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Mawazine, c’est parti pour la onzième édition
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Mawazine, c’est parti pour la onzième édition

Par: le vendredi, mai 18, 2012

C’est parti ! Comme chaque année Mawazine revient avec du lourd. De Maria Carey à Nancy Ajram en passant par Lenny Kravitz, Assala, Pitbull, Scorpions, Khaled, Wael Kfoury ou encore Evanescence, l’édition 2012 du plus gros festival du royaume remet sur les rails ses 7 wagons de scènes et son cortège de concerts, sans oublier la pointe de polémique qui accompagne désormais chaque année l’un des plus gros événements culturel du pays.

Scorpions-mawazineDès 17h, les Troubadours du Rajasthan composés d’artistes, musiciens, danseurs et acrobates sillonneront le centre ville pour célébrer neuf jours gorgés de musique alors qu’un peu plus tard les rythmes hassani s’empareront de la toute nouvelle scène Bahnini. Première perle du festival, Aziz sahmaoui & University of gnaoua emmènera les spectateurs de la scène Sale sur les sentiers gnaouis qu’il a tracé en marge du mythique Orchestre National de Barbès.

Sur cette même scène, Mazagan, Babel et Melimane poseront les premières touches alternatives. Magic système seront aussi de la fête ce soir sur la fameuse scène africaine du Bouregreg. Quant à Karima Skali, Marouane Khouri et LMFAO, ils seront les premières affiches des deux grosses scènes du festival que sont Nahda et Soussi.

De l’électro au reggae, en passant par le rock, le raï ou le R’n’B, la scène de l’OLM Souissi résonnera chaque soir de styles et de genres différents. Des artistes légendes tels que Mariah Carey, Lenny Kravitz, Jimmy Cliff et Scorpions, mais aussi Khaled, Evanescence, Pitbull, LMFAO, le spectacle turque Fire of Anatolia, DJ Abdel et Yolanda Be Cool.

On retiendra que le Festival a décidé de rendre un hommage appuyé à trois figures du paysage musical marocain. En premier lieu, Abdelghafour Mohcine alias Vigon, emblème du rock des années 60, à qui l’on doit notamment les premières parties de Stevie Wonder et Otis Redding.

Egalement à l’honneur Feu Mohamed Rouicha, icône de la chanson marocaine et virtuose du loutar, cet oud rustique typique de la musique berbère. C’est son fils, Hamdallah, qui lui rendra hommage à travers un concert. Enfin, Mawazine célèbrera le groupe Lemchaheb dont l’un des leaders, le regretté Mohamed Sousdi nous a quitté en début d’année.

A signaler aussi que Mawazine mettra la culture à l’honneur à travers deux tables-rondes qui rassembleront des personnalités majeures au Maroc et dans le monde. Enfin, les spectacles de rue se réinstalleront dans les grandes artères de la capitale. Des fanfares et des troupes en provenance du Maroc, d’Inde, de Roumanie ou de France, animeront la ville.

Zoom sur le modèle économique du festival

Le financement du festival a toujours fait l’objet de vive polémique. C’est d’ailleurs sur ce délicat sujet qu’avait débuté en mars dernier la conférence de presse organisée par la fondation Maroc Culture et qui dévoilait les détails de la programmation.

Hicham Chebihi, trésorier de la fondation, avait ainsi tenu à expliquer que le modèle économique du festival ne reposait sur aucune subvention économique, espérant répondre à ceux qui perçoivent le festival comme dilapidant l’argent du contribuable.

« Pour la première fois cette année, Mawazine n’aura d’ailleurs aucun sponsor publique ou semi-publics », avait tenu à souligner Hicham Chebihi. Seuls les sponsors privés (32 %) et les revenus variables (68 %) alimenteraient le budget de 59,9 millions de dirhams de cette édition 2011.

Mawazine se défend ainsi d’être un des très rares festivals au monde à ne percevoir aucun argent public. Tel que présenté par les organisateurs, ce résultat serait le fruit d’une évolution qui, depuis 11 ans, aurait permis à Mawazine d’être un festival presque entièrement autonome.

Cette transformation aurait débuté dès 2008, année où le festival a réduit la part de son budget alimenté par les subventions publiques. Ces dernières seraient ainsi passées de 6 % à 0 % du budget total de Mawazine. Ainsi que l’augmentation des revenus variables aurait permis la gratuite du festival pour plus de 98 % des festivaliers.

Source: Menara

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