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Mawazine : Lenny Kravitz, en attendant Maria Carey
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Mawazine : Lenny Kravitz, en attendant Maria Carey

Par: le samedi, mai 26, 2012

mawazineArrivée à son terme, la onzième édition du festival Mawazine dégaine ses dernières grosses affiches, drainant comme chaque année son cortège de commentaires passionnés. Après Scorpions jeudi, c’était au tour de Lenny Kravitz d’occuper, hier soir, l’espace Soussi.

La star américaine qui se produisait pour la première en Afrique (s’offrant un bain de foule) a dévoilé tout l’étendue de son art, se baladant du rock psychédélique de ses débuts avec des morceaux comme « Let love rules » au jazz qu’il affectionne, interprétant notamment « Black and white America » sans oublier un passage par le rock de « Rock star city» ou encore la pop.

« Cette première venue au Maroc est une introduction » a notamment affirmé Lenny Kravitz lors d’une conférence de presse donnée la veille, ajoutant qu’il allait bientôt céder à la demande de son ami Robert Plant (Led Zepplin) et venir visiter plus longuement le Maroc.

Maria Carey qui, lors d’un point de presse a promis une touche marocaine lors de son concert, clôturera ce soir une semaine bien remplie qui aura vu des artistes comme Manu Dibango, Magic système, Gloria Gaynor ou encore Jimmy Cliff tenir les seconds rôles. De quoi faire pâlir les plus grands festivals du monde, comme aime à le rappeler Aziz Daki, directeur artistique du festival.

Un avis partagé par de nombreux passionnés qui n’auraient jamais imaginé, il y a quelques années, assister gratuitement à un concert d’Evanescence ou Pitbull, autres attractions du festival, qui comptent de nombreux fans au Maroc :

« C’était inespéré il y a quelques années, aujourd’hui c’est réalité » s’enthousiasme cette jeune étudiante installée dans la capitale qui avoue ne vouloir rater « pour rien au monde (sa) virée quotidienne vers les scènes ».

Tout aussi possédé par la fièvre scénique qui s’empare de Rabat dès le coucher de soleil, Adil trentenaire chômeur est quant à lui plus mesuré.

Tout en admettant qu’il a passé « une bonne soirée lors du concert de Khaled », Adil tempère pour pointer du doigt les « dépenses maladives » du festival qui selon lui « devraient servir à autre chose qu’à divertir les foules ».

Une critique récurrente qui n’a pas cessé, malgré la communication du festival mastodonte autour de son modèle économique qui vivrait désormais une indépendance totale loin de l’argent public, que ce soit sous forme de subventions ou même de sponsors.

Les organisateurs ont même jugé utile d’aborder la question autour d’un débat « La culture : luxe ou nécessité » où les intervenants dont l’écrivain Tahar Ben Jelloun ont tenu à mettre en garde contre une prise en otage de la culture par des prises de position qui parfois ont des visées dangereusement idéologiques ou politiques.

Source: Menara

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