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Les quotidiens au Maroc dépendent de diverses conditions
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Les quotidiens au Maroc dépendent de diverses conditions

Par: le dimanche, octobre 18, 2009

Mohamed Larbi MessariMarrakech, 17 oct Les quotidiens publiés au Maroc sont déterminés, dans leur majorité, par leurs conditions de production, les méthodes d’investissement et les enjeux politiques et culturels, estime l’universitaire Mohamed Larbi Messari.

Dans un cours inaugural sur « l’avenir de la presse écrite » présenté samedi à l’université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM), M. Messari a ajouté que le nombre des adhérents au processus de qualification du contrat programme lancé, en 2005 au profit de 35 entreprises, a augmenté pour atteindre 50 unités en 2006 avant de toucher 59 en 2007.
Il s’agit, a-t-il expliqué, d’entreprises observant le respect d’un minimum de critères juridiques, réglementaires et professionnels convenus pour le lancement du processus de qualification.

L’entreprise marocaine de presse, qu’elle soit grande ou petite (la plupart étant de petite ou de moyenne taille), fait généralement face à deux types de problèmes souvent d’ordre structurel, tels l’analphabétisme qui limite le marché, la faiblesse du pouvoir d’achat qui engendre souvent le phénomène de location de journaux, ou encore le déficit en matière d’investissements, la majorité des entreprises étant de type modeste, incapable de permettre à l’employé de se consacrer entièrement à son travail journalistique.
Les entreprises de presse écrite souffrent également de la concurrence des autres moyens de communication de masse, notamment l’audiovisuel qui se taille la part du lion dans les annonces publicitaires, ainsi que d’un environnement économique et politique où les pouvoirs publics sont amenés à prendre des mesures fluctuant les prix des matières premières et des produits d’impression.
M. Messari a, par ailleurs, estimé que le passage vers la presse numérique n’est pas à prévoir à court terme, ajoutant que la préoccupation majeure à l’heure actuelle consiste à se pencher sur les problèmes de la presse écrite, d’où, a-t-il dit, l’intérêt accordé par l’autorité de tutelle et les parties professionnelles à cette question et ce, à travers le contrat programme décidé lors de la rencontre de Skhirat en 2005.
Ce programme, a-t-il explique, vise la restructuration de ce secteur et sa qualification, relevant que les parties concernées Âœuvrent actuellement pour la révision de la convention de Skhirat afin de définir les objectifs à atteindre.
M. Messari a également donné un aperçu sur les aspects généraux de la presse écrite au Maroc, les qualifiant de produit « généralement conçu dans 4 à 6 heures, par un staff ne dépassant guère, dans la plupart des cas, 20 journalistes ».

Source : MAP

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