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L’hommage de Marrakech à Mohammed Khouyi
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L’hommage de Marrakech à Mohammed Khouyi

Par: le mardi, décembre 3, 2013

Le festival international du film de Marrakech rend cette année hommage à, Mohammed Khouyi. Retour sur la carrière prolifique de l’acteur marocain.
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Né en 1960, dans le douar des « Azzaba », près de Kelaât Sraghna, Mohammed Khouyi rejoint le quartier populaire de Akkari à Rabat à l’âge de neuf ans pour poursuivre ses études. C’est là qu’il fait ses premiers pas d’acteurs, d’abord sur les planches improvisés des maisons de la jeunesse, celles notamment de « Madagascar » et « Allimoun », qui éveilleront très tôt chez lui, une passion dévorante pour le théâtre.

L’éclosion de son don de comédien est ensuite valorisée par les enseignements de l’école d’Abbas Ibrahim, d’où sont issus de grands noms du cinéma marocain. Le tournant de sa jeune carrière connait un tournant majeur lorsqu’il est admis au début des années 80 à l’« l’Atelier d’art dramatique » du théâtre national Mohammed V.

C’est à cette époque que son destin croise celui d’Abbas Brahim qui parachèvera la formation de Mohammed Khouyi. L’art du jeune comédien prend alors tout sa dimension à travers une série de pièce de théâtre à succès comme « Assoôd ila al monhadar arramadi », « Tahat w’jbarnaha », « Al ghazal » ou encore « Al Manzah». L’acteur marocain évolue ensuite sous l’aile d’un autre metteur en scène, Jamaleddine Dkhissi qui lui apprend à diversifier son interprétation pour les besoins de la pièce « Mihrajan al mahabil ».

Mohammed Khouyi croise ensuite le chemin de  Abdelouahed Ouzri, qui lui offrira le premier rôle dans «Hikayat bila hodoud », pièce théâtrale qui scellera une des complicités les plus marquantes du cinéma marocain, celle de Mohammed Khouyi et Bastaoui, qui feront le bonheur de ceux qui suivent la troupe « Masrah Shems ».

Figures cinématographique imposante

En marge du théâtre, la carrière de Mohammed prend une autre dimension encore plus populaire avec la télévision qui lui permet de toucher un public plus vaste. Son premier rôle dans à la télévision, il l’obtient en 1989 dans le feuilleton « L’ombre du passé » de Mohamed Atéfi.

S’en suit une série d’appariations à la télévision. Aoulad Ennas », «Siraâ » ou encore « Jnane el karma » de Farida Bourqia, « Serb lahmam » font de lui des figures imposante de l’imaginaire collectif marocain. Mais c’est le septième art qui rend immortel le parcours de l’acteur Mohammed Kouyi. « Un amour à Casablanca » d’Abdelkader Lagtaâ, « Yacout » de Jamal Belmejdoub, « A la recherche du mari de ma femme » de Mohamed Abderrahmane Tazi, « Konouz Al Atlas » de Mohamed Abbazi, « Soif » de Saâd Chraïbi ou encore « Tarfaya » de Daoud Aoulad Syad achève de faire de Mohammed Khouyi un incontournable du cinéma marocain.

Une reconnaissance qui se traduit par par plusieurs prix, celui du Meilleur Acteur au Festival national du film en 2007 pour son interprétation dans Les Jardins de Samira de Latif Lahlou. En 2012, il remporte le Prix de la Meilleure Interprétation masculine dans le film d’Azalarab Alaoui Androman – De sang et de charbon au festival Festicab au Burundi.  Mohammed Khouyi fait aussi des apparitions dans des films étrangers étrangers comme Ali Baba et les quarante voleurs de Pierre Aknine, ou encore La Source des femmes de Radu Mihaileanu.

L’acteur n’hésite pas, non plus, à s’investir dans des courts métrages, comme Courte Vie d’Adil El Fadili et La Main gauche de Fadil Chouika, pour lequel il obtient en 2011 le Prix du meilleur acteur au Festival du film maghrébin d’Oujda.

Source:Menara

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