mètres carrés peut contenir quelque 20.000 fidèles.

Elle fut agrandie et transformée par nombre de dynasties qui ont régné au Maroc. Sa grande cour (sahn), dallée de marbre et de zellige, date de l’époque Almoravide. Les Almohades y ont placé un lustre monumental.

Les Mérinides ont notamment doté la Mosquée d’une chambre pour le « Mouaqqite » et d’une bibliothèque qui devait en faire un des foyers intellectuels les plus brillants de l’Islam.

La dynastie Alaouite a maintenu la tradition universitaire à l’intérieur de la Mosquée en la dotant d’une deuxième bibliothèque et s’attelant à la restauration de ses documents et manuscrits.

Témoin de la grandeur architecturale de la civilisation arabo-musulmane, la mosquée comprend 16 nefs ornées chacune de 21 arcs qui partagent les espaces et un oratoire Zénète au style hispano-mauresque.

Quant à la mosquée Al Andalous, située dans la partie « Adouat al andalous » est le monument qui a le plus attiré l’intérêt des historiens.

Fondée en 245 de l’Hégire (859-860 JC), par Meryem Al-Fihrya, la mosquée séparée par une rive de sa contemporaine la Quaraouiyinne, a eu depuis le 13ème siècle, une existence sobre et éclectique.

Construit ensuite par un groupe d’andalous entre 1203 et 1207 émigrant à Fès, cet édifice a été avant l’époque almohade une mosquée cathédrale mais surtout un lieu privilégié des hommes politiques.

C’est grâce aux bons soins du calife Omeyade que la mosquée fut complétée d’un minaret (345 hégire/956), couvert de sculptures sur plâtre et d’un sanctuaire composé de six nefs recevant de l’eau en abondance par une rigole, le canal masmouda, dit « saguiat masmouda ».

Abou Youssef Yacoub, le troisième calife, a construit pour sa part en bois de cèdre la grande porte monumentale de Bab Lahfa, la fontaine sur la galerie nord, l’entrée des imams et la salle d’ablution. Ainsi, la mosquée Al Andalous est, à l’exception de son minaret une oeuvre du quatrième calife almohade An-Nasir.

L’empreinte Mérinide touche le sanctuaire restauré au début du XIIe siècle par les Almohades et la fontaine du Sahn.

Par une vue d’ensemble, la mosquée est érigée sur 3.345m2. Et, tout fidèle peut y pénétrer en choisissant l’une des sept portes. L’entrée principale est « Bab Lahfa » (porte des pieds-nus).

Elle est faite de bois et de fer forgé. Monumentale, sa forme est unique pour une mosquée. Les autres, sont, « Bab Al Yasmina » qui donne sur le patio et à la fontaine, « Bab Assbaayyin » pour la salle des prières, « Bab Oued Aboud », « Bab Assamaa », « Bab Assalihin » et, une entrée réservée aux femmes.

Le « sahn » (cour et patio), entouré d’arcades est trapézoïdal. Il est le chemin qui mène à la salle des prières et à l’oratoire. Passant par les galeries carrelées en Zellij, le regard croise au milieu d’une allée une vasque lobée en marbre blanc.

La salle des prières est d’une grande simplicité. Elle est constituée d’une quinzaine de nefs et possède deux bibliothèques en bois sculpté. Le mihrab est riche en sculpture sur plâtre et se trouve au dessous d’une coupole ornée de claustras magnifiques.

Par ailleurs, les mosquées Al Quaraouiyine et Al Andalous, deviennent notamment durant le mois sacré du Ramadan, des lieux de culte les plus fréquentés par un grand nombre de fidèles fassis.

Source : Mohamed El Kansouri –MAP

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