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L’exploration pétrolière et gazière au Maroc, des indices prometteurs
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L’exploration pétrolière et gazière au Maroc, des indices prometteurs

Par: le vendredi, décembre 20, 2013

Rabat – La conquête de l’or noir est passée à la vitesse supérieure au Maroc. L’acharnement des compagnies pétrolières, encouragées par des indices pour le moins prometteurs, en dit long sur les potentialités du Royaume, devenu très attractif sur ce plan.

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Les résultats des recherches, les différentes études géologiques, géophysiques et géochimiques, l’acquisition de la sismique 2D et celle de 3D ainsi que la réalisation des forages dans les bassins sédimentaires, aussi bien en onshore qu’en offshore, ont démontré la possibilité d’existence d’un potentiel favorable à l’accumulation d’hydrocarbures dans le sous-sol marocain.

En effet, l’année 2013 enregistrera, à terme, un record en matière de prospection avec la réalisation de 11 puits d’exploration dans les zones considérées par les partenaires du Maroc comme potentiellement détentrices de réserves, alors que 20 autres forages sont prévus pour l’année 2014.

« Les activités en cours d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures concernent une superficie globale de près de 500.000 km2 couverte par 11 concessions d’exploitation en onshore, 134 permis de recherche dont 82 en offshore et 8 autorisations de reconnaissance dont 2 en offshore », a relevé le ministre l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, dans un entretien accordé à la MAP.

« Les réalisations et les prévisions à fin 2013 portent sur l’acquisition d’environ 1.200 km de sismique 2D et 8.500 Km² de sismique 3D ainsi que le forage de 11 puits dont un en offshore », a précisé Amara, ajoutant que pour l’année 2014, les prévisions tablent sur l’acquisition de 4.800 Km de sismique 2D et 1.550 Km² de sismique 3D et le forage de 20 puits dont 6 en offshore.

Concernant l’existence d’éventuels réserves, M. Amara a tenu à préciser que l’évaluation du potentiel en hydrocarbures d’un bassin nécessite de nombreuses analyses et études variant selon la nature et la complexité géologique du bassin considéré.

« Ces travaux et investigations, de longue durée, fortement capitalistiques et à haut risque, ont recours à des techniques, en perpétuelle évolution, et demandent des investissements très lourds », a souligné le ministre, ajoutant que seule la réalisation de forages et de tests pourrait éclairer sur l’existence ou non d’hydrocarbures.

Les compagnies pétrolières et gazières ont été actives dans le pays ces deux dernières années. Cinq d’entre elles se sont vu octroyer de nouveaux blocs, tandis qu’une série d’acquisitions et d’autres accords ont été conclus.

Ainsi, plusieurs groupes pétroliers internationaux, tels que Chevron, Total et Galp, mais aussi des sociétés indépendantes, notamment GenelEnergy, Cairn Energy et KosmosEnergy, ont renforcé leurs opérations offshores.

Les investisseurs étrangers manifestent un intérêt croissant pour les réserves d’hydrocarbures offshores du Maroc, indique l’Oxford Business Group, un cabinet d’intelligence économique basé à Londres, expliquant cette attirance par différents facteurs, notamment les résultats prometteurs des études sismiques et des conditions d’investissement attractives.

M. Amara a expliqué que l’allure ascendante en matière de sociétés intéressées par le Maroc est due à l’attractivité du code des hydrocarbures, la prospectivité des bassins sédimentaires marocains et la stratégie de partenariat et de promotion engagée par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM).

Sur les différents projets d’exploration pétrolière, les partenaires effectuent des investissements en travaux d’exploration portant sur des études géologiques et des retraitements des données sismiques, dans le cadre d’études de reconnaissance régionales, des campagnes d’acquisition sismique 2D et 3D et des études d’évaluation pour la valorisation de potentiel pétrolier et des campagnes de forages d’exploration.

Pour faire face à l’évolution soutenue de la demande en énergie électrique, le Maroc a entrepris en 2013 la réalisation un plan d’équipement en moyens de production à mettre en service qui prévoit la réalisation d’une capacité additionnelle de l’ordre de 4.520 MW au cours de la période 2013-2017.

Au-delà du stade 2017, le plan d’équipement prévoit, notamment la réalisation d’une centrale à charbon au site de Nador avec deux tranches de 660 MW chacune, d’une STEP d’Abdelmoumen d’une capacité installée de 350 MW et des parcs éoliens d’une puissance totale de l’ordre de 600 MW.

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur, la stratégie énergétique « a priorisé » le développement des énergies renouvelables, la maitrise de la demande énergétique et la promotion de la recherche et de l’exploration pétrolière et gazière.

L’option de développement de ces énergies se justifie par l’importance du potentiel qu’elles représentent avec un gisement de 25.000 MW pour l’éolien dont 6.000 MW réalisables et un rayonnement solaire de 5.5 KWh/m2/jour, le pouvoir d’améliorer l’indépendance énergétique et l’intérêt croissant des investisseurs à ce secteur.

L’objectif recherché est d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la puissance installée pour atteindre 42 pc de la puissance totale installée à l’horizon 2020.

Quant à l’efficacité énergétique, le Maroc a entrepris une série d’actions qui visent à introduire les techniques d’efficacité énergétique au niveau de tous les programmes de développement sectoriels en vue de réaliser 12 pc d’économie d’énergie d’ici 2020 et de 15 pc à l’horizon 2030.

Ces actions concernent le renforcement de l’efficacité énergétique en particulier, au niveau des secteurs du bâtiment, de l’industrie et du transport.

Source:Lemag

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