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Les syndicats présentent leur proposition
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Les syndicats présentent leur proposition

Par: le mardi, décembre 11, 2007

L’ordre des médecins appelle à plus d’éthique dans la profession Les syndicats des médecins continuent leur lutte pour un Ordre des médecins démocratique, fort et qui mette le patient et l’éthique de la pratique médicale au centre de ses prérogatives.

En effet, les sept syndicats représentants des médecins (Syndicat national des médecins du secteur libéral, SNMSL, les Syndicats nationaux de la santé publique affiliés à la CDT et à la FDT, les fédérations nationales du secteur de la santé affiliées à l’UGTM, l’UMT et l’UNTM et le Comité de coordination des facultés de médecine et de pharmacie, qui relève du Syndicat national de l’enseignement supérieur, SNESUP) ont présenté, en fin de semaine dernière, leur proposition pour un projet de loi relatif à l’Ordre.

Cette proposition intervient une année après la nomination par S.M. le Roi Mohammed VI, le 7 décembre dernier à Agadir, du professeur Moulay Tahar El Alaoui à la tête de cette instance nationale à la place du général Ahmed Archane, un changement qui visait « la création, en collaboration étroite entre le ministère de la Santé, l’Ordre national des médecins et les Syndicats, des conditions propices pour la préparation rapide des textes juridiques nécessaires en vue de la refonte de la loi actuelle régissant cette instance ».
Selon le président du comité de coordination des sept syndicats, ces derniers ont travaillé depuis cette date à l’élaboration de ce projet. Mais plusieurs circonstances, notamment les élections, ont retardé ce chantier.
Totalisant 79 articles, la proposition des syndicats est composée de six chapitres concernant notamment l’organisation de l’Ordre, ses prérogatives, ses ressources, ses instances, ainsi qu’une partie réservée au respect de l’éthique et de la déontologie.

« Elle compte plusieurs points forts, dont le premier objectif reste la défense de la santé des citoyens et de la pratique médicale », souligne Mohamed Naciri Bennani, président du SNMSL et du comité de coordination des syndicats.
Rappelons que les syndicalistes imputent à l’ancien Ordre le développement des multiples pratiques de charlatanisme et d’exercice illégal de la médecine lors des deux dernières décennies.

L’inertie de l’Ordre est pour beaucoup dans cette situation, ont-il toujours soutenu.
Ainsi, les revendications ont toujours concerné la dotation de l’Ordre de tous les moyens matériels et juridiques nécessaires pour lui permettre de faire respecter l’éthique, la déontologie et les lois régissant l’exercice de la médecine.
Autre point important, l’organisation de l’Ordre et de ses instances. Le président et tous les membres doivent être élus, ont toujours revendiqué les syndicalistes.
En effet, la démocratisation de l’Ordre a toujours été au centre de leurs doléances.
Ainsi, et contrairement à ce qui se passait jusqu’à présent, les personnes élues doivent l’être par l’ensemble des médecins du Maroc, sans prendre en considération leur appartenance à tel ou tel secteur.
« Les élus doivent défendre la médecine et la santé des citoyens et non leurs secteurs », explique Naciri Bennani.
La création d’une instance intermédiaire représente également une nouveauté dans cette proposition.

Il s’agit de l’Assemblée nationale dont les membres, élus dans leurs régions, se réunissent une fois par an.
Elle a pour objectif le contrôle du conseil de l’Ordre. A présent, la balle est dans le camp du ministère de la Santé et de l’Ordre des médecins. Les syndicats s’attendent à être invités incessamment par ces derniers pour la discussion
de leur proposition.
Rappelons que les syndicats avaient dénoncé, en janvier dernier, le laxisme du ministère de la Santé. « Si retard il y avait, le seul responsable en serait le ministère de la Santé, ont affirmé les syndicalistes.

Contacté alors par le Matin, le ministère de la Santé a « refilé la patate chaude » au président de l’Ordre. De son côté, ce dernier avait affirmé que « c’est un travail qui nécessite beaucoup de sagesse et de sérénité.
Un plan de méthodologie de travail est en train d’être élaboré ». Et d’ajouter : « Beaucoup de choses avancent d’une manière positive et des ateliers de discussion seront organisés avant la première réunion préparatoire de la loi ».
Dix mois après, les choses semblent traîner. Décidément, la période de grâce est largement dépassée.

Rappel d’un évènement clé

La nomination du professeur Moulay Tahar El Alaoui au poste de président du Conseil national de l’Ordre des médecins est survenue pour mettre fin à un long bras de fer opposant les syndicats représentant des médecins et l’ancien conseil de l’Ordre.
Au moment de sa nomination pour une période transitoire, les Hautes instructions de Sa majesté Mohamed VI ont été claires : « Création des conditions propices pour la préparation rapide des textes juridiques nécessaires en vue de la refonte de la loi actuelle régissant cette instance ».

Ce changement avait pour objectif d’assurer la modernisation de cette importante institution professionnelle et d’en rehausser la performance et l’efficience, en mettant à sa disposition les moyens nécessaires pour qu’elle puisse remplir sa noble mission, qui consiste à veiller au respect de la déontologie de la profession médicale et à la protection de la santé des citoyens. Par Mohamed AKISRA | LE MATIN

www.lematin.ma

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