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Maladie de la prostate:Un mal à ne pas négliger
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Maladie de la prostate:Un mal à ne pas négliger

Par: le mercredi, juin 18, 2008

Douleur et sensation de brûlure en urinant, douleur continuelle dans le bas du dos, dans la région pelvienne ou dans le haut des cuisses sont les principaux symptômes de toute affection au niveau de la prostate, un organe génital
masculin situé à un carrefour stratégique entre la voie urinaire et la voie génitale.

Douleur et sensation de brûlure en urinant, douleur continuelle dans le bas du dos, dans la région pelvienne ou dans le haut des cuisses sont les principaux symptômes de toute affection au niveau de la prostate, un organe génital
masculin situé à un carrefour stratégique entre la voie urinaire et la voie génitale.
Cet organe peut être le siège de trois affections principales : le cancer, l’adénome et l’infection de la prostate ou prostatite.
Ces maladies diffèrent selon l’âge auquel elles surviennent. Chez le jeune adulte, ce sont surtout des infections prostatiques ; chez l’homme âgé, il s’agit d’adénome ou du cancer de la prostate.
Comment distinguer entre les diverses infections ?
Que traduisent les symptômes ? Et qu’en est-il du traitement ?
Zoom sur des maladies qui peuvent avoir des évolutions redoutables.
Les prostatites infectieuses « Les prostatites infectieuses sont l’une des formes maladives de la prostate. Elles peuvent être secondaires à l’infection
du canal urétral ou à un autre foyer infectieux de l’organisme. Angine, abcès dentaire ou sinusite par exemple », explique le docteur Hayssam Abed-Ali, urologue.

En effet, le tableau clinique de la prostatite aiguë est souvent inquiétant : il associe un syndrome fébrile de type grippal avec fièvre, frissons, courbatures, maux de tête associés à des troubles urinaires, brûlures dans le canal, envie très
fréquente d’uriner, gêne à l’écoulement des urines pouvant aller jusqu’à un véritable blocage urinaire nécessitant une hospitalisation urgente.
Le germe en cause est retrouvé dans les urines par examen bactériologique et très rapidement, dès que le traitement antibiotique et anti-inflammatoire est institué, l’amélioration est rapide.

Toutefois, il ne faut pas arrêter trop rapidement le traitement médical devant cette amélioration souvent spectaculaire, car la prostate est un organe qui se laisse mal pénétrer par les antibiotiques et si on ne poursuit pas le traitement antibiotique de manière prolongée, 3 à 4 semaines en moyenne, les récidives infectieuses ne sont pas rares.
Notons aussi qu’une prostatite aiguë, au même titre qu’une angine, est une infection dont le pronostic est bon, au prix d’un traitement simple et énergique. Quoiqu’une « prostatite chronique par la fréquence des récidives pourra nécessiter un traitement chirurgical pour se débarrasser définitivement des foyers infectieux », rappelle le spécialiste.

L’adénome de la prostate
L’adénome est une autre forme de maladie de la prostate qui touche les adultes (à partir de 60 ans). « On appelle adénome de la prostate une hypertrophie bénigne du tissu prostatique. Les causes exactes de cette hypertrophie bénigne ne sont pas encore totalement élucidées. On sait simplement que cette maladie n’apparaît qu’à partir d’un certain âge, qu’en présence d’hormones masculines », précise H. Abed – Ali.
En effet, la symptomatologie de l’adénome prostatique est essentiellement déterminée par la situation de la prostate qui entoure le canal urétral.

En cas de développement de l’adénome, ce canal urétral va être progressivement étranglé, ce qui aura plusieurs conséquences, à savoir, des envies trop fréquentes d’uriner en particulier la nuit (car il est normal, sauf excès de boisson la veille, de se lever plus d’une fois la nuit pour aller uriner), l’apparition d’un délai anormal entre le moment ou l’on veut uriner et le moment ou l’urine sort, la nécessité de pousser (cela ne se fait pas de façon naturelle et automatique et il faut faire un effort pour évacuer l’urine), la diminution notable de la force du jet aboutissant à l’extraire par un goutte à goutte et la difficulté de se retenir d’uriner, voire la perte involontaire de l’urine.

« Tous ces signes ne doivent pas être considérés comme une fatalité due à l’âge et au vieillissement, mais doivent conduire le patient à consulter son médecin traitant ; celui-ci doit également systématiquement au cours d’une auscultation
rechercher l’existence de ces signes par un interrogatoire attentif », rappelle le spécialiste. Telles sont donc les principales infections de la prostate.
Certaines sont bénignes, les prostatites aiguës, d’autres sont redoutables, le cancer de la prostate (voir encadré).

Il ne faut donc pas hésiter à aller voir son médecin traitant devant la persistance des troubles urinaires considérés comme étant la rançon de l’âge ou comme une fatalité devant laquelle on reste désarmé.
Une telle attitude risque de laisser méconnaître un cancer prostatique dont on connaît l’évolution redoutable.


Le cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. Son évolution est lente et les signes très discrets de la phase initiale peuvent manquer. Il peut rester longtemps méconnu si on ne pratique pas régulièrement le seul geste indispensable à son diagnostic : le toucher rectal qui doit être systématique à chaque consultation. L’évolution du cancer de la prostate est d’abord locale entraînant dans un premier temps des signes d’obstruction du canal urétral identique à ceux d’un adénome. En l’absence de traitement, le cancer diffuse progressivement dans tout le bassin comprimant d’autres organes : vaisseaux, nerfs, rectum et surtout uretères qui risquent de bloquer les reins.

Parallèlement, le cancer diffuse dans tout l’organisme par voie sanguine et ganglionnaire expliquant les métastases à distance qui peuvent être parfois révélatrices au niveau des poumons et des os en particulier. Parfois, la chirurgie est le seul moyen de s’en sortir ! Il s’agit en fait, de l’ablation de la totalité de la prostate (prostatectomie totale radicale en cas de cancer localisé). Toutefois, cette chirurgie peut être utile pour pratiquer « un alésage du canal » afin de faciliter les mictions. Cette intervention se fait comme pour l’adénome de la prostate par voie endoscopique. Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN

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